‹ Les drapeaux français: étude historiqueChapitre 17 sur 29 · PL. XII · texte numérisé non relu

PL. XII

eut- Suisses de !a Garde.

forme à la vérité historique; A. de Thou (Hist., 4°, t. V, p. 371) dit en effet : « Il y avait(en 1567) dans l'armée protestante 1500 cavaliers sous 18 étendards de gentilshommes et 1200 hommes de pied sans enseignes; l'armée du roi au contraire était composée de 80 enseignes qui faisaient 16,000 hommes de pied. »

Au commencement de 1563 une seule enseigne, commandée par Philippe Strozzi, formait la garde à pied du roi (Voir p. 65, 172); au mois d'août on en adjoignit sept autres de 50 hommes chacune, en 1565 deux autres, en 1569 ce corps comprenait quinze compagnies (1) dont deux appartenaient à Strozzi, devenu colonel général de l'infanterie française; de ces deux compagnies, l'une garda Yenseigne blanche du colonel général, l'autre fut chargée de porter Y étendard royal bleu d'azur semé de fleurs de lis d'or, traversé d'une croix blanche chargée d'une couronne au bout de chaque branche, qui fut donné plus tard aux autres compagnies et qui demeura jusqu'à la fin le drapeau particulier du régiment des Gardes Françaises (2).

Charles VIII avait introduit l'usage d'avoir des Suisses (3) pour la garde intérieure du palais, et levé

(1) En août 1588 il était composé de J2 enseignes de 100 hommes chacune ; « ce régiment est ordonné pour servir près de la personne de Sa Majesté. » {Lestât des régiments des compagnies des gens de guerre à pied Français que le Roi a retenus pour son service. Bibl. nat., L. f« 56.)

(2) En 1789, ce régiment avait 30 drapeaux, dont 1 blanc et 29 du modèle qui vient d'être décrit.

(3) Une enseigne de Suisses au service de France, en J580, est ravée horizontalement de rouée et de blanc.

en 149(3 la compagnie des Cent-Si isses qui fut

maintenue jusqu'à la révolution et qui. rétablie en 1814, subsista jusqu'en 1830. Elle eut une enseigne partagée par une croix blanche portant la devise : £ jiducia gentis, deux cantons rouges chargés du chiffre du Roi, deux cantons bleus chargés d'un rocher d'argent battu par les flots et les vents et frappé par la foudre.

Gardes Suisses, formés en mars 1010, dura jusqu'au 10 août 1792, eut jusqu'à la fin un drapeau par compagnie : croix blanche, en chaque canton 4 flammes ondées, bleu, aurore, noir, rouge partant du centre.

Picardie (1), formé le 29 mai 1509, rouge, a blanche, divisé en deux en 1776; Picardie, puis Colonel général, en 1780, qui garda le vieux drapeau en ajoutant des fleurs de lis sur le fond et des couronnes dans la croix et Provence, puis Picardie en 1780, qui ajouta au vieux drapeau une croix de saint André blanche plus étroite que la croix droite.

Piémont, formé le 29 mai 1509, noir, croix blanche, divisé en deux en 1770. Piémont qui garda le vieux drapeau et Blésois, puis Provence en 1781, qui ajouta sur le drapeau un petit carré blanc au centre de chaque canton.

Champagne, formé le 29 mai 1569 (2), vert, croix blanche, divisé en deux en 1776 : Champagne el

(1) Le régimenl de Picardie, commande* par Antoine de .Mnnt-

cassin, 17 ensci^iH's de 200 hommes. {L'EtUti dêt régmtWm, etc., 1588.)

(2) Le régiment de Champagne, commande par le tonte de Srtndpré (R. de loyeuse), l » enseignes. (L'Estat dm rimm., etc., I

Ponthieu puis Austrasie, qui remplaça deux des cantons verts par deux gris clair.

Navarre, formé Gardes de Navarre vers 1569 (1), feuille morte, croix blanche, les chaînes d'or des armes de Navarre au centre, divisée en deux en 1776 ; Navarre et Armagnac qui eut le même drapeau sans les armoiries. (Gomme Gardes de Navarre ce régiment eut pendant quelque temps des enseignes en peau chamoisées, de là la couleur fauve ou feuille morte des drapeaux à une époque postérieure.)

Normandie, formé en 1591 par Boniface de La Mole, ligueur, rallié à Henri IV en 1595, organisé définitivement par le maréchal d'Ancre en 1615, jaune, croix blanche; dédoublé en 1776 : Normandie et Neustrie qui mit deux cantons roses à la place de deux des cantons jaunes (2).

Cardinal-Duc, créé 26 septembre 1635 par le cardinal de Richelieu, devenu La Marine en 1636; 2 cantons bleus et 2 cantons verts, croix blanche; dédoublé en 1776 : La Marine et Auxerrois, les cantons furent divisés chacun en 2 triangles dont les 4 extérieurs des anciennes couleurs et les 4 intérieurs des mêmes couleurs mais en ordre invers.

Balagny, ayant pour noyau une ancienne compagnie des gardes de François duc d'Alençon, ligueur, rallié à Henri IV en 1593, devenu Béarn en 1762;

(1) En 1570, le capitaine Normand dit à ses soldats : «Recommandons-nous à Dieu et à Notre-Dame-de-Frappe-Fort », invocation huguenote qui était encore en usage dans ce régiment en 1709.

(2) Ces régiments : Gardes-Françaises, Picardie, Piémont, Champagne, Navarre, Normandie, furent appelés les 6 vieux.

2 cantons violets et 2 jaunes, croix blanche, dédoublé en 1770 : Béarn et Agénois qui coupa les cantons jaunes en 2 triangles, jaunes à l'extérieur, verts à l'intérieur.

Bourg de l'Espinasse, ligueur, rallié à Henri IV en 1395, devenu Auvergne en 163o; 2 cantons violets, et 2 noirs, croix blanche; dédoublé en 1776 : Auvergne et Gatinais, puis Royal- Auvergne en 1782, les mêmes couleurs en 8 triangles, disposés comme ceux d'Auxerrois (1).

Nérestang, levé en 1597, devenu Bourdonnais en 1673; 2 cantons violets, et 2 bleu d'azur, croix blanche; dédoublé en 1776 : Bourbonnais et Forez qui remplaça les cantons violets par des cantons cramoisis.

Sault, formé en 1597, ayant pour noyau les gardes de Lesdiguières, devenu Flandre en 170:2 ; 2 cantons violets et 2 aurore, croix blanche; dédoublé en 1776 : Flandre et Cambrésis qui conserva les anciennes couleurs disposées en 8 triangles comme Auxerrois.

Vaurecourt, levé en 1610, devenu Guienne en 1762 ; 2 cantons violets et 2 rouge cerise, croix blanche; dédoublé en 1770 : Guienne et Viennois, mêmes couleurs, disposées en 8 triangles comme x\uxerrois.

Beaumont, levé en 1610, céda son rang de 6e petitvieux au régiment du roi en 1670, devenu Artois en 1673; 2 cantons jaunes et 2 bleu de ciel. (Les 6 derniers régiments lurent appelés les 6 petits-vieux.)

(1) Auvergne n*a jamais eu un seul drapeau pria par l'ennemi.

Gomme nous l'avons dit (p. 102), de 1610 à 1635 on leva en France 217 régiments qui servirent pendant un temps plus ou moins long et en tout cas sans drapeau blanc dans aucun d'eux jusqu'en 1635. Quoique la liste en soit longue, nous croyons bon de la donner pour fixer un point intéressant des anciens usages de notre armée. Ces 217 corps se répartissent ainsi : 136 n'existaient plus en 1635, 5 ont été fondus dans d'autres corps, 65 ont existé au delà de 1635, 11 ont existé jusqu'à la Révolution.

