‹ Les drapeaux français: étude historiqueChapitre 13 sur 29 · PL..IX · texte numérisé non relu

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Colonel-Général Dragons

ô fi.

Guidon de Lanôuedoc Dra$ons 1773.

Etendait de Hussards

(Chamborant,l744)

Orléans.

Dragons.

4 è™e Dragons sous Napoléon 1*

/| Etendart de Hussards

mêmes [broderies (en 1753). En 1755, les couvrefontes de pistolets étaient verts, bordés d'un galon aurore, sur l'étoffe verte 6 guidons croisés, 2 bleus, 2 rouges, 2 blancs, des couleurs du roi, attributs du colonel général; le règlement de 1786 porte: « 5 guidons en faisceaux, 2 bleus, 2 rouges et « 1 blanc. » En 1763, l'équigage du cheval était bordé d'un galon tout blanc. En 1748, le bonnet des dragons de ce régiment était rouge, doublé de bleu, bordé de blanc.

Mestre de camp général, Levé Tessé en 1674, devenu Mestre de camp général en 1684; 4 guidons blancs semés de fleurs de lis d'or, devise : Vietoria pinget (en 1738); 4 guidons bleus, d'un côté semés de fleurs de lis d'or, de l'autre côté blancs avec la même devise posée en diagonale (en 1739). En 1763, équipage de cheval bordé d'un galon blanc, chargé d'une fleur de lis aurore.

Le règlement de 1786 orna la housse de « 3 gui- « dons, 1 bleu, 1 rouge et 1 blanc » comme attribut de la charge de mestre de camp général.

Royal, formé en 1658 ; 4 guidons biens, semés de fleurs de lis d'or, le soleil et sa devise des deux côtés (en 1738). En 1763, équipage de cheval bordé d'un galon à chaînette, bleu et rouge sur fond blanc.

Du Roi, formé en 1744 d'une compagnie de chacun des 15 régiments alors sur pied; 4 guidons bleus semés de fleurs de lis d'or d'un côté et portant de l'autre un soleil levant dans un ançle avec la devise : Multorum virtus in uno. En 1763, équipage du cheval bordé d'un galon à chaînette, bleu, rouge et

blanc sur fond jaune. En 1772, les 2 côtés des guidons étaient semés de fleurs de lis.

La Reine, créée en 1673. Rouge, armes de la reine, revers semé de fleurs de lis (1738); en 1763, équipage de cheval bordé de galon à la livrée de la reine.

Dauphin, créé en 1673. Bleu, semé de fleurs de lis et de dauphins d'or, le soleil et sa devise, de l'autre côté la devise : In periculo ludunt (1740).

Orléans, créé en 1718. Rouge, semé de fleurs de lis, Hercule appuyé sur sa massue, au-dessus chiffre couronné, devise : Nomen laudesque manebunt (1760). En 1763, équipage de cheval bordé de galon à la livrée d'Orléans. Rouge, semé de fleurs de lis d'or et de lambels d'argent, armes d'Orléans au centre, accompagnées de deux palmes vertes (1773).

Chartres, Levé Seyssacen 1672, devenu Chartres en 1758, rouges le soleil et sa devise, au revers la devise : Bello félicitas.

Gondé, créé Barbezières en 1676, ventre-debiche, armes de Condé au milieu, semé de fleurs de lis d'or, franges d'or et d'argent (1738).

Chabot, créé du Fay en 1674, devenu l'IIopital- Yitry en 1725. Bleu, le soleil et sa devise, au revers un coq brodé en argent aux armes de l'Hôpital, devise : Vigil et audax. Devenu Chabot en 1763, rouge, le soleil et sa devise, revers blanc, armes de Rohan- Chabot, devise : /// utroque tremendus (devenu ensuite Jarnac).

Bauffremont, créé en [ijWo. Bleu, le soleil et sa devise, revers vairé d'or et <!»' gueules, devise : Dieu aide nu premier chn in u 1 1 739).

La Rochefoucaud, créé en 1674, Gris de lin, le soleil et sa devise, revers rouge, deux couronnes vertes entrelacées, devise : In gemino certamine (1773).

Harcourt, formé Labretesche, à Maëstricht en 1674, devenu Foix-Lautrec en 1696, jaune à bordure rouge chargé d'un rocher d'où coule un torrent, devise : Nunquam rétro. Cramoisi, le soleil et sa devise, revers jaune, un nuage d'où sort la foudre incendiant un château, devise : Fulgore citius (1738), devenu Damas en 1765, cramoisi, le soleil et sa devise, revers jaune, au centre une fleur de lis d'or et 2 palmes vertes, devise : Numquam rétro (1772), devenu Artois en 1774.

