‹ Les drapeaux français: étude historiqueChapitre 12 sur 29 · RÉGIMENTS DE CAVALERIE · texte numérisé non relu

RÉGIMENTS DE CAVALERIE

Colonel général, formé en 1G35 des plus anciennes compagnies d'ordonnance alors existantes.

(1) Stendardi, piidoni, etc. (Archives d'Etal a Turin.)

Licencié en 1656, créé de nouveau en 1657 et formé du régiment de Turenne. Un étendard blanc, soleil d'or, devise : Nec pluribus impar ; revers : une colonne de feu ; devise : Certum monstrat iter, franges d'or et d'argent ; cinq étendards noirs, frangés d'or, le soleil et sa devise (1) ; revers pareil à celui de l'étendard blanc (de 1705 à 1738). Les fonds des étendards noirs furent ensuite semés de fleurs de lis d'or et de tours d'argent, aux armes de la maison de La Tour, avec les mêmes emblèmes et devises que précédemment (de 1738 à 1759), les colonels généraux étant le comte d'Evreux de 1705 à 1740, et le prince de Turenne de 1740 à 1759. Pendant ce temps, la cocarde était blanche et noire. En 1740, l'équipage du cheval était de drap rouge bordé d'un galon blanc et noir. En 1755, les couvre-fontes des pistolets étaient bleus, bordés d'un galon blanc, chargé d'ovales bleus à centre jaune et portaient sur l'étoffe bleue six étendards croisés, deux bleus, deux rouges,

(1) C'est ainsi que dans la suite nous désignerons le soleil d'or avec la devise : Nec pluribus impar. Cet emblème fut donné à presque tous les étendards de la cavalerie par l'ordonnance de 1737 ; il ne faut pas en conclure que îe roi fournissait les étendards, il ne les fournissait au contraire que pour les régiments royaux dont il était colonel propriétaire et, par exception, pour les régiments de cavalerie et de dragons de la maison d'Orléans après 1718. Dans tous les autres régiments les étendards étaient fournis par le mestre de camp ou colonel. Tous les élendards de cavalerie étaient sans cravate, un seul régiment faisait exception, c'était le régiment de gentilshommes, devenu Royal-Lorraine en 1761, ses étendards avaient la cravate blanche. Les cavaliers portèrent, au XVIIIe siècle, la cocarde noire au chapeau jusqu'au règlement de 1776 qui leur donna la cocarde blanche.

deux blancs, des couleurs du roi, comme marque de la charge du colonel général. En 1763, l'équipage du cheval était en drap bleu, bordé d'un galon de velours de laine, fond blanc, chargé d'une fleur de lis jaune sur un fond bleu, entouré d'une étoile à 9 pointes rouges (1). Dans les régiments de cavalerie les étendards changèrent souvent, en même temps que les chefs de corps ; il en fut de même pour le régiment colonel général, qui, après les étendards que nous venons de décrire, a eu un étendard blanc, portant sur la face le solei! et sa devise, sur le revers une massue d'Hercule plantée debout, surmontée d'une peau de lion , en or, accompagnée de deux branches de laurier vertes avec la devise : Infractm f mugit , et quatre étendards rouges, avec les mêmes emblèmes et devises (1773).

Mestre de camp général, formé en 1635 de la compagnie d'ordonnance de l'ancien mestre de camp général, 4 étendards rouges, le soleil et sa devise, revers : semé de flammes d'or (1753). Un étendard rouge comme dessus, 3 étendards verts, le soleil et sa devise, revers : au centre un écu d'azur à la croix d'argent, surmonté d'une couronne ducale et accompagné de quatre étendards , deux blancs et deux rouges (1773), le marquis de Castries étant mestre de camp général depuis 1759 jusqu'en 1783 (2).

(1) A la même date, l'équipage du cheval dans le régimenl mestre de camp général étail bordé d'un galon de velours de laine, tond cramoisi, chargé d'une fleur il** lis jaune sur an fond bleu entouré d'une étoile a neuf pointes blancjies.

(2) Ici l'on voii l'emblème du roi d'un côté, les armes du chef du

PL.VfK.