136 corps n'existent plus en 1635. — Levés en 1615 : Àubigné, Saint-Paul, licenciés en 1615 ; Richelieu, Coligny, Duresnel, Lenoncourt, Sauvebœuf, Gramont, licenciés en 1616; Lavardin, La Meilleraie, licenciés en 1620 ; Maulny, licencié en 1628. — Levés en 1616 : duc d'Anjou, Montferrant, Rresche, Leberon, Saint-Trivier, licenciés en 1616; Sancy, licencié en 1624; La Chapelle Balon, licencié en 1628; Noailles, licencié en 1634. — Levés en 1617: Saint-Chamond, Huxelles, licenciés en 1623; Thémines, licencié en 1628 ; — Levés en 1619, Théobon, licencié en 1619; Retz, La Jousselinière, Dubellay, La Flosselière, Boisguérin, licenciés en 1620; Halwyn, Lauzun, licenciés en 1623; Pompadour, licencié en 1631. — Levés en 1620 : Condé, licencié en 1623; Trémont, licencié en 1629; Montréal, licencié en 1631; Gadenet, Vitry, licenciés en 1632; Puysergaier, licencié en 1633. — Levés en 1621 : Francon, licencié en 1621 ; La Baume d'Hostun, Lezun, La Pioquette, Riaux, Moussolins, Fabrègues, Orignaux, Pibrac, Saint-Vivian, Saint- Vincent, Barraut, licenciés en 1623; Tallard, licencié en 1624; La

Grange, licencié en 1625 ; Arpajon, Toulouse, Bressieu, licenciés en 1626; Candale, Grignan, Riberac, licenciés en 1629; Moucha, Perrauts, licenciés en 1630. — Levés en 1622 : Milice Chrétienne, Nérestang, Beaune, Bordeaux, Curson, Saint-Priest, Bourdeilles, Chasteaux, Félix, Esguillon, Vibraie, Bury, Sainte-Gemme, Mailié, Martigues, Saint-Bris, Montespan, Ragny, Sennectère, licenciés en 1623; Cœuvres, licencié en 1626; Soissons, licencié en 1630.

— Levés en 1624 : Blacons, Beaufort, Savines, Nérondes, Bourbonne, Sérigny, licenciés en 1626. — Levés en 1625 : Châteaumorand, Fleschet, Oribeau, Saint-Reyran,Crussol, Duclaux, Albigeois, Ànsignan, La Passe, Urban, Maillac, Baligny, licenciés en 1626; Marillac, licencié en 1628; Annonay, licencié en 1629; La Bergerie, licencié en 1631 ; Yalençay, licencié en 1632; Blérancourt, licencié en 1635. — Levés en 1627 : Goetquen, Fongeray, La Puraiière, Urbelière, Lussan, Bioulle, licenciés en 1628 ; Croisilles, licencié en 1631; Ambres, licencié en 1632.

— Levés en 1628 : Guron, Jonzac, licenciés en 1628; Montoison, Auriac, La Meulière, Lescures, .Nivernais, Yignory, Montereau, licenciés en 1629; Te Moulins, Praslin, licenciés en 1632. — Levés en 1629 ; Lestranges, licencié en 1629; Attichy, licencié eri 1630. — ■ Levés en 1630 : Hôtel, Scudéri, Gomlrin, licenciés en 1630; Meillars, licencié en L631 : Forgeiix, Iloiulancourt, licenciés en 1638. — Levés en 1632 ; La Pommeraye, Monlcavray, licenciés bn 1632; du Biez, Bains, Arnaud, licenciés en 1635.— Levé fetl 1633 : ttoeqiiincotirt; licencié en IÔ35.

5 régiments fondiis dans d'autres corps. — Chas-

tellier, levé en 1615, incorporé en 1628 dans Beaumont(i); Estissac, levé en 1615, incoporé en 1621 dans Bourg de VEspinasse; Espagny, levé en 1620, incorporé en 1649 dans Vaubecourt; La Valette, levé en 1627, incorporé en 1648 dans La Fare ; Bussy-Babutin, levé en 1627, incorporé en 1656 dans Mazarin- Français.

65 régiments ayant existé plus ou moins longtemps après 1635. — Bussy-Lameth, levé en 1615, licencié en 1658; Soyecourt. levé en 1616, licencié en 1636; Aiguebonne, levé en 1616, licencié en 1656; Hocquincourt, levé en 1617, licencié en 1640; Saint-Luc, levé en 1620, licencié en 1641; Sainte-Croix, levé en 1621, licencié en 1636; Brassac, levé en 1621, licencié en 1638; Carmain, levé en 1621, licencié en 1643; La Douze, levé en 1621, licencié en 1648; Maisonneuve , levé en 1621, licencié en 1650; La Suze, levé en 1621, licencié en 1653; Vaillac, levé en 1626, licencié en 1661 ; Canisy, levé en 1622, licencié en 1639 ; Tournon, levé en 1622, licencié en 1645; Violaine d'Amiens, levé en 1622, licencié en. 1649; Annevaux, levé en 1622, licencié en 1698; Bonne, levé en 1624, licencié en 1640; Ferrières, levé en 1624, licencié en 1647; Saint-Georges et Manicamp. levés en 1625, licenciés en 1641 ; Urfé, levé en 1625, licencié en 1642 ; Saint-Paul et Ventadour, levés en 1625, licenciés en 1645; Mirepoix, levé en

(1) Les noms des régiments ayant eu drapeau colonel sont imprimés en italiques. En 1643, quand tous les régiments d'infanterie reçurent le drapeau colonel, il y en restait 64 sur les 217 créés avant. 1635.

1625, licencié en 1684 ; Limon, levé en 1625, licencié en 1673; Gacé, levé en 1627, licencié en L648; Brézé, levé en 1627, licencié en 1654; La MeiUeraie, levé en 1627, licencié en 1656 ; Langer on, levé en 1628, licencié en 1653; La Tour, levé en 1628, licencié en 1668 : Altichy, levé en 1629, licencié en 1630 ; Chatillon et Haaterive, levés en 1629, licenciés en 1650; Carces, levé en 1629, licencié en 1656; Piles, Montdejeu, Lecques, Longjumeau, Charost, Maugiron, Tonneins, levés en 1630 et licenciés en 1636, 1640, 1641, 1643, 1658, 1660 et 1660 ; levés en 1632 : Du Lande, Du Vigean, Cornusson, licenciés en 1638; Genlis, licencié en 1639 ; Florainville, Gourcelles, licenciés en 1643; Saiiit-Aiiwtz, Tavanness licenciés en 1648; Vervins, Le Ferron, licenciés en 1658; Nanieull, licencié en 1659; Lambertye, licencié en 1660; Roquelaure, licencié en 1661 : Grandpré, licencié en 1662 ; levés en 1633: Saint-Etienne, licencié en 1645, La Motte Houdancourt, licencié en 1656; levés en 1634 : Vernancourt, Noce, licenciés en 1639 ; Montmèze, licencié en 1642; Charnacé, licencié en 1650; Hénin, licencié en 1654: Bellebrunne, licencié en 1658; Rébé, licencié en 1659; Vandy, licencié en 1660.

Il régiments ayant existé jusqu'à la Révolution : Hôtel, levé par César de Choiseul en 1616. devenu Poitou en 1682; 2 cantons rouges et 2 bleus, croix blanche, dédoublé en 1775 : Poitou et Bresse . mêmes couleurs que Poitou en 8 triangles.