Apchon, vert, le soleil et sa devise (1753).

Egmont, cramoisi, semé de fleurs de lis d'or, le soleil et sa devise, franges d'argent (1753).

Lanan, levé en 1674. Gris de Un, le soleil et sa devise, revers cramoisi, les armes de Lanan au centre (1773).

Languedoc, formé en 1676. Bleu, le soleil et sa devise, revers jaune, au centre les armes de Toulouse de gueules à la croix cléchée, vidée, pommetée d'or (1773).

Laferronays. Bleu, le soleil et sa devise, sur le revers un coq d'argent (pièce des armes de Vitry l'Hôpital, mestre de camp précédent) devise : Vigil et audax.

Belsunce, levé en 1676. Bleu, le soleil et sa devise, revers rouge, un dragon ailé d'or, devise : Quœrit quem devoret (1773).

Schomberg, levé en 1743. Bleu, le soleil et sa de-

vise, revers rouge, armes de Schomberg au centre, devise : Mente magnificat (1773).

Montecler, levé en 1676. Cramoisi, le soleil et sa devise, revers cramoisi, les armes de Montecler, de gueules au lion d'or (1773).

Gustine, créé en 1673. Bleu, le soleil et sa devise, revers cramoisi, un centaure d'argent, devise : ht ut roque tremendus (1773).

Sous Napoléon Ier les dragons eurent comme sous l'ancien régime des guidons ; c'est-à-dire des étendards dont la partie flottante était découpée en deux pointes arrondies, les guidons différaient dans chaque escadron, celui du 1er escadron du 4S régiment de dragons était blanc entouré d'une bordure de carrés bleus et rouges alternant, au centre la légende : Hontu nr et patrie, 4e dragons, celui du 4e escadron du même corps était rouge avec la même inscription et une bordure d'or. (Ces deux guidons sont conservés au musée de l'Artillerie.)

L'ordonnance de Louis XVIII (mai 1814) porto art. 13 : Il y aura un étendard pour chaque régiment de carabiniers, cuirassiers, lanciers, chasseurs, hussards, et un guidon pour chaque régiment de dragons. Celle du 30 août 1815 porte art. 27 : 11 y aura un étendard par chaque régiment de cuirassiers, etc.. et un guidon par chaque régiment de dragons dont le fond Sera blanc portant Vécusson de France et la désignation du régiment.

Hussards.

Les régiments de hussards, malgré la date relati-

vement récente de leur formation, ont subi beaucoup de changement dans le nombre des régiments, des escadrons, des étendards, etc. Jusqu'en 1762 ils ont eu des étendards, en 1762 ils ont cessé d'en avoir, vingt ans après ils en eurent deux par régiment, « les mestres de camp commandant les régiments feront fournir à leurs frais les deux étendards dont chaque corps doit être pourvu, la dépense des lances, frais de monture, fourniture et entretien des cravates de taffetas et des fourreaux pour la conservation desdits étendards seront pareillement aux frais des mestres de camp commandant (1). » En 1788 les hussards avaient quatre étendards par régiment, ces étendards étaient en pointe et fendus par le bout un peu dans la forme des étendards du temps de Louis XII. La charge du colonel général des hussards fut créée le 22 novembre 1778.

Colonel général, créé le 22 août 1779, formé seulement en 1783. 1 cornette blanche chargée des armes d'Orléans et 4 étendards rouges, armes d'Orléans au centre, revers bleu, un dragon d'or au centre, devise : Vigilaniia (en 1788). Uniforme en 1785 : dolman et culotte rouges et pelisse bleue, brandebourgs jaunes.

Rattsky, donné par l'électeur de Bavière en 1701; 4 étendards bleus, soleil et devise, fleurs de lis aux angles, franges d'or (en 1740); devenu Linden, mêmes étendards (en 1753). Uniforme en 1740:

(1) Instruction sur les régiments de bu sards. Régiments de hussards, Isnard (Bibl. nat., impr. rés.).

dolman, pelisse, culotte bleus doublés de rouge. Bercheny, formé en 1719; 4 étendards rouges à 3 fleurs de lis d'or, franges d'or (en 1738); 1 blanc à 3 fleurs de lis d or et 3 bleus à 3 fleurs de lis d'or, franges d'argent (en 1740), 4 rouges semés de fleurs de lis, le soleil et sa devise (1788). Uniforme en 1738 : dolman, pelisse bleus, doublure rouge, brandebourgs blancs; en 1740: dolman, pelisse, culotte bleus, doublure d'agneau noir, brandebourgs blancs; en 1762 : dolman, pelisse verts, culotte rouge, brandebourgs blancs; en 1785 : dolman, pelisse et culotte bleu clair, parements, collet rouges, brandebourgs blancs.

