SCÈNE X I. * LE CAPITAINE, seul
Voilîi bien la plus inconcevable petite femme ce»
jnélanjje de légèreté , de grâces , de décence est d'une originalité... oui je l'épouserai quoiqu'on dise mon oncle... je me croya-s un être imcotnparable , mais elle me vaut à tous éiiards et nous ferons un co;jple
LE MARi^CHAL-DES-LOGIS,
SŒUB GERTRUDE , Entrant à reculons ,
les poings sur les cotés. LE CAPITAlaNE, G E R T II U J) E.
Jour de dieu ! ne vous y fourez point.
LE M A R É C H A L-D E S -■ L 0 G I S. La paix , ma sœur , la paix.
La paix avec un- dragon !
LE M A R É C H A L- D E S - L O G I S. Oui u'tjst pas si diabie qu'il est verd. G E RT RUDE.
\ ouloir faire d'une scrui* convci'se une vivandière!
LE. M AR É C H A L - D E S -<L O G I S. Et pourquoi pas ?
Et saint Benoitit , et sa sainte règle ?
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Je me moque de la régie, moi..
N'approcliez; pas, oîi je vous arrathe les yeux,
LE CAPITAiNE.
Le cliarmanl petit caractère î L £ MARÉCHAL-DES-LOGIS.
Cette tille est pu-^. qu'un allobroge.
qu'appeliez - vous fille? qu'appeliez -vous allobroge ?
LE Al A RÉCHAL-D ES-LOGIS, En voici bien d'une autre.
G E R T R U D E, Il n'y a ici n'y filles , n'y allobroges , et vous ctes un impertinent.
LE M A R É C H .\ L - D E S - L 0 G I S, Ma soeur ... w
G E R T R U D E, Un pliilistin,
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
De s;race,,.
Ch amaigrit e.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Vn diable, qui L'vn pa/t e,
LE CAPITAINE. ( nanf) Ah . ail , ah , ah.
Riez , monsieur rofncier ^ riez. One fait-es vous ici îb pourquoi profanez vods cette maison ? par où y êtes vouS; entrés , enfans de beizebut ?
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Il ne faut pas faire tant de bruit. On s'en ira par oî|, on est venu.
Oh je l'espcre.
LE MARECHAL-DES-LOGIS
Et on vous plantera là , vous et vos grimaces.
On fait des grimaces^ parcequ'on a de la vertu. Indi-^ gne , apostat, athée!
LE M A R È C H A L ^ D E S - L 0 G l S.
Vif'iile imbécile , vieille cagotc !
Vieille ! vieille ! Je vais avertîmes dames, je vais ameuter tout le convent , ah je suis une vieille? je suis une fille ^ )e suis une allobro<;e î vous ver ez , vous verrez. ( e/Ze sor/^