Villeroy, levé en 1010, devenu Lyonnais en lo. 2 cantons bleus el 2 noirs, croix blanche, dédoublé en 1775.: Lyonnais el Haine, 2 cantons en I bandes

horizontales rouge, jaune, bleu, jaune, les deux autres rouge, bleu, jaune, bleu, le rouge bordant toujours la branche horizontale de la croix.

La Rainville, levé en 1617, fondu en 1669 dans Dauphin, créé en 1667; Dauphin portait des drapeaux fort compliqués; ils avaient une bordure moitié moins large que la croix blanche et formés de carrés alternant bleus, à 1 fleur de lis d'or et jaunes à 1 dauphin d'azur ; au centre de la croix les armes du Dauphin, sur les branches la devise : Res prestant, non verba fidem; chaque canton partagé en 8 triangles, ayant chacun pour base un des carrés de la bordure, ces triangles étant alternativement, par opposition et symétrie, azur, cramoisi, vert et jaune ; dédoublé en 1775 : Dauphin et Perche, croix blanche; chaque canton divisé en 3 bandes parallèles à la hampe, 1 noire entre 2 jaunes.

Castelbayard , levé en 1621, devenu La Ger-

vaisais en 1712, Montboissier en 1745..., Aunis en 1762, 2 cantons vert et 2 aurore, croix blanche; dédoublé en 1776 : Aunis et Bassigny, qui changea les 2 cantons du bas en noir et cramoisi.

Duplessis-Joigny, levé en 1625, devenu Touraïne en 1673, croix blanche ; 1 canton bleu, 1 rouge, 1 vert, 1 aurore; dédoublé en 1775 : Touraine et Savoie- Carignan (dont on n'a pas retrouvé les drapeaux), puis Angoulême en 1785, qui eut les 4 cantons bleus traversés par une bande blanche horizontale.

La Force, levé en 1625, fondu en 1670 dans Anjou, disposition pareille à celle de Dauphin, bordure de carrés alternant bleu, orange, rouge, 2 cantons dir visés en 6 triangles rouges et bleus, les 2 autres cantons

en triangles orangés et rouges, croix blanche, devenu Aquitaine en 1753, dédoublé en 1775 : Aquitaine et Anjou, qui eut 2 cantons jaune et cramoisi, et 2 autres cramoisi et bleu, les lignes de partage pariant du centre.

Turenne, levé en 1625, croix blanche, 4 cantons noirs chargés d'une tour blanche, devenu Maine en 1675, croix blanche, 2 cantons jaunes, 2 vram devise : Vaincre ou mourir, placée sur la croix quelques années après; devenu Eu en 1736, Nivernais en 1775 et Maréchal de Turexne en 1778.

Nettancourt, levé en 1629, devenu Dauphiné en 1762; croix blanche, 4 cantons verts chargés d'un losange blanc.

Mesle, levé en 1629, devenu 1sle-de-France en 1762 ; croix blanche, 2 cantons violets et 2 vçrts.

Grancey, levé en 1630, devenu Soissonnais en 1762; croix blanche, chaque canton divisé en 2 triangles rouge et noir.

Boyons, levé en 1634 ; croix blanche, 2 cantons rais. 2 nçirs, devenu La Peine en 1661, mêmes couleurs, croix blanche semée de fleurs de lis d'or et chargée de 4 couronnes royales*se faisant face au cent!

Régiments levés à partir de 1635 :

Vai demont et Cardinal-duc.

Calvisson, levé en 1635, devenu Limousin en 168i (eut le drapeau blanc en 1637) ; croix blanche, chaque canton formant 3 triangles rayonnant du centre de la croix, vert, aurore, cramoisi.

Royal des Vaisseaux, lev^ en 1638, fut propriété personnelle du cardinal de Richelieu de 1640 à 1643, réduit à 1 compagnie de 1643 à 1644, propriété du cardinal Mazarin de 1644 à 1650, reçut alors l'ai-

tache du colonel général et le drapeau blanc, dut recevoir en 1669 ses drapeaux d'ordonnance; cantons aurore, rouge, vert, noir; croix blanche fleurdelisée ; au centre un vaisseau de guerre à trois mâts, le pavillon de poupe rouge, les autres bleus ou rouges.

Mazarin-Italien, levé en 1642, devenu Orléans en 1660; croix blanche, 2 cantons bleus, 2 feuille morte.

La Reine-Mère, levé en 1643, devenu Artois en 1667, La Couronne en 1673 (au siège de Maëstricht); croix blanche, une couronne royale au centre : devise : Hanc coronam Mastreka dédit ; 4 cantons bleus.

Mazarin-Français, levé en 1644, devenu Bretagne en 1651; croix blanche semée d'hermines; devise : Potius mori quant fœdari ; 2 cantons aurore, 2 noir.

Carignan, levé en 1644 (1), devenu Perche en 1690; croix blanche, cantons rouge et bleu en deux triangles séparés parla diagonale du drapeau ; Gardes- Lorraines en 1744; croix blanche, une couronne royale au centre, 5 aiglons noirs dans chaque branche, 2 cantons jaune, 2 noir.

Condé, levé en 1644; croix blanche, 2 cantons bleu, 2 ventre de biche (2).

(1) La propriété de ce régiment ayant passé, en 1676, au comte de Soissons, ce corps eut deux drapeaux blancs jusqu'en 1718, époque de la retraite de l'ancien colonel titulaire, M. de Sallières.

(2) Pour l'origine de cette couleur, affectée à la maison de Condé, voir page 175 l'observation que nous avons mise après l'article du régiment de Navarre.

Enghien, levé en 1635; croix blanche, 1 canton bleu, 1 rouge, 1 noir, 1 feuille morte.

Altesse-Royale, levé par Gaston, duc d'Orléans, en 1644, fondu en 1660 dans Royal, créé en 1656 (eut alors deux drapeaux colonels jusqu'en 1679, voir p. 103); croix blanche fleurdelisée, 2 cantons violet, 2 feuille morte.

Gassion, levé en 1647; croix blanche, 2 cantons vert, Qjaani'.

Vendôme, levé en 1651 ; croix blanche, 1 canton orange, 1 bleu , 1 vert, A violet, devenu Hainaut en 1762, 1 canton feuille morte, 1 vert, 1 bleu, 1 violet.

La Ferté Sennectère, levé en 1651 , devenu La Sarre en 1685 ; croix blanche, 2 cantons noir, 2 cramoisi.

Màzarin-Françàis, levé en 1654, devenu La Fère eu 1661; croix blanche, 1 canton jaune, I rouge, 1 bleu, 1 violet.

Alsace, créé en 1656; croix blanche, 9 cantons vert, 2 brun.

Catalan-Mazarin , levé en 1657, devenu Royal- Roussillon en 1667; croix blanche fleurdelisée, 1 canton bleu, 1 rouge, 1 orange, 1 vert.

Du Roi, créé en 1663 ; croix blanche, une fleur de lis d'or au centre et 3 dans chaque branche, 4 cantons rouges, reçoit en 1669 les restes du régiment de Lorraine, 2 des cantons deviennent verts (l):

(1) Couleur du régimenl lorrain levé en 1616 par François de Lorraine, comte de Vauduiont, régimenl entré au service dp Franco et qui, de 1635 à 1669, porta le nom de Lorkaim

PL.XIH

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Régiment du Roi

Régiment du Roi

Régiment du Roi

5e Demi-Brigade

Régiment suisse deWalteville

12e Demi- Brigade L79 8.

en 1770, les 4 cantons deviennent bleus, la croix est fleurdelisée et porte la devise : Par decori virtus.