Esterhàzv, formé en 1764; 2 étendards feuille morte à 3 fleurs de lis d'or, franges d'or (en 1738): 2 étendards un blanc et un bleu, soleil et devise, franges d'argent (en 1740); 4 étendards en 1788. Uniforme en 1738 : dolman ventre-de-biche, pelisse bleue, doublure rouge, brandebourgs blancs; en 1740 dolman, pelisse, culotte ventre-de-biche ; en 1785 dolman, pelisse, culotte gris clair, ceinture, collet, parements rouges, brandebourgs blancs.

Chamborant, créé Esterhazy en 1735; i étendards feuille morte à 3 fleurs de lis d'or, franges d'or; bleus, le soleil et sa devise (1788). Uniforme en 1762: dolman et pelisse verts, culotte rouge, parements noirs, brandebourgs blancs: en 1780 dolman. pelisse, culotte marron, parements, collet rouges, brandebourgs blancs; en Ï78S dolman, culotte bleu clair, pelisse brune (I i.

(i) L'ordonnance du -1 décembre 1768 doona à low

Un dessin modèle conservé au Dépôt de la guerre indique ce que devait être l'étendard des hussards en l'an xn (1803), il est de forme allongée arrondi par le bout, coupé bleu en haut et rouge en bas, entouré d'une riche broderie or et argent, deux trophées antiques sont aux angles, au centre est un médaillon blanc entouré d'une couronne de chêne verte liée d'un ruban tricolore, dans ce médaillon un coq de couleur naturelle tient dans ses pattes une trompette d'or à laquelle est lié un ruban tricolore portant l'inscription : République française ; franges d'or, cravate tricolore à franges d'or.

Infanterie.

« C'est à Louis XI qu'on doit rapporter Thonce neur de la création d'une véritable infanterie ré- « gulière (1). » Il ne réussit pas du premier coup. Après la bataille deMontlhéry(1465)il songea d'abord

menls de hussards dolman el pelisse verts, bordés de peau de mouton noire, l'extrémité des manches garnie d'un morceau de drap en forme d'équerre de la couleur affectée au régiment, culotte garance. Sur le devant du bonnet il y eut une fleur de lis en drap de la couleur du régiment. L'écharpe ou ceinture garance. Les trompettes portaient la livrée du colonel. Nous n'avons, jusqu'à présent, pas trouvé quels étaient les étendards des régiments de Conflans (1768) et de Lauzun (1783).

(1) Général Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française, t. i, p. 35 à 65. Ouvrage auquel nous empruntons beaucoup pour ce chapitre des enseignes de l'infanterie jusqu'à la Révolution.

à réorganiser sur de nouvelles bases les francs-archers créés par l'ordonnance de Charles YII du 28 avril 1448 (1). Il fit cet essai en 1469, mais, comme dit Brantôme, les francs-archers n'étaient « la plu- « part que marauts, bélîtres, mal armez, mal com- « plexionnèz, fainéants, pilleurs et mangeurs de « peuple», ils furent anéantis, le 7 août 1479, à la bataille de Guinegatte par les Flamands.

En 1480, Louis XI rassembla dix mille hommes de pied et deux mille cinq cents pionniers, choisis parmi les anciens francs-archers et les aventuriers qui avaient servi dans les dernières guerres; il leur donna pour instructeurs six mille Suisses commandés par Guillaume de Diesbach, il vint lui-même avec quinze cents cavaliers des compagnies d'ordonnance au camp de Pont-de-1'Arche où pendant un an il assista à leurs travaux.

En 1483, voyant sa fin approcher et sentant qu'après sa mort ses redoutables voisins chercheraient à ressaisir les provinces qu'il avait acquises à la couronne de France, il envoya les nouvelles bandes françaises occuper les garnisons de la Picardie et de l'Artois. Voilà pourquoi cette première infanterie régulière et permanente prit le nom de bandes de Picardie.