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Et end art de Colonel- Général, Cavalerie

Etendart de

Colonel- Gén

Etendart de

Commissaire Général

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Etendart de Colonel- Général , Cavalerie

léral , Cavalerie 4 \ Mestr

Etendart de Mestre de Camp général

Etendart de Cuirassiers

Commissaire général, formé en 1654 du régiment d'Esclainvilliers, 1 étendard bleu semé de fleurs de lis d'or, 3 étendards rouges, le soleil et sa devise ; revers : une écrevisse d'or ; devise : Retrocedere nescit (1743), A. de Thiard , marquis de Bissy, étant commissaire général depuis 1736 jusqu'en 1748. 1 étendard bleu, le soleil et sa devise, fleurs de lis d'or aux angles, 3 étendards rouges, le soleil et sa devise; revers : un lion d'or passant; devise : Omnia vincit (1773), M. d'Harcourt-Beuvron étant commissaire général depuis 1759.

Royal (depuis 1642) , formé en 1635 de gens d'armes et de chevau-légers sous le nom de Cardinal- Duc; bleu, le soleil et sa devise; revers : semé de fleurs de lis (1753).

Du roi (depuis 1656), créé en 1635, id. (1753).

Royal-étranger, formé en 1659 de régiments allemands levés depuis 1635, id. (1753) ; bleu, le soleil et sa devise ; revers : au centre les armes de France avec colliers, sceptre et main de justice (1773).

Cuirassiers du roi, depuis 1656, créé Àumont en 4638; bleu, le soleil et sa devise, fleurs de lis aux angles.

Royal-Piémont, donné par Madame de Savoie en

1670, id.

Royal-Allemand, levé par M. de Kœnigsmark en

1671, wj.

corps de l'autre, comme en 1337 (ci-dessus, p. 36) on a vu les armes du roi d'un côté et celles du connétable ou du maréchal de l'autre. Cette disposition se retrouvera encore dans d'autres régiments.

Royal- cravate, formé en 1643, id. (1753).

Royal-Roussillon, formé en 1652, bleu semé de fleurs de lis, le soleil et sa devise.

Royal-Pologne, formé en 1653 par le comte de Notent, devenu Stanislas-Roi en 1725 et Roval-Pologne en 1737, id. (1753).

Carabiniers, formés à 12 régiments de carabins en 1635, supprimés depuis, rétablis en 1690 à raison d'une compagnie par régiment de cavalerie, réunies en un régiment en 1693, id. (1753). Mis sous le nom de M. le comte de Provence en 1758 ; 20 étendards bleus, le soleil et sa devise ; revers : semé de fleurs de lis ; au centre l'image de I\otre-Dame-des-Sept-Douleurs (1773) ; bleus semés de fleurs de lis, armes du comte de Provence au centre ; devise : Toujours au chemin de ï honneur (1782).

Brancas, créé Grignan en 1672; cramoisi, une fusée et la devise : Che péri, pur che m'itmalza ; cramoisi, le soleil et sa devise, cravate blanche (1740), devenu Royal-Lorraine en 1761; bleu semé de fleurs de lis ; revers : armes de Lorraine au centre, surmontées de la couronne royale (depuis 1761) (1).

Yintimille, créé Foix en 1652, vert, le soleil et sa devise (1740); devenu Royal-Picardie en 1761, Met*, semé de fleurs de lis ; revers : armes de Picardie au centre, avec couronne royale (depuis 1761).

Aumont, créé Illes en 1647, rouge, le soleil et sa devise (1740); devenu Royal-Navarre en 1761, bleu,

(1) Ce régimenl est U seul dan- la cavalerie qui eût é blanches fa ses étendards,

semé de fleurs de lis; revers : armes de Navarre au centre, avec couronne royale (depuis 1761).

Lévis, créé Broglie en 1674, ronge, le soleil et sa devise ; revers : au centre l'image de la sainte Vierge, devise : Dieu aide au second chrétien Lévis (1740) ; devenu Royal-Normandie en 1761, bleu, semé de fleurs de lis ; revers : armes de Normandie au centre, avec couronne royale (depuis 1761).

Brissac, créé Tallard en 1682, jaune bordé de noir, le soleil et sa devise (1740); devenu Larochefoucaud, id. (1753); devenu Royal-Champagne en 1761, bleu semé de fleurs de lis ; revers : armes de Champagne au centre, avec couronne royale (depuis 1761).

La Reine, formé en 1643, rouges, le soleil et sa devise ; revers : semé de fleurs de lis, le chiffre de la Reine aux angles sur les deux faces (1758); bleus avec les mêmes ornements (1773).

Dauphin, formé en 1668 de l'ancienne compagnie d'ordonnance du dauphin, bleu, le soleil et sa devise : dauphins et fleurs de lis alternant aux angles (1753); il reçut les étendards du régiment suivant qui lui fut incorporé (1761).

