SCÈNE X ï Xo
t E Ivl À R È C IIA L - D ÎL 8 - L O G î S ^ LE CAPITAINE, SAINTE CLAIRE
Ste. CLAIRE.
^ïonsîeur a son confident.
LE C A P I T A I N E, Ali ma chère Sainte Claire !
L E M A R É C H A L - D ES - L 0 G i S, Jille est ma foi jolie !
Ste. CLAIRE, Hé bien, monsieur, que me voiiîex-vous ?
LE CAPITAINE
Comment, ce que je veux? pouvez - vous me le detoander , vous qui savez , , , ^
( 40 Si?, x: L a I R K.
Ali ! vous ellez. me faire une histoire. Vous croyez «voir affaire k un enfant. On ne me mène pas , je vous en avertis.
LE CAPITAINE
&/ladame a de i'iiunieur.
Sto. CLAIRE.
Madame a sans doute ses raisons.
leCAPITAINE.
Peut-on les lui demander ?
Ste. CLAIRE.
Je vous conseille de ni'interroger.
t'ne mauvaise plaisanterie exciterait-eile un mouvement ^e jaloubie.
Sle. CLAIRE.
Moi jalouse? et de qui ?
LE CAPITAINE
Que sais-je? Peut-Aire Ste Agnès ....
Ste. CLAIRE.
Je ne puis être jalouse ni de Ste Agnès ni de Sfe Scholastique , ni de personne au monde, monsieur. J© me connais et me rends justice.
LECAPITAINE.
Sans doute , mais ....
Ste. CLAIRE.
Ouol ! mais ? savez-vous que vous avez un fond d'amour
ipropre révoltant ? il n'est pas de jalousie sans amour , et
i^race au ciel je ne vous aime pas et n'en ai nulle envie,
LECAPITAINE.
Vous êtes dccidce.
Ste. CLAIRE.
Je tâtlie d'avoir la raison de mon côté , et quand j'a£ pris mon parti , je ne cède jauitiis. J'ai du caractère.
(43) leMARÉCHAL-DES-LOGIS.
lEiifin vous trouvez à qui parler.
Voilà un ton auquel je ne suis pas accoutumé,
Ste. CLAIRE. Vous aurez, la bonté de vous y faire.
LE CAPITAINE
C'est votre dernier mol ?
Ste. CLAIRE.
Absolument.
- Eh bien, madame, parlons d'autre chose,
Ste. CLAIRE.
Soit.
LE CAPITAINE
Vous avez sans doute entendu la Irouipette ?
Ste. CLAIRE.
Après ?
LE CAPITAINE, Le régiment est sans doute à cheval?
Ste. CLAIRE.
Au contraire , le régiment est à pied.
LE CAPITAINE, A pied ! et que va-t-on faire ?
Ste. CLAIRE.
Une visite dans cette maison.
LE CAPITAINE
Ah ! je respire ! Ceci s'arrangera avec un mois d'arrêtsi
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS, Touchante perspective !
Le CAPITAINE.
Je ferai la paix avec mon oncle.
LE MARÉCHAL-DES-LOGiS^ Oui , k la Ca du uioist C'est consoiant,
fa
(44) Ste. CLAIRE.
Vmis avez, un oncle su rt-giiTieuL ?•
I E M A R L C H A L -. D E S - L 0 G I S, Rien que le colonel.
Ste. CLAIRE, Je le plains bien sincéremenl.
Le C a P I T a I NE.,.
Mon dieu , qu*un homme est sot quand il est amoureys::^ LE MARÉCHAL-DES-LOGIS.
\ oilîi une grande vérité , par exemple. LE CAPITAINE.
C'tst bien vo.u3 qui me ine-nez comme un enfant. Voujji ^•les la femme la plus indéchidrable . . . S te. CLAIR E.
II ne VQus reste plus qu'à me dire des injures..
LE CAPITAINE
Mais exnliquez-vous donc , car vous me faites une querelle qui n'a pàs le sens commun , et qui m'étourdit à ui^ poiuî. . . .
Ste. C L A I RE .
Que je m'explique ? Je vais mi'expliquer. (lue faites^, vous ici ? Pourq,uoi y êtes encore ? Il y a une heure que. je vous ai ordonné d'en sortir, et que vous devriez elr©.
îjarli.
LE CAPITAINE ( ai'c'c riracité. )
Et je n'en ai pas trouvé le moment.
( Cn sonne la cloche. ).
Ste. CLAIRE.
Entendez -vous la cloche? C'eât pour assembler no3;
clames; c'est votre colonel qr.i entre. Voyez -vous s'il
bouffera? Avez-vous envie de vous trouver nez à nez
uvec votre oncle ? Que pensera-t-il de tout ceci ? que c'est pour moi que vous êtes entré dans le couvent, q^ec'ç'Stnioi quji yousy retiens, que je suis une inconséquentÇj|
(4S) irans raîson , sans Jagement Et vous m'aime. , vou, Komn.«
LE CAPITAINE
^Ah î rnon aimable amie, je crois Kre d^s votre cœur |s ra. beso.n d'un aveu.que cet aveu me rassure e^ î n ai plus nen à désirer. '
Ste. CLAIRE
^'voirelcTr °''""' ''°:' ''" "''""P-'-»" l'opfnio,,. I|^., ,e vous a,me, et de toute mon ame; mais alle^-voul
^ECAPITATNF/
Le ..giment est en t'at'aiH^ Ir",:!: '" """^'"- ^
t,' ^^.^RÉCHAL.DES-LOGIS.
iNous voila jolis garçons.
t-achez-nous quelnue narf ?, ].
^e cellule. . . . ^ ^ ' '^ '"^"^ "^^ S>-enIer , dans
Ste. CLAIRE, ^^t o,'. voulez-vous que je vous mette ? les dra^^ons en- -nt par-tout. Ah ! mon ami , quelle situation ! ^
I- E CAPITAINE. e déshabille saint Martin. ( .7 „,onfe à la statue )
•^ MARÉCHAL-DES-LOGIS
■t moi je serai le diable , n'est-il pas vrai.
^ mon camarade , d'un diable à un dragon la différence imperceptible "'"cicnce
^E MARÉCHAL. DES-LOGIS a donc pour le diable. Ouelque traitement qû^on no.^ r^'- , nous ne l'aurons parbleu pas volé. "
Ste. CLAIRE. ( /.. aidant ) ipiaisante aventure' TVt,. , i'uur, larnies, ' "^^ '^'' moment j en rirai.
(4^) LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Ah ' ca ferme sur les étriers.
LE CAPITAINE
Immobile k ton poste.
Ste. CLAIRE.
Vous voila bien, touU-fait bien, k — ^"^ ^f; de faire le mouKlre mouvement. Je renoms nos dam . e jeparaitrai, s'il est possible, ne prendre aucune part au ^vénemens de la soirée. iniiiwiiw