Le drapeau rouge à croix blanche, qui figure, avec les bannières de France, au frontispice d'un manuscrit de ce temps (2), doit être la représentation du

(1) Voir plus haut, p. 15.

(2) (Bibl. nai. fr., .'<s. Commentoir* iêCétar.) Voir plus haut, p. 27.

drapeau de ces bandes, drapeau que conserva le régiment de Picardie jusqu'en 1793.

Sous Louis XII le service à pied dans l'armée française fut généralement fait par des Suisses et des lansquenets et aventuriers étrangers; un refroidissement s'étant produit entre Louis XII et les Suisses, il fallut un jour, en Italie, se passer d'eux et former une infanterie vigoureuse dans les rangs de laquelle se mirent les gens d'armes démontés ou ruinés, les lances rompues, lanze spezzate, comme disent les Italiens, telle est l'origine des bandes de delà les monts ou de Piémont.

En 1507 les enseignes des bandes d'infanterie française étaient donc rouges à croix blanche, on en voit des exemples dans les miniatures du ms. de la Révolution de Gênes, par Jean Marot (Bibl. nat. fr. 5091), on les retrouve en 1513 à la défense de Dijon (Bibl. nat., Est. A. d. 108, Anciennes tapisseries, tapisseries de Dijon; collection Hennin, t. III.) L'artillerie, qui alors n'était point un corps en dehors de l'infanterie, avait aussi des guidons rouges à croix blanche (Marbot et Noirmont).

En 1515 le corps de 6000 lansquenets, fournis à la France par le duc Charles de Gueldres et commandés par M. de Tavannes, portait le nom de bande noire. Voici ce qu'en dit Pasquier le Moyne (1) : sur le bord du Tessin le roi vit passer

« Gens qu'on disoit je le veux croire « Qu'ils ôtoient de la bande noire... »

(1) Conqueste de Milan, par Pasquier le Movne, portier du roi, 1520. Bibl. nat., L. b. ff, feuillets i et nii.

« ianquenets et autres réserves la bande noire qui « était à la bataille, qui ne donna pas le jeudi au « soir, mais le vendredi se montrèrent gens de g bien. »

En 1522, Jean de Médicis se joignit à l'armée française, avec trois mille hommes de pied, devenus célèbres sous le nom de bandes noires italiennes (1). Elles avaient alors des enseignes noires, en signe de deuil à cause de la mort du pape Léon X, J. de Médicis.

Ces bandes italiennes successivement accrues s'incorporèrent avec les bandes françaises de delà les monts; de là, très-probablement, le drapeau noir à croix blanche des bandes de Piémont, qui fut ensuite conservé par le régime de Piémont jusqu'en

A cette époque les enseignes changèrent de forme, sous Louis XII elles étaient en général longues, plus étroites au bout tlottant et souvent fendues: sous François Ier elles devinrent plus larges, arrondit forme de D au bout tlottant, et furent presque toutes partagées par une croix blanche. (Voir les bas-reliefs du tombeau de François Ier et les gravures du temps, collections Hennin et autres, Bibl. nat, Est.)

En 1534 François Ier rendit une ordonnance pour l'organisation de l'infanterie en légions. L'art. 7 dit : En chacune bande de 1000 hommes il v aura deux

(1) a Vieux capitaines cl soldats lanl bien aguerrys soubs le bandières el ordonnances de ce grand capitaine Jannin de Médicis. (Brantôme, publ. de la Société de l'Hist. de France, t. i. p. 2

porte-enseignes, qui auront aussi des gages, par mois 15 livres tournois (1).

Cela faisait 12 enseignes par légion de 6000 hommes chaque, mais il n'est question ni de leur forme ni de leurs couleurs. Il est probable que sur les 12 enseignes de chaque légion il y en avait 6 pareilles par légion et 6 dont les couleurs et ornements dépendaient des capitaines et étaient des couleurs de leurs livrées (2), ainsi que les manches ou une manche des vêtements deshommes. Par diverses raisons, l'institution des légions, sans avoir été abolie, tombait en désuétude à la mort de François Ier en 1547. On en revint à la division en deux corps, ou armées, auxquels Henri II, par son ordonnance du 29 avril, donna des colonels généraux, Gaspard de Coligny pour les gens de pied français en deçà des monts ou de Picardie, et François de Gouffier, seigneur de Bonnivet pour ceux de delà des monts ou de Piémont.