Dauphin-étranger, bleu, le soleil et sa devise, fleurs de lis aux angles ; revers : semé de fleurs de lis et de dauphins. Incorporé en 1761 dans le régiment précédent.

Bourgogne, formé en 1666 de la compagnie d'ordonnance de M. d'Auger, bleu, à bordure semée de fleurs de lis, au centre un phénix sur un bûcher enflammé ; devise : In regnum et pugnax ; trophées d'armes aux angles des deux côtés.

Berry, levé Roussillon en 1671, devenu Berry en

— ili2 —

1089, bleu, le soleil et sa devise ; revers : semé de fleurs de lis, les armes de Berry aux angles.

Anjou, levé Baleroy en 1666, devenu Anjou en 1688, bleu, le soleil et sa devise; revers : semé de fleurs de lis, les armes d'Anjou aux angles (jusqu'en 1753), devenu Aquitaine en 1761 , Artois en 1762, id„ les armes d'Artois aux angles (depuis 1762).

Orléans, formé en Piémont avant 1635 par la duchesse de Savoie, ramené en France en 1670 par le grand prieur deValençai, rouge, le soleil et sa devise; revers : armes d'Orléans au centre, fleurs de lis aux angles (1740), vert, au centre Hercule s'appuyant sur une massue dont le gros bout est d'azur à trois fleurs de lis d'or ; il est placé entre deux arbres, fleurs de lis aux angles ; devise : Nomen laudesque manebunt ; revers : rouge, semé de fleurs de lis d'or et de lambels d'argent, au centre les armes d'Orléans, accompagnées de deux palmes vertes (1753).

Chepy, créé Seissac en 1672, rouge, le soleil et sa devise ; au revers la devise : Bello félicitas ( 1740), devenu Chartres, rouge, semé de fleurs de lis, armes

d'Orléans au centre, accompagnées de palmes vertes;

revers : blanc, semé des armes d'Orléans; devise :

Quos obsequiam celer es.

Condé, créé en 1666, bleu, le soleil et sa devise ;

revers : ventre de biche, bûcher allumé par les rayons

du soleil ; devise : Da matériau et spîendescatn.

Bourbon, créé Enghien en 1666, devenu Bourbon

en 1686, bleu, le soleil et sa devise, fleurs de lis aux

angles.

Clermont-Pmnce, crée Beaupré en 1666, devenu

Chartres en 1684, Clermont-Prince en 1709, rouge,

le soleil et sa devise ; au revers : un pclit soleil levant ; devise : Spes altéra métis (1753), id. ; au revers : les armes de Gondé au centre , accompagnées de deux branches de laurier vertes (1773).

Conti, créé Humières en 1666, devenu Villeroi en 1685, Gonti en 1733, jonquille, le soleil et sa devise ; au revers : un aigle qui vole vers un nuage d'où partent des éclairs; devise : Nec terrent, nec morantur.

Penthièvre, levé par M. d'Heudicourt en 1674, devenu Toulouse en 1693 et Penthièvre en 1737 ; cramoisi, le soleil et sa devise ; revers : un homme monté sur un cheval ailé brodé en blanc ; devise : Terra manque.

Noailles, formé en 1688; rouge, le soleil et sa devise ; revers : armes de Noailles entourées d'une couronne verte, une épée posée en pal sous l'écu ; devise : Incorrupta fides et avita ver a (1).

Saint-Simon, créé Goulanges en 1666; rouge, le soleil et sa devise (1740).

Piohan, créé Montelarre en 1666 ; rouge, le soleil et sa devise ; revers : blanc, armes de Rohan ; devise : (1740).

Beaucaire, créé Lavalette en 1666; vert, le soleil et sa devise (1740).

Lusignan, incorporé dans Berri en 1761 ; blanc, le

soleil et sa devise ; revers : rouge ; devise :

(1) Les régiments précédents étaient les seuls existants en 1763. Voir l'Etat militaire de 1763, de la page 241 à la page 258.

Talleyrand, levé Saint-Àignan en 1672, incorporé dans Royal-Piémont en 1761 ; cramoisi, le soleil et sa devise ; revers : un lion passant d'argent ; devise : Noli irritare leonem.

Gramont, créé Thianges en 1666 ; jaune, le soleil et sa devise (1740).

Rosen. Jaune, le soleil et sa devise; revers : un rosier fleuri ; devise : Pungit aggredienles (1740).