Jonzac, levé en 1667 par Alexis de Sainte-Maure, devenu Beauvoisis en 1685 ; croix blanche, 2 cantons cramoisi, 2 aurore.

Montpeyroux, levé en 1667, devenu Rouergue en 1671 ; croix blanche, vert, 1 lozange rouge dans chaque canton.

Bourgogne, levé en 1668, croix de Saint- André enclenchée rouge, fond blanc fleurdelisé (drapeau colonel ayant la croix de même forme).

Royal la Marine, levé en 1669; croix blanche fleurdelisée, 2 cantons bleu, 2 aurore.

Amiral de France ou Vermandois, levé en 1669 ; croix blanche, 1 canton jaune, 1 violet, 1 rouge,

1 vert.

Furstemrerg, levé en 1670, devenu Greder 1686, Sparre 1716, Saxe 1720, Bentheim 1751, Anhalt 1759, Salm-Salm 1783, fond bleu, au centre 3 fleurs de lis et couronne entre 2 palmes d'or. Bordure changeant avec les colonels: de 1716 à 1720 alternant blanc et rouge bordé de noir et vert bordé de noir, de 1720 à 1751 alternant blanc et vert. (Drap, colonel décrit p. 105.)

Fusiliers du roi, créé en 1671; croix blanche,

2 cantons rouge changeant, 2 vert changeant, en 1677 la croix est fleurdelisée, en 1693 le corps prend le nom de Royal-Artillerie; en 1720 il est augmenté du régiment de Royal-Bombardiers, qui, de 1684 à 1720, avait eu comme drapeau d'ordonnance : croix blanche fleurdelisée, les 4 cantons bleu et rouge séparés par une ligne en trait de foudre partant du centre.

(Royal-Artillerie comprit alors 5 bataillons avant chacun 1 drapeau blanc et 2 d'ordonnance.) En 1765 le corps fut divisé en 7 régiments : 1er de La Fère, qui conserva le drapeau de 1677 (1); 2e de Metz, 2 cantons jaune, égorge de pigeon; 3e 'de Besançon, 4 cantons aurore ; 4e de Grenoble, 2 cantons gorge de pigeon, 2 aurore; 5e de Strasbourg, 2 feuille morte, 2 jaune; 6e d'Auxonne, 2 cantons gorge de pigeon, 2 jaune; 7e de Toul , 2 cantons cramoisi, 1 patine,

1 rouge- feu.

Royal-Italien, levé en 1671 ; croix blanche fleurdelisée, cantons en triangles rouge et brun, dédoublé en 1688 : chasseurs royaux de Provence et de Dauphiné.

Erlach, Suisse, levé en 1672; croix blanche, flammes ondées rouge, blanc, noir, en chaque canton, devenu Jenner en 1751, 4 flammes rouges et 4 flammes jaunes; Ernst en 1782, flammes jaune, rouge, jaune, bine Watteville en 1792, flammes jaune, bleu, rouge, deux fois dans chaque canton (ce drapeau est conservé au Musée de l'artillerie).

Stuppa, levé en 1672, devenu Boccard en

1752, 7 flammes ondées, cramoisi au milieu de

2 noir, 2 jaune, 2 bleu; Seedorf, en 1738. devise : Auxilium nostrum a Domino ; Saljs-Samade en 1782, 4 flammes, 2 blanches alternant avec 1 bleue et 1 rouge, armes de France et de Navarre au centre de la croix, devise : Pro Rege et Patria. (32 grenadiers de ce régiment, sous les ordres du lieutenant Louis de Flue,

(1) Un décrel du 5 janvier 1793 ordonna la suppression dos fleur •!• lis bur la croix dans le drapeau de ee régiment.

étaient parmi les défenseurs de la Bastille lorsque, le 14 juillet 1789, elle fut prise par le peuple de Paris, qui emporta, entre autres trophées, un drapeau dont la description, faile en 1790, malgré quelques modifications, indique bien que c'était un des drapeaux de Salis, qui en avait alors un par compagnie (1).

Salis-Zizers, levé en 1672, devenu Bettens en

1722; croix blanche, 4 flammes ondées, 2 jaunes, 2 noires en chaque canton; •... Sonnenberg en 1768 ; croix blanche, 8 flammes ondées, 1 aurore, 1 rouge, 1 blanche, 1 bleue, 1 aurore, 1 ronge, 1 blanche et 1 bleue.

Pfiffer, levé en 1672 ; croix blanche, 4 flammes ondées, 2 blanches alternant avec 1 bleue et 1 jaune... ...Vigier en 1740, 4 flammes bleues, 4 flammes

rouges Castellas en 1756; croix blanche, 3

flammes bleue, jaune, rouge.

Languedoc, créé en 1672; croix blanche, 2 cantons violet, 2 feuille morte.

Huxelles, levé en 1673, devenu Saint-Simon

en 1718; croix blanche, 2 cantons jaune, 1 rouge,

1 violet; Beauce en 1762.

Greder, Suisse, levé en 1673, devenu Waldner^ Freudenslein en 1757 (2); croix blanche, 4 flammes ondées, vert, blanc, noir, rouge en chaque canton; Vigier en 1781 ; croix blanche, 1 flamme jaune entre

2 violettes, l'ensemble du drapeau encadré d'une bor-

(1) Voir, ci-après aux drapeaux de la garde nationale.

(2) Sous M. de Wittmer, 7 flammes, vert, jaune, rouge, bleu, rouge, jaune, noir.

dure façonnée en chevrons blancs el violets alternatifs.

Na vailles, levé en 1674, devenu Médoc en 1691 ; croix blanche, 2 cantons rouges, 2 feuille mort''.

Albret, levé en 1674, devenu Gensac en 1711 ; croix blanche, chaque canton divisé en 4 quartiers, vert, rouge, noir, jaune ^ devenu Yivarais en 170:2.

Castries, levé en 1674, devenu Bacquemlle

en 1711 ; croix blanche, 1 cantons jaunes, 2 noire ; Bouille en 1761, Vexin en 1762.

Listenois, levé en 1674, devenu Royal-Comtois en 1685, fond aurore fleurdelisé, croix de Saint-André enclenchée cramoisie. (Même croix clans le drapeau blanc.)

Schomberg, levé en 1674, devenu Lyonnk en

1710; croix blanche, 1 canton rouge, % blancs, 1 vert: Beaujolais en 1762.

Grigxan, levé en 1674, devenu Provence en 1684: croix blanche, 2 cantons rouges, chargés d'un losange noir, 2 nom à losange rouge ; Monsieur en

Vivoxne, levé en 1676 par L. V. de Rochechouarl; croix blanche, cantons blancs à 3 faces ondées rougi s,

devenu Thianges (Damas) en J (388 Lavai, en

1712; croix blanche, 2 cantons rouges, "2 verts; incorporé dans Royal en 1762.

Stuppa, Suisse, levé en 1677. devenu.... La Cornau-Chantre en 1738; croix blanche, flammes £

et jaunes ^rbonnier en 1760; croix blanche,

3 flammes ondées, jaune, rouge, noire en chaque canton ; ..-.Château vieux en 1783, chaque canton divisé en 6 triangles horizontaux, 3 blancs et 3 noirs,

Piettemont, levé en 1677, devenu ....Isenghien en 1697 ; croix blanche, 2 cantons feuille morte, 2 noir ; Montesquiou 1717, Mailly 1717, Rohan-Rochefort 1745, Saint-Mauris 1761 ; incorporé dans Poitou en

Saint-Laurent, levé en 1678, devenu Nice en 1691 ; croix blanche, 4 cantons rouges à bande ondée bleue en diagonale et bordure ondée bleue; incorporé dans Lyonnais en 1762.

