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Etend art Gardes de Louis XII
Etendart des Chevau-Ié£ers de la Gardf
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etairesdeh 2e Compagnie
avait, pour ainsi dire, plus de soldats à pied, puisque, d'après les ordonnances des rois, les fiefs n'étaient point obligés d'en fournir. Les armées se composaient presque exclusivement de gens d'armes, armés de pied en cap, c'est-à-dire de cavalerie (1). »
Jusqu'à l'époque des croisades nous n'ayons que peu ou point de renseignements sur les bannières ou étendards; voir, plus haut, p. 30, ce que nous disons des bannières normandes reproduites dans la tapisserie de la reine Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant (1066). La forme quadrangulaire, plus longue que large, le côté long attaché à la hampe, portant des armoiries, prévalut au XIIIe siècle. Nous donnerons ici comme exemple celle de Thibaut, comte de Blois, vivant en 1205 (Bibl. nat. Est. 0. a, 9) (Voir les bannières que nous avons déjà citées, p. 34, 43, 51).
Les bannières n'étaient pas toutes surmontées d'un fer de lance, car Joinville dit dans le récit de la bataille de la Massoure. « Or avint encore que uns « miens bourjois de Joinville m'aporta une banière « de mes armes à un fer de glaive ; et toutes les foiz « que nous voiens que ils pressoient les serjans, « nous leur couriens sus » {Hist. de saint Louis, publiée par la Société de l'hist. de France, p. 86) (2).
(1) Général Susane, Hist. de Vinf. fran., t. i, p. 7, 12.
(2) Quelquefois la bannière était attachée à la propre lance du chevalier, d'autres fois elle était portée devant lui par un écuyer. Froissart, dans le récit delà mort du sire de Beaujcu (1351), dit : Le sire de Beaujeu, monté sur un coursier, et « sa bannière devant lui ». s'arrête devant ce fossé en face des Anglais, 11 descendit ôo
En 1248, les armoiries n'étaient pas seulement sur les bannières des chefs, elles étaient quelquefois répétées sur les pennons, ou fanions des lances de leurs hommes. « Un pennoncel de ses armes batu à or » (ibid., p. 56.) Cet usage se continua longtemps : en 1390 lors de l'expédition du duc de Bourbon contre Tunis, « Grande beauté était à voir ces bannières, ces pennons de soie et cendal, armoyés des armes des seigneurs ventiler au vent et flamboyer au soleil. » (Froissart, ms. de la Bibl. de l'Arsenal). En 1398, nous voyons donner « à ung paintre pour « avoir paint XXIII penonceaulx aux armes de Mon- « seigneur (Jean, duc de Berry), S s. t. Pour estan* « dars, 13 d. t. (Comptes de l'hôtel des Rois. pub. par la Société de l'hist. de France, p. 317).
Les bannières du roi, des grands vassaux, des seigneurs, des bannerets, telles étaient pendant tout le régime féodal les enseignes qui guidaient les chevaliers, bacheliers, écuyers, gens d'armes ; chacun suivait celle à laquelle il devait le service à cheval el dont le fanion de sa propre lance répétait l'image ou au moins les couleurs.
A la suite de transformations successives le ser-
cheval et « dit à celui qui portail sa bannière : Avant, bannière î » Peu après il l'ut renversé el dit à son frère Guichard : Beau frère, « je suis navré à mort, si je vous prie que vous releviez la ban- « nière de Beau jeu qui jamais n'a fui el me vengiez!... Guicharl ■ s'en vint à la bannière de son frère, qui était d'or au lion cou- « ronné el endenté de gueules, la prit par la hampe, la leva en l'air « el la bailla à un sien écuyer, bon homme d'armes. » (Chroniques Froissart, pub. par la Soc. de l'hist. de France. I. if, p. U8 190 I
vice féodal à cheval fut remplacé par le service permanent d'une cavalerie soldée (1). Nous allons donner par corps, et par ordre chronologique dans chacun, la série des étendards de la cavalerie aux diverses époques.
Gardes.