Lorsqu'il défendit victorieusement Metz contre Charles-Quint et le duc d'Àlbe, en 1552, le duc de Guise avait sous ses ordres vingt-quatre enseignes de ces bandes (3), trois compagnies de gens d'armes et trois de chevau-légers, commandées par Charles de Bourbon, prince de la PiOche-sur-Yon; Jean de Bourbon, comte d'Enghien; le prince de Conclé, son

(1) Ordonnance de Saint-Germain en Lave, 24 juillet. Ordonnances militaires, réunies par le cap. Saint- Ghaman, prévôt du régiment de M. de Chappes, Rouen, 1636; à la suite des Principes de l'art milit. Bibl. nat., R. &f*.

(2) P. Daniel, Milice française, liv. ni, p. 486.

(3) Les unes de deçà, les autres de delà les monts; après la levée

frère, le duc de Nemours, Horace Farnèse, La Brosse, Bragme, Boisse, Lanque, Baugé, Gourdan, Créance, Montmorency, La Palice, Haucourt, Boys-Dauphin, Mortemart, Bahuz, Lorges, Ambres, La Molle, La Mothe-Gondrin, Montesquiou, Sainte-Colombe, Soleil, etc. Une estampe de la collection Hennin, t. IV (Bibl. nat.) représente un épisode de cette défense : on y voit flottant sur les murailles de la ville de nombreuses enseignes, malheureusement sans indication de couleur, mais qui sont probablement assez exactement reproduites; on y reconnaît au moins, pour sûr, celle du prince de la Roche-sur-Yon qui est traversée par une croix (blanche), au 1er et au 4e cantons (d'or), au dauphin (d'azur), au 2e et au 3e canton (d'azur) à 3 fleurs de lis (d'or à la bande alésée de gueules). D'autres portent 3 fleurs de lis; 3 fleurs de lis sur un fond burelé (à bandes horizontales); et 2 fleurs de lis et 2 croisettes symétriquement posées en carré ; une croix cantonnée de 4 fleurs de lis: une croix, dans les cantons 1 et 4 une fasce (large bande horizontale) et dans les cantons 2 et 3 trois fleurs de lis; une croix droite par-dessus une croix de saint André; etc. Ces enseignes ont toutes la forme d'un D. Les archives d'Etat de la maison de Savoie, a Turin, possèdent un document de la plus haute im-

du siège elles restèrent en garnison à Mot/.; en 1561, elles entrèrent dans la composition dos régiments formés par le duc de Guis on 1569 furent le noyau de bandes d.- Champagne, qui eurent drapeau vert, de la couleur adoptée par les princes lorrains, drapeau qui l'ut aussi plus lard celui du régiment de Champagne jusqu'en 1703.

porlance pour l'histoire des drapeaux français au XVIe siècle, c'est la collection des « Stendardi, gui- « doni, cornete e bandiere o insegne guadagnate dal « sermo sigr il signor Emanuel Filiberto, duca di Sa- « voia, prencipe di Piemonte, invittissimo, etc., « nella giornata di S. Lorenzo, presa di S. Quin- « tino e battaglia di Gravellines contra Francesi. » Dans cette défaite (août 1557) l'armée française perdit 160 enseignes de diverses sortes dont la description fera voir combien au XVIe siècle on était loin de l'uniformité.

Cornettes : Blanche, un bras armé sortant d'un nuage et tenant une épée nue la pointe en l'air, devise : Dextera Dei virtus mea est (1). — Blanche, brodée ou peinte de trophées militaires ; devise : Prœmium virtutis honos. — Blanche, bordée de rouge, jaune et blanc, à l'image de saint Sébastien, accompagnée de 2 arcs, 2 H et 4 croissants. — Ronge à la bande en chaîne 'blanche. — Rouge, à la bande blanche, d'où sortent des flammes blanches. — Rouge, semée de flammes d'or, à la bande rouge bordée d'or, portant en or la devise : Possum in eo qui me... — Rouge, à quatre chaînes blanches horizon-

(1) Dans les archives d'État de la maison de Savoie aucune indication ne fait savoir à qui appartenaient ces diverses enseignes ; mais on peut supposer que cette cornette blanche, au dextrochère armé d'une épée haute, était celle du connétable de Montmorency qui, à Saint-Quentin, commandait l'armée française, ou celle du grand-prévot de l'armée, chef de la connétablie (Voir plus haut, p. 88 et 109). A cette bataille, la cornette blanche du commandement était portée auprès du connétable par Jacques de Bourbon, bâtard de Vendôme, seigneur de Ligny.

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