KôNiGSMARK, levé en 1680, devenu ....Lamark en 1697, fond bleu, 3 fleurs de lis d'or et couronne entre 2 palmes d'or, bordure changeant avec les colonels : de 1697 à 1793, échiquetée sur 2 lignes de rouge et de blanc et lisérée de jaune.

Toulouse, levé en 1684, devenu Penthièvre en 1737; croix blanche chargée à chaque bout d'une ancre d'argent à jas d'azur fleurdelisé, 2 cantons verts et 2 feuille morte, traversés chacun par une bande diagonale de couleur inverse.

Guienne, créé en 1684, croix blanche, 2 cantons verts, 2 isabelle ; incorporé dans Dauphin en 1762.

Lorraine, levé en 1684; croix blanche, 2 cantons vert, 2 gris de Un; incorporé dans Aunis en 1762.

Flandre, créé en 1684; croix blanche, 2 cantons bleu à la fasce aurore, et 2 aurore à la fasce bleu ; incorporé dans Touraine en 1762.

Berry, créé en 1684; croix blanche, 2 cantons violet à la fasce aurore, 2 aurore à la fasce violet; incorporé dans Aquitaine en 1762.

Béarn, créé en 1684; croix blanche, 4 cantons isabelle à 2 bandes horizontales rouges : licencié en

Hainaut, levé en 1684; croix blanche, 2 cantons bleu à triangle aurore, 2 cantons aurore à triangle bleu; licencié en 1762.

Boulonnais, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons vert à la bande en diagonale moitié violet, moitié Isabelle.

Angoumois, créé en 1684; croix blanche, 4 cantons violet et orange, divisés par une diagonale en trait de foudre.

Périgord, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons gorge de pigeon à un triangle jaune ayant sa base à la traverse horizontale de la croix, devenu La Marche- Prince en 1775 et Conti en 1776; croix blanche, 2 cantons rouge, 2 isabelle.

Saintonge, créé en 1684 ; 4 cantons partagés en 4 triangles bleu, jaune, rouge, vert.

Bigorre, créé en 1684; croix blanche, dans chaque canton 3 bandes horizontales rouge, faune, vert, la lre et la 3e couleur inversement disposées; licenci

Forez, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons aurore, à la bande diagonale noir; incorporé dans Angoumois en 1775.

Cambrésis, créé en 1684 ; croix blanche, 4 cantons partagés en 4 triangles 2 rouge. 1 vert, l jaune ; incorporé dans Saintonge en 1775.

Tournaïsis, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons rouge h la fasce jaune; incorporé dans Royal- Italien en 177T).

Foix, créé en L684 ; croix blanche, 4 cantons en 2 triangles vert et feuille morte séparés suivant la diagonale.

Bresse, créé en 1684; croix blanche, 4 cantons vert à la fosce jaune; licencié en 1762.

La Marche, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons feuille morte, bleu, rouge verticalement à la fasce jaune sur le tout; licencié en 1762.

Quercy, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons jaune à la fasce violette, devenu Rohan Soubise en 1776, Aohan en 1787.

Nivernais, créé en 1684; croix blanche, 4 cantons feuille morte à la fasce bleu, devenu La Marche-Prince en 1753; croix blanche, 2 cantons rouge, 2 isabelle; incorporé dans Périgord en 1775.

Brie, créé en 1684 ; croix blanche, 4 cantons rouge à la bande en diagonale jaune, devenu Comte de La Marche ; licencié en 1762.

Soissonnais, créé en 1684 ; croix blanche, 4 cantons bleu à la bande en diagonale jaune; licencié en

Isle-de-France, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons isabelle h triangle noir, la base à la branche horizontale de la croix ; licencié en 1762.

Vexin, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons noir et jaune séparé par une diagonale en trait de foudre; incorporés, partie dans les grenadiers de France, partie dans Yermandois en 1749.

Aunis, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons vert et rouge à la bande diagonale isabelle, incorporé partie dans les grenadiers de France, partie dans Languedoc en 1749.

Beauce, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons noir et bleu séparés par une diagonale en trait de

foudre; incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Talaru en 1719.

Dauphiné, levé en 1684; croix blanche, 4 cantons rouge, fasce mi-partie vert et isabelle: incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Blédoc en 1749.

Yi yak us, levé en 1684: croix blanche, bordure gorge de pigeon, le reste des 4 cantons en bandes horizontales vert, gorge de pigeon, aurore; incorporé partie dans lesgrenadiers de France, partie dans Bonnac (Vivarais en 1762) en 1749.

Luxembourg, créé en 1684: 4 cantons noir à 2 fasces jaunes ; incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Yastan (Yexin en 1762) en

Bassigny, levé en 1684 ; croix blanche. 2 cantons rouge et aurore, 2 vert et aurore séparés par une diagonale crénelée : incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Royal-Comtois en 1719.

Beaujolais, levé en 1685; croix blanche. ï cantons rouge et vert séparés par la diagonale du drapeau; incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Traisnel (Beaujolais en 17(5:2) en 1749,

Ponthïeu, levé en 1085 : croix blanche, 4 cantons aurore, bande engreslée en diagonale vert; incorporé, partie dans les grenadiers de France, parti»' dans Provence en 1749.

Solre, levé en 1688; devenu Boufflers en 17iM : croix blanche, 4 cantons rouge, bande diagonale wrl ; incorpore, partie dans les grenadiers de France, partie dans Cambis (fondu dans Royal en 1762) en 1749.

Tissi:, levé en 1689; devenu OLONNEen 1716:

croix blanche, 4 cantons bandés jaune et blanc; incorporé, partie dans ies grenadiers de France, partie dans Rochefort (fondu dans Poitou) en 1749.

Salis-Jeune, levé en 1690 ; devenu Diesbach en 4721 ; croix blanche, devise : Fidelitate et honore, 4 flammes ondées rouge, jaune, bleu, noir.

Courten, levé en 1690 ; croix blanche, 3 flammes ondées rouge, noir, jaune.

Mountcashel, Irlandais, levé en 1690 ; devenu Lee en 1694; croix rouge bordée de blanc, une harpe d'or au centre, 2 cantons rouges, 2 verts, avec couronne royale, Bulkeley en 1733, Dillon en 1775 mit alors sur la croix la devise : In hoc signo vinces.

O'Brien, Irlandais, levé en 1690; croix rouge bordée de blanc, 2 cantons rouges et 2 jaunes , Clare en 1718, couronnes et harpe comme dessus ; Berwick (Fitz-James) en 1775, 2 cantons rouges et

2 verts.

Dillon, Irlandais, levé en 1690; croix rouge bordée de blanc, 2 cantons rouges, 2 noirs, couronnes et harpe, devise : In hoc signo vinces, fondu avec Bulkeley en 1775.

Leisler, Suédois, levé en 1690 ; devenu... Lenck en 1714; croix blanche, 4 cantons bleus aune grande fleur de lis jaune, Royal-Suédois en 1742 (colonel Sparre), eut en 1760 croix blanche, 2 cantons bleus à

3 couronnes d'or, 2 cantons bandés bleu et blanc à un lion d'or, au centre de la croix les armes de France (comte Fersen, colonel de 1783 à 1791).