En outre des lances remplissant le devoir féodal, les rois ou princes avaient à leur solde dès le XIIIe siècle des chevaliers qu'ils maintenaient en pied tant que durait la guerre pour laquelle ils avaient besoin de leur service. On en trouve une preuve dans la liste des chevaliers enrôlés par Alphonse, comte de Poitiers, en 1242, pour l'aider dans la guerre qu'il avait à soutenir contre le comte de La Marche et le roi d'Angleterre (Arch. nat. J. 317, n° 62, Trésor des chartes), à cette pièce est joint le dessin de la bannière d'Alphonse, (ci-dessus, p. 35).
A la même époque, 1248, mangeaient en l'hôtel du roi des chevaliers soldés par lui et retenus pour combattre auprès de lui (Joinville, Hist. de saint Louis pub. parla Société de l'hist. de France, p. 157), il paraît même qu'il avaient déjà des « cottes et hargaus » pareils. Ils marchaient directement sous la bannière du roi ou sous celles des grands officiers de l'hôtel. Dès 1231 faisaient partie de l'hôtel, 43 chevaliers, 11 écuyers, 12 archers, 24 arbalétriers,
(1) Pour se rendre bien compte de toutes les transformations de la cavalerie en France il n'y a qu'à lire Y Histoire de la cavalerie française, par le général Susane, Paris, 1874, Hetzel,
21 sergents d'armes (Pallia militum Hospitii domini régis Ludovici. Bibl. nat., ms. Clairambault VII, voL 60). C'était un commencement de gardes (1). En 1313, ils étaient désignés sous le nom de « milites de curia régis, ou milites de familia régis » (Chronique de saint Martial, édit. de la Société de l'hist. de France, p. 183).
En 1317 fut fait un « rôle des gens d'armes de l'hôtel du Roi amenés par certains seigneurs y nommés. »
Le premier compte de l'hôtel de Charles VI (du 1er octobre 1380 au 1er juillet 1381) contient la mention de « messire Jehan de Blaisy, chevalier, capi- « taine de 6 chevaliers et 13 escuiers, gens d'ar- « mes estans en la compagnie du roy, aabaliestriers a (arbalétriers) et sergens d'armes (2). »
En 1385, lors du mariage de Charles VI (voir plus haut, p. o3) Froissart désigne les gens d'armes de l'hôtel du Roi par le nom de Chevaliers du Soleil for, ils portaient en effet sur leurs cottes d'armes et sur les pennonceaux de leurs lances le soleil, emblème adopté par ce roi. C'est sans doute cette compagnie qui ligure encore à l'entrée de Charles Vil à Rouen, en 1449, avec un « panoncel vermeil à soleil d'or » attaché aux lances (Cérémonial Français, p. 001) et
(1) Nous no prétendons pas dire qu'il n'y on oui pas sous les deux premières races de nos rois; mai- s'il \ on eut nous en issez difficile de Bavoir quelles étaient Leurs enseignes.
(2) Comptes ,L r Hôtel det Rois, publiés pai M !.. Dou< : pour la Société de l'hist. de France, 1868 p 126, 1l2T,
dont parle Mathieu d'Escouchy (1) : « La plus grant « garde du roy III cents lances qui avaient sur leurs « sallades chacun une cornette de taffetas vermeil et « ung soleil d'or (2). »
Sous Louis XI (3), Charles VIII (4) et Louis XII on retrouve souvent le corps des « gentilshommes pence sionnaires » ou « gentilshommes de la maison du « roi » ou « gentilshommes de l'hôtel du roi, or- « donnés pour la grande garde de son corps » ; en 1507 leur étendard, long et fendu en deux pointes, était jaune et rouge à l'image de saint Michel, avec un soleil rayonnant et un porc épie couronné (Miniature du ms. de la Révolution de Gênes, Bibl. nat. Fr. 5091).
Dans le compte de l'hôtel du roi de 1383, terme de la Saint-Jean, « 8 livres parisis sont données à « messire Gauvain de Dreux, chevalier, maistre « d'ostel, pour ses despenz faiz en alant d'Orléans « à Paris convoiér les Escoz qui estoient devers le « roy (5) »; Charles VI avait déjà pour sa garde
(1) Chronique publiée par la Société de l'Hist. de France, 18G3.
(2) Voir plus haut p. 58.
