SCENE III
Ste. 8CHOL ASTIQUE, Sle. AGNES.
Ste. AGNÈS.
Il n'y a plus de piété j madame, il n'y en a plus,
Ste. S C H O L A S T I O U E.
On avait bien raison de nous dire sans cesse; défiez-^ vous de la pliilosopliie,
Les pliilosophes sont un lléau du tiel.'
Sœur GERTHUDE, Les Précédentes.
GERTRUDE (prenant le viilieii).
Mesdames, mesdames, je suis scandalisée, anéantie^ •n remplace monseigneur j on va procédei- à l'élection
(9} Wûn nouveau prélat , c(, on nous laisse un rt^irîmenL <3d •^dragons; un régiment de dragons, iiiesdanies , pour cou* tenir ce qu'on appelle les mutins.
S te. SCHOLaSTIOUE.
Un régiment de dragons ^ suinte Aguî-'s !
S le. A G ^J È 8.
Un régiment de dragons ;, sainte Sdioîastique!
G E il r R U i) E.
Oui , niesdaniPSj des dragons d'un côte^ des.gardoe ija* làoUdl. s de i'aiilrc, ....
Sie. S C H O L A S T I 9 U E.
Et comment notr? directeur veut-il j qu'au milieu de tout ^•ela, de pauvres filles ? . . . .
Il est au mieux avec les mécréans. Il lève une coin-» pagmc,
Ste. A G N E S.
Une compagnie , c'est incroyable 1
Depuis luer, et nous n'en savions rien!
Ste. SCHOLASTIOUE, J*avai3 toujours douté de cet homriie-lk.
Et moi aussi. Ouci qu'il ait des vertus ^ il a toujours ten4 au toiérantisme.
Sle. SCHOLASTIOUE, A la liberté des cultes.
Ste. A G N È S.
jEt ce sont bicn-lk des senti mens de réprouvé,
Ste. SÇHOLASTIQ UE.
Sans doute j il faut d'abord l'esprit de so» état,
Ste. A (; N È S.
Sonteair les privilèges de i'égUse,
Sie. SCHOL ASTinUÈ»
Et ceux des lainiotres , Sainte A^nès.
Ste. A G N È S.
C'est ce que je vou'ais dire, S;;inte Scholaslique , [â Gertrude), Et madame l'Abbesse , sait-elle ce que va consoiniuer l'imY'^'té ?