Noailles, levé en 1691; devenu Perrin en

1708, Rosnivinen en 1733, croix blanche, 4 canton? rayés diagonalement bleu et jaune...; incorporé, par-

tie dans les grenadiers de France, partie dans Nice en 1749.

Chartres, levé en 1691 ; croix blanche, 4 cantons rouges bordés extérieurement de bleu.

Blésois, levé en 1692; croix blanche, 4 cantons bleus et rouges séparés par une bande diagonale jaum brisée ; incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Guienne en 1749.

Gatinais, levé en 1692; croix blanche, 4 cantons noirs à la bande diagonale coupée, entée jaune et bleu.

Barrois. levé en 1692; devenu Conti en 1713; croix blanche, 2 cantons rouges, 2 isabelle, redevenu Barrois en 1776; croix blanche, 2 cantons bleus, 2 blancs.

àuxerrois, levé en 1692 : croix blanche, 4 cantons jaune avec traverse à double courbure, moitié rouge, moitié bleu ; incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Flandre en 1749.

àgénois, levé en 1692; croix blanche, I cantons jaune et violet séparés par une ligne diagonale festonnée ; incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Berry en 1749.

Santerre, levé en 1692 ; croix blanche, vert et feuille morte, séparés par une diagonale en trait de foudre : incorporé, partie dans les grenadiers de France et partie dans Béarn en 1749.

Lis Landes, levé en 1693: croix blanche, 4 cantons rouges et jaunes, le jaune formant 2 quarts de cercle dans 2 angles près des bouts de la croix ; incorporé, partie dans les grenadiers de France, partie dans Hainaut en 17 î9.

Dorrington, Irlandais, levé en 1698; devenu Walsh en 1776; fond blanc, croix rouge, au centre une couronne royale avec un lion en cimier.

Berwick (Fitz-James), Irlandais, levé en 1698; croix blanche, 4 cantons verts à bande diagonale ondée rouge: incorporé dans O'Brien (devenu Clare) en

Artillerie des côtes, formée par le duc du Maine en 1705; blanc, croix cléchée rouge bordée d'or, au centre un médaillon bleu portant un canon faisant feu, sur le haut de la croix l'écusson de France au bâton de gueules, péri en barre, couronne fleurdelisée, devise : Tonantis imago.

Enghien, levé en 1706 ; croix blanche, 4 cantons feuille morte, bleu, rouge, noir.

Royal-Bavière, levé en 1709 ; croix blanche fleurdelisée, 4 cantons bleus, bordure losangée fuselée bleu et blanc; devenu Royal-Hesse-Darmstadt en 1783.

Karrer, Suisse, levé en 1719; croix blanche, 4 cantons à 3 flammes ondées, rouge, bleu, jaune ; licencié en 1763.

Travers, Grison, levé en 1734; croix blanche, flammes ondées noir et blanc, devenu Salis en 1744, Salis-Mars chlins en 1762; croix blanche, 4 cantons à 7 flammes ondées, vert, jaune, rouge, blanc, rouge, jaune, vert.

Royal-Corse, .formé en 1739; croix fleurdelisée, 4 cantons verts, devise : Per hœc regnum et imperium; en 1765: croix blanche fleurdelisée, tête de nègre au centre, 4 cantons bleu et jaune séparés par la diagonale du drapeau, dédoublé en 1788 en 2 bataillons de chasseurs.

Royal-Lorraine, formé en 1744; croix blanche, 2 cantons jaunes, 2 noirs; licencié en 176:2.

Royal-Wallon, formé en 1744; croix blanche fleurdelisée, lion noir au centre, 2 cantons verts, 1 blanc, 1 jaune; licencié en 1748.

Royal-Ecossais, formé en 1744, par Louis de Drummond; croix blanche, 4 cantons jaune au lion et et à la bordure rouge; incorporé dans Bulkelev en

Nassau, formé en 1745; croix de Saint-André blanche chargée au centre d'un soled d'or et au bout de chaque branche l'écu de Nassau d'azur, semé de billettes d'or, au lion d'or, les 2 triangles latéraux orange, les 2 autres bleus, devise : Nec pluribus impar.

Grenadiers de France, créé en 1749 ; croix blanche, armes de France au centre, 2 cantons bleu fleurdelisé, 2 blancs semé de grenades nôtres enflammées : licencié en 1771.

Lociimann, Suisse, levé en 1752; croix blanche, 4 cantons à 7 flammes ondées jaune et noir.

Bouillon, levé en 1757; croix blanche, 2 cantons noirs, 2 blancs; en 1775: croix blanche, 2 cantons bleus fleurdelisés, à la tour blanche, 2 rouges à la fasce blanche.

Koyal-Deux-Ponts, levé en 1757; croix blanche, 2 cantons violets, 2 cramoisis: en 1 770 : croix de Sainl- André blanche, couronne royale au centre, 2 Heurs de lis d'or sur chaque branche, les 2 triangles latéraux en flammes ondées bleu si blanc, les 2 autres en flammes cramoisi et blanc, écus des armes de Deux-Ponls en chaque triangle.

Eptingen, Suisse, levé en 1758; croix blanche

fleurdelisée , devise : Pro rege et patria , 4 cantons à 7 flammes ondes, ronge, jaune, noir, rouge, noir, jaune, rouge.

Matelots étrangers de Dunkerque, levé en 1760 ; croix et bandes diagonales blanches; 4 cantons bleus à bandes horizontales blanches, armes de France au centre, devise : Fidelitate et animo; licencié en 1763.

La ville de Paris, créé en 1763; 2 quartiers bleus et 2 blancs, d'un côté les armes de France, de l'autre celles de la ville (1). Ce régiment a été, en 1771, compris dans les troupes provinciales.

Royal-Liégeois, levé en 1787; croix blanche fleurdelisée, au centre écu rouge à un pilier d'or entre les lettres L et G, 4 cantons rouges bordés de noir (2).

Lorsque le 22 octobre 1790, l'Assemblée nationale décida le remplacement de la cravate blanche des drapeaux de l'armée par la cravate aux couleurs nationales, bleu, rouge, blanc, les régiments conservant encore leurs drapeaux de couleur individuelle, l'infanterie française comptait 106 régiments en y com-

(i) Un drapeau déposé à la Bastille a été enlevé dans des faisceaux d'armes de cet arsenal, le 14 juillet 1789, par Nicolas Binet. C'était probablement le drapeau du bataillon supprimé par décision de M. de Saint-Germain, du 15 décembre 1775. (Voir ci-après, aux drapeaux de la garde nationale.)

(2) Par cette longue liste on voit quelle quantité de drapeaux il y avait dans notre armée; la même multiplicité se retrouvait dans les armées étrangères, ce qui explique comment alors, après chaque bataille, un si grand nombre d'enseignes restait entre les mains du vainqueur. De là le surnom de Tapissier de Notre-Dame, donné au maréchal de Luxembourg qui, après chacune de ses victoires, envoyait à Paris tant de drapeaux conquis dont on ornait les voûtes de cette église.

prenant les régiments suisses qui ne cessèrent de faire partie de l'armée française que le 20 août

Aucune modification ne fut faite aux drapeaux par les règlements d'administration du 1er janvier 1791, mais le 30 juin, en même temps qu'elle abolit ou plutôt modifia l'ancien drapeau colonel (1), l'Assemblée nationale décida que : « Les autres drapeaux des régiments d'infanterie française, allemande, irlandaise et liégeoise et des régiments d'artillerie, les unir. étendards des régiments de cavalerie française, de hussards, de chasseurs à cheval, de carabiniers, les autres guidons de chaque régiment de dragons porteront les couleurs affectées à chaque régiment suivant les dispositions et formes qui seront présentées par le comité militaire ; que tous les drapeaux, étendards et guidons porteront l'inscription : Disciplin sance à la loi et le numéro du régiment; que ceux des régiments qui portaient dans leurs drapeaux, étendards et guidons des preuves honorables de quelque action éclatante à la guerre les conserveront, mais que toutes armoiries ou distinctions qui pourraient avoir rapport à la féodalité seront entièrement supprimées. Ce décret, proposé par M. de Menou, no fut pas exécuté dans toutes ses parties, car un décret du 5 janvier 1793 ordonna la suppression des fleurs de lis sur la croix des drapeaux de l'artillerie.