(3) Etat des gentilshommes de l'hôtel du roi de la nation de Picardie estant présentement sous la charge de Mr de Cordes que paye Lancelot de Baconel pour l'année commençant au mois d'octobre 1481 (Bibl. nat., ms., Béthune, 8447).
(4) A l'entrée de Charles VIII à Florence « les cent gentilshommes « estoient tous armez et montez sur de très-bons chevaux bardez « de diverses parures, ung chacun scelon leurs couleurs ou autre- « ment leurs blazons de armerie » (Brantôme, pub. par la Soc. de l'Hist. de France, t. n, p. 304).
(5) Compte de l'hôtel des rois, p. 213, Suivant la Plainte des
immédiate un certain nombre d'archers écossais, un corps de troupe de cette nation fut amené en France par Jean Stuart, comte de Bucan. Charles VII après son avènement « ne tarda pas à créer la compagnie « des gens d'armes écossais (1), elle eut pour capitaine, en 1440, Robert Pathloc, natif de Dundee.
Louis XI augmenta sensiblement la compagnie écossaise et lui conféra de nombreux privilèges ; en 1473 il forma une première compagnie française de sa garde du corps, dite « petite garde du roi », commandée par Jean de Blosset, seigneur du Plessis Pathé, il en ajouta une autre en 1475, commandée par Louis de Graville (2).
En 1486, lors de l'entrée de Charles VIII à Troyes, l'étendard de la garde écossaise était « long d'une toise, ronge, blanc, vert, à l'image de saint Michel, et un soleil auprès. >> (Cérémonial fr., p. 077) (3).
En 1507, les gardes de Louis XII avaient un étendard ou pennon carré, rouge lie de vin à un s rayonnant d'or. (V. le ms. de la Ré vol. de Gènes, déjà cité).
En 151 5, lors de l'entrée de François lor à Paris,
Hante* écossais, sainl Louis aurait eu auprès de sa personne vingtquatre archers du corps appartenant à cette nation.
(1) Fieffé, Histoire des troupes étrangères ai 1854, i. [, p. 35.
(2) Abrégé chronologique... de la maison du Rot... par l'abbé i pippre de Neuville, Liège, 1734, Bibl. nat., L. F. ~ t. i.
(3) On verra plus loin, qu'en 1449 figuraienl dans la garde du roi 190 archers avec hoquetons el plumets de ces mêmes couleurs rouge, Wancel vert, c'était probablement làlagard
formée avant I 110, comme nous venons de le dire,
après son couronnement, on voit que la garde écossaise portait un sayon de drap blanc brodé d'orfèvrerie, des chausses blanches et sur ses salades des plumails blancs ; Jean Stuart d'Aubigny, son capitaine, était également vêtu de blanc, avec la salamandre brodée devant et derrière, l'étendard n'est pas mentionné (Cérémonial fr., p. 266). Les archers de la garde et ceux qu'il avait avant d'être roi avaient des guidons à ses couleurs, blanc, jaune et rouge. Le Cérémonial fr. (p. 266) ne dit pas s'ils étaient chargés de soleils, chiffres ou devises. Ce roi forma de son ancienne compagnie d'ordonnance, commandée en 1515 par Raoul de Vernon, seigneur de Montreuil- Bonin, une troisième compagnie française des gardes, ce qui en porta donc le nombre à quatre.
La compagnie des archers de sa garde avant d'être roi, commandée par Ghavigny, devint la 5e compagnie des gardes ; mais elle fut fondue avec les autres en 1545.
En 1549, dans le récit de l'entrée de Henri II à Paris, le Cérémonial fr. mentionne les gardes du roi avec leurs enseignes et guidons, qu'il ne décrit pas, mais il est probable que ces enseignes étaient aux couleurs du roi : blanc et noir et chargées de sa devise, le croissant couronné traversé d'une épée posée en pal. (Voir plus haut, p. 64.)