AVurtemrerg, incorporé dans R.oyal-Àllemand en 1761 ; jaune, le soleil et sa devise, trophées d'armes brodés en argent aux quatre coins ; revers : un rosier en îleur ; devise : Flores cum armis, et trophées aux coins.

D'Andlau, levé Duc, piémontais, en 1674; rouge, le soleil et sa devise (1740).

Beauvilliers, incorporé dans Commissaire général en 1761, aurore, le soleil et sa devise (1753).

Fleury, créé Saint-Sylvestre en 1674, cramoisi, le soleil et sa devise ; revers : un grenadier en fleur ; devise : Floret et ornât (1740).

Charrillan, créé Du Gast en 1672, incorporé dans Royal-cravate en 1761 ; rouge, le soleil et sa devise (1740).

Sassenage, créé Melac en 1674; id. (1740).

Bourron-Busset, incorporé dans Royal-Picardie en 1761 ; id. (1753).

Vogué, créé Fleury en 1666; rouge bordé de blane, le soleil et sa devise (1740).

Crussol, incorporé dans Orléans en 1761 ; rouge, le soleil et sa devise.

Fitz-Jamks, crée Sheldon en 1698; rouge bordé de

jaune (1738); jaune, le soleil et sa devise, broderies d'argent (1741).

Moustiers, incorporé en 1761 dans Royal-Navarre ; aurore, le soleil et sa devise.

Fiennes, créé Lançon en 1763 ; ponceau bordé de noir, le soleil et sa devise (1740). Dampierre . id. (1753).

Clermont-Tonnerre, crééFoucauld en 1666 ; jaune citron, le soleil et sa devise ; revers : un lion regardant le soleil ; devise : Ardet et audet (1753).

Vassé, créé Liégeois en 1672 ; rouge, le soleil et sa devise (1740).

La Féronnays, créé Melin en 1666 ; id. (1740).

Fouquet, créé Vaubrun en 1673, id. (1740).

Barbançon, créé Givry en 1674 ; aurore, le soleil et sa devise (1740).

Heudicourt, créé Montauban en 1666 ; vert, le soleil et sa devise ; revers : les armes d'Heudicourt, de gueules aux bandes de sable crénelées d'argent, devise : Si fractus illabatur orbis.

Puysieux, créé Streff en 1676 ; rouge bordé de noir, }e soleil et sa devise ; revers : un lion ; devise : Animo major quam viribus (1734). Saluces, id. (1753).

Pons, créé Furstemberg en 1680 ; Isabelle, le soleil et sa devise (1748).

Les régiments de cavalerie, devenus pour la plupart régiments de cuirassiers en 1803, reçurent des étendards dont le modèle suivant fut approuvé par le ministre de la guerre le 2 frimaire an xn : « Hauteur

»du bâton, 7 pieds 3 pouces, bâton tourné en forme de lance, peint en bleu et verni, pique et talon en cuivre d'or moulu, étoffe bleue, couronne de laurier

d'oraux angles, avec le numéro du régiment, broderie de chêne en bordure. Au milieu, cuirasse d'argent à l'antique avec garnitures rouges, derrière la cuirasse une massue en or, surmontée d'un casque antique d'or à crinière blanche ceint de laurier vert ; au-dessus, sur un ruban blanc : République française ; au-dessous : e escadron ; l'étoffe ayant 60 centimètres de côté, la cravate tricolore de 60 centimètres de long ; franges d'or, torsade et glands d'or. » (Cartons du Dépôt de la guerre.)

Dragons (1).

15 régiments en 1738, 17 en 1763, 24 en 1781, 18 en 1788. Les étendards des dragons étaient appelés guidons, ils étaient fendus en deux pointes arrondies.

Colonel général dragons, formé en 1668 de la moitié de Royal-Dragons, pour le duc de Lauzun, colonel général. 4 guidons blancs semés de fleurs de lis d'or, le chiffre du roi, couronné, au milieu (en 1738); 1 guidon blanc, semé de fleurs de lis et de flammes d'or, le chiffre du Roi couronné, au milieu, et 3 guidons cramoisis, mômes broderies (en 1740) ; 5 guidons blancs semés de fleurs de lis d or, le soleil et sa devise : Necpluribus knpar, au centre, chiffres du roi couronnés aux angles (en 1748); 1 guidon blanc, semé d'un côté de fleurs de lis d'or, chiffres du roi couronnés aux angles, et 3 guidons cramoisis,

(1) Voir p. 95 œ qui > est «lit du corps de^ dragons.

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