La loi du 22 avril 1792 proscrivit que les anciens drapeaux et étendards de l'armée fussent brûl<

(h Voir p. 108.

remplacés par des insignes aux trois couleurs (1). Les régiments suisses, qui ne furent dissous que par le décret du 20 août 1792, conservèrent leurs anciennes enseignes. Les corps français continuèrent à se distinguer entre eux par les dispositions très-variées et souvent fort compliquées que les trois couleurs affectaient sur leurs drapeaux, l'uniformité n'existant que sur le drapeau colonel de septembre 1791 , qui, en février 1794, fit place au drapeau bleu, blanc et rouge avec les initiales R. F. de la république française entourées de deux branches de laurier (2).

En même temps disparurent les anciens régiments qui furent remplacés par des demi-brigades dont la formation, décidée le 21 février 1793, avait continué à être discutée à plusieurs reprises et ne fut opérée qu'à la suite du décret du 28 janvier 1794 (3). Sur

(1) L'injonction d'envoyer les anciens drapeaux à Paris excita des troubles sur plusieurs points, et notamment à Rennes, où les soldats du 48e régiment (ci-devant Artois) voulaient suspendre les leurs à la nef de la cathédrale. La plupart des vieilles enseignes furent brûlées à Paris le 13 août 1793. Quelques-unes échappèrent à cette destruction; ainsi en 4831 le roi Louis-Philippe, passant une revue de gardes nationales à Rouen, fut surpris d'y voir figurer un drapeau traversé d'une croix blanche cantonnée de deux quartiers bleus et deux rouges. Aux informations que prit le roi on répondit que c'était un drapeau d'avant 1792 qui avait été conservé; ce drapeau provenait vraisemblablement du régiment de Poitou.

(2) Le drapeau des Elèves de Mars (sorte d'école militaire) fut, à cette même époque, bleu, blanc, rouge, chargé d'un côté d'un glaive antique, la pointe en l'air.

(3) Une loi de la Convention, du 23 août 1793, décréta la levée en masse. « Art. XL Le bataillon organisé dans chaque district « sera réuni sous une bannière portant cette inscription : Le peuple français debout contre les tyrans. »

198 demi-brigades de ligne décrétées, il n'en fut formé que 150 et 14 d'infanterie légère. Un nombre considérable de bataillons auxiliaires, ayant des effectifs très-variables, resta en dehors de toute formation régulière (1); ce fut pour mettre de Tordre dans cette confusion que fut décrétée la réorganisation du 18 nivôse an iv (1er février 1796), qui prescrivit le remaniement de tous les bataillons sur pied et leur fusion dans 110 demi-brigades de ligne et 30 demi-brigades d'infanterie légère. Deux collections de dessins, celle de M. Thiollet, conservateur des cartes et plans au dépôt central d'artillerie, et celle de M. Raffet (Bibl. nat., Est.) nous donnent les drapeaux de ces demi-brigades. Dans toutes, le bataillon du centre eut le drapeau aux trois couleurs verticalement placées bleu, blanc, rouge; les drapeaux des autres bataillons portèrent les mêmes couleurs disposées différemment pour chaque demi-brigade, suite de la tradition de diversité, d'individualité dans les drapeaux, dits d'ordonnance, des anciens régiments. On pourra en juger par la description d'un certain nombre de ces drapeaux.

Au centre de tous étaient deux branches de laurier

(1) Nous avons retrouvé le dessin du drapeau d'un de ces bataillons; le milieu est un carré blanc, chargé d'un faisceau de lieleur lié d'un ruban et surmonté d'un bonnet phrygien trieolores entre deux branches vertes, une large bordure tricolore ayant le bleu à l'extérieur dans ies 2 r.'>i<;s verticaux, el le rouge à : rieur dans les deux côtés horizontaux, les 3 couleurs allant eu s'atnincissant dan- les angles, il porte en haut l'inscription : République française, et en bas : ll Bataillon auxiliaire, département du Nord- Occidental

vertes encadrant soit le numéro de la demi-brigade, soit un faisceau de licteur surmonté d'un bonnet phrygien (1); nous ne répéterons pas cet ornement.

5e demi-brigade. Blanc, vers les angles 4 losanges, 2 bleus, 2 rouges, opposés en diagonale; c'est le drapeau que porta le général Bonaparte au combat d' Arcole en 1796(2). *

9e id. Carré blanc entouré d'une large bordure aux 3 couleurs bleu, blanc, rouge disposées en biais; ce drapeau est conservé au Musée de l'artillerie.

12e id. Traversé en diagonale par 2 minces bandes blanches, 4 autres bandes blanches rejoignant entre eux les milieux des 4 côtés, ce qui divisait l'étoffe en 4 losanges dont 2 rouges et 2 bleus et 8 triangles dont 4 rouges et 4 bleus ; a été le drapeau que porta le général Augereau au combat d'Arcole en 1796.

13e id. Divisé en 6 bandes diagonales; bleu, blanc, rouge, bleu, blanc, rouge.

14e id. Blanc, encadrement tricolore, rouge à l'ex-

(1) Pour la couleur du bonnet, voir aux drapeaux de la garde nationale.

(2) Un arrêté du 7 pluviôse an v donna aux généraux Bonaparte et Augereau, à titre de récompense nationale, les drapeaux de la 5e et de la 12e demi-brigade qu'ils avaient portés à Arcole, conformément à un usage ancien, car dans les Principes militaires, du S. de la Prugne, 1636, on lit, p. 25 : Le porte-enseigne « doit « toujours rendre l'enseigne, si ce n'est après un assaut ou bataille « ou autre effet où il ait montré l'avoir bien gagné, car en tel cas « elle est à lui quand il s'en va ». Le drapeau donné au général Augereau est conservé au Musée de l'artillerie, il porte l'inscription : Arcole, le 25 brumaire an v, et en piqûre, sous les trois couleurs disposées verticalement, le dessin spécial à la 12e demi-brigade.

térieur dans les 2 côtés verticaux, ordre inverse dans les 2 autres.

ltie id. Blanc, bordure de carrés, les 4 des angles bleus, 8 rouges et 12 blancs.

20e id. Le milieu blanc, les 2 côtés extérieurs verticaux servant de base chacun à 2 triangles, avançant jusqu'au tiers de l'étoffe, l'un rouge bordé de bleu, l'autre bleu bordé de rouge.

23e id. Divisé en 4 triangles par une croix de Saint- André blanche, chaque triangle mi-parti rouge et bleu par opposition.

30e id. Blanc, deux losanges bleu et rouge remplissant chaque coin.

32e id. Bleu et rouge séparés par une bande diagonale blanche.

65° id. Divisé en 5 triangles horizontalement, bleu, blanc, rouge, blanc, bleu.

68e id. Bleu, blanc, rouge, horizontalement, le bleu en haut.

69° id. 2 quartiers blancs, 1 bleu et 1 rouge.

72° id. 2 quartiers blancs, chargés d'un Lozange rouge, 2 bleus chargés d'un losange blanc.

78e id. Blanc, 2 losanges de la hauteur de l'étoffe et chacun large environ comme la »v>° partie de l'étoile, divisés horizontalement en bleu et rouge en ordre inverse.

70e id. Divisé en 8 triangles rayonnant vers le centre (en terme de blason, gironé) 4 blanc.-. 1 bleus, 2 rouges.

81e id. Carré blanc, les angles au milieu des cùU;> de l'étoile, les 4 triangles d'angles bleu et rouge en

ordre inverse les couleurs séparées parallèlement aux côtés du carré intérieur.

Le général Bonaparte étant à Milan distribua aux différents corps de son armée des drapeaux sur lesquels étaient mentionnés les combats auxquels ils avaient assisté. Cet acte déplut au Directoire, qui le 3 thermidor an vi rendit un arrêté décidant que les drapeaux ou étendards portant des légendes mentionnant les différentes actions où les corps se sont trouvés, seront déposés entre les mains des conseils d'administration et que les corps ne feront usage que de drapeaux sans devises ni légendes.

Un arrêté consulaire du 21 prairial an x (1802) donna des drapeaux aux demi-brigades d'infanterie légère qui jusque-là n'en avaient pas encore eu. L'arrêté ne dit rien au sujet de la forme de ces enseignes.

En Tan xi un modèle presque uniforme de drapeau fut adopté pour l'armée, les trois couleurs étaient ainsi disposées : un carré blanc ayant ses angles au milieu des côtés du drapeau, des quatre triangles ainsi formés dans les angles du drapeau 2 étaient rouges et 2 étaient bleus. Dans le carré blanc, d'un côté du drapeau était le chiffre de la république française R. F. accompagné de faisceaux de licteur et de branches de laurier, de l'autre côté un trophée en général assez compliqué et variant suivant les diverses armes (1).

(1) Les modèles d'après lesquels nous allons décrire ces drapeaux sont au dépôt de la guerre, et sont accompagnés de la lettre suivante : « A monsieur Barnier, chef de la 4e division au ministère « de la guerre, chevalier de la Légion d'honneur, etc. Monsieur, je

Pour l'infanlerie de ligne : un bouclier or et argent, octogone, allongé, ayant au centre un soleil d'or, sortant de derrière le bouclier, à chaque bout, une tête de coq lançant la foudre par le bec, debout derrière le bouclier un faisceau d'or lié d'un ruban tricolore et surmonté d'un casque d'or à plumes blanches, croisés derrière le bouclier, quatre fusils et deux sabres, au-dessus de ce trophée sur un ruban blanc à revers rouge : République française, audessous du trophée sur un ruban semblable me bataillon, le numéro du régiment aux quatre angles du drapeau. (On voit par cette description qu'alors chaque bataillon avait encore son drapeau.) Ce mo-

rt reçois avec bien de la reconnaissance les objets que vous avés la « bonté de m'envoyer pour me servir dans le tableau dont je suis « chargé, par Sa Majesté, celui de la distribution des aigles; niais « cela ne me suffit pas encore, on m'a bien remis un guidon de « gendarmerie avec le carton qui contient des modèles de drapeaux, < mais il nie faudrait indispcnsablement un drapeau au moins d'in- « l'anterie ou d'autres armes ; il s'en trouve dans le cabinet de Sun « Excellence Monseigneur le Ministre, qui a eu la bonté de me les « faire voir lui-même. C'est de ceux-là plus particulièrement dont « j'ai besoin, et que je vous supplie d'en conférer avec le ministre, ^< qui aura la bonté de me les faire passer d'après l'obligeance « qu'il a bien voulu y mettre. J'ai tends, Monsieur, l'effet de vos a démarches à cet égard, et comptés sur la reconnaissance infinie a et la haute considération de voire très-humble servite

Signé : David, 1er peintre de l'Empereur, le 2 idée. 1906.

A cette lettre est joint l'inventaire de 13 dessins contenus dans le carton susmentionné, el au dos de l'inventaire on lit : «.le reconnais avoir reçu de plus le 10 février 1809 un aigle-drapeau ayant appartenu au 26' régiment d'infanterie de ligne et deux drapeaux

ayant appartenu à la 19* demi-brigade d'infanterie légère.

Signé : David

dèle fut approuvé par le ministre de la guerre le 26 ventôse an xi. Pour l'infanterie légère : dans les angles du drapeau quatre triangles rouges portant le numéro du régiment, dans les angles du carré blanc du centre, à quelque distance du bord, quatre triangles bleus portant des cornets d'or, au centre du carré blanc un soleil d'or entouré de branches de chêne et de laurier, au milieu du soleil un trophée composé d'une épée, deux sabres et deux fusils liés par un ruban tricolore, au-dessus du soleil : République française, au-dessous : Iûe bataillon. Modèle approuvé le 26 ventôse an xi. — Pour l'artillerie, dans les angles du drapeau le numéro du régiment, au centre du carré blanc un soleil d'or chargé d'un trophée composé de branches de laurier vertes, deux sabres, deux canons et un obusier d'or duquel sortent des flammes et un obus d'or lançant la foudre par quatre ouvertures; au-dessus du trophée : République Française, au-dessous me bataillon ; le fer de lance évidé avec une grenade enflammée. Modèle approuvé le 8 germinal an xi. — Pour les sapeurs du génie : dans les angles du drapeau le numéro du bataillon, au centre du carré blanc, sur un soleil d'or un faisceau de licteur lié d'un ruban tricolore et surmonté d'une couronne de laurier verte, sur le faisceau une cuirasse blanche à fraise rouge, deux sabres, deux pioches et deux haches retenus par un ruban tricolore, le tout entouré de deux branches de laurier vertes, au-dessus : République française, au-dessous : Rataillon de sapeurs; le fer de lance évidé avec une pointe de pic au centre. Modèle approuvé le 8 germinal an xt. — Pour les pontonniers :

dans les angles du drapeau quatre losanges bleus portant le numéro du bataillon, chaque losange entouré de deux triangles blancs bordés d'une zone dentelée rouge laissant ainsi au centre un carré blanc chargé d'un bouclier octogone violet bordé d'or portant : le premier consul au me bataillon de pontonniers ; croisés derrière le bouclier un aviron couronné de lauriers, deux ancres et deux haches, le tout entouré d'une branche de laurier et d'une branche de chêne ; au-dessus : République Française, audessous : Valeur et discipline; le fer de lance évidé, une ancre au milieu. Modèle approuvé le 2 frimaire an xii.

La garde consulaire fut composée de corps de toutes armes ; les grenadiers eurent deux drapeaux, dans le carré blanc du milieu était un soleil d'or ayant au centre le chiftre R. F. entouré aux trois quarts de branches de laurier vertes et surmonté de la légende : Garde des consuls sur un ruban blanc ; au-dessous sur la jonction des branches de laurier étaient deux petits faisceaux de licteur sans hache ni bonnet de la liberté, les triangles bleus et rouges étaient semés de grenades d'or et le tout fiait encadré d'une bordure blanche brodée d'or. L'infanterie légère de cette garde eut deux drapeaux du même genre : seulement la bordure, au lieu d'être blanche, était ccrle, les deux triangles rouges étaient semés de cornets d'or et un cornet était placé au-dessous dos faisceaux.

Le 28 floréal an \u (10 mai 1801) lïjnpire fut proclamé par le Sénat et le Ier consul Bonaparte fut nommé empereur. Plusieurs modèles de drapeaux

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