Aux funérailles de Henri IV, à la suite de toutes les cornettes, étendards, bannières, etc., figuraient « les 4 drapeaux des 4 compagnies des archers (1)
(1) Par ordonnance du roi. de 1598, les gardes du corps étant
« de la garde du roi de 4 différentes couleurs , as- « çavoir rouge, ver de, bleue, grise. » (Favyn, Théâtre d'honneur, p. 1869.) Favyn ne dit pas de quels emblèmes ces drapeaux étaient chargés, mais il est bien probable qu'on y voyait la devise de Sa Majesté, « qui « étoit une H couronnée, entrelacée de deux scep- « très en sautoir et d'une épée en pal sur le tout, en « riche broderie d'or de Gypre, avec cette légende : « Duo protegit unus. » (Ibid., p. 1865). On voit plusieurs exemples de ces chiffre et devise dans le volume d'Estampes du Roy Henry IV, recueil de Cangé, Bibl.nat., impr. L. b. 35/23.
On peut supposer sans trop de présomption que ce drapeau de couleur grise était en réalité blanc, car depuis cette époque ce fut le privilège de la compagnie écossaise, comme lre compagnie des gardes du corps, d'avoir enseigne blanche, et de porter aux armes « la crépine de soie blanche, qui est la couleur coronelle en France. » (Plainte des gardes écossais.)
Nous n'avons trouvé aucun renseignement sur les étendards des gardes du corps pendant le règne do Louis XIII; mais, depuis Louis XIY jusqu'en 1791 (1), ils ne varièrent pas, ils portèrent le soleil, emblème choisi par Louis XI \\ et hi devise : Nec pluribus impar, entourés de riches broderies or et argent, les franges
à cheval, outre les pistolets à l'arçon de la Belle, (levaient porter, ainsi <|ifils portaient anciennement, des javelines do r> pieds 1/2 & Ici- triangulaire, sans poignée, toul unies (Milice Fr., V. Daniel). (I) Voir les drapeaux, étendards cl guidons dessinés avec un grand luxe sous Louis \l\ . Louis W et Louis W I îés à la
bibliothèque du Dépôt de la guerre.
et glands étant aussi or et argent. La lre compagnie eut ses étendards blancs, et les gardes portèrent la bandoulière à carreaux d'argent et de soie blanche, dans les autres compagnies, les étendards furent verts pour la 2e, bleus pour la 3e, jaunes pour la 4e. Le nombre des étendards dans chaque compagnie varia de 6 à 1 ; ainsi, en 1738 et 1763, chaque compagnie en avait 6, et, au moins dans la lre compagnie, ils n'étaient pas tous de même forme, car celui « de la (( lre brigade, commandée par le 1er enseigne de la « compagnie écossaise, n'est pas carré, mais plus « long que large et fendu par le bout, » dit le P. Daniel (Milice fr., t. II). Lemau de La Jaisse (1741) donne l'étendard de cette compagnie, et un autre qu'il appelle ancien étendard , il est fendu en deux pointes , ne porte pas de soleil , mais seulement 3 fleurs de lis, c'est peut-être la l'étendard du temps de Louis XIII. En 1781, il y avait deux étendards par compagnie ; en 1788, il n'y en avait plus qu'un seul (1). Ces compagnies furent supprimées le 12 septembre 1791.
En 1814, Louis XVIII rétablit la maison militaire du Roi, et, jusqu'en 1830, les étendards des gardes du corps furent tels que nous les avons décrits
(1) Pour ces étendards et tous ceux que nous donnons ci-après, voir: Hoffmann, Maison du Roi, etc., Bibl. nat., est. O,a,105; Abrégé de la carte du militaire de France, par Lemau de La Jaisse, publ. annuelle commençant en 1735 ; Etat des troupes ou Etat militaire de France, de 1748 à 1789; Collection de dessins de drapeaux ou étendards conservés à la bibliot. du Dépôt de la guerre ; Tableau militaire des drapeaux, étendards et guidons, par Chaligny, 1771.
(p. 124), il yen eut deux par compagnie jusqu'en 1819. Les 5e et 6e compagnies, créées en 1814 pour les maréchaux Berthier, prince de Wagram, et Marmont, duc de Raguse, furent supprimées en 1815 ; après l'avènement de Charles X (I824j, ce roi forma une 5e compagnie des gardes qu'il avait avant d'être roi; elle eut le rose pour couleur distinctive sur son étendard et sur ses bandoulières.
Gens d'armes de la gardé du mi, formés en 1602 pour la garde du dauphin, entrés dans la garde du Roi en 1611 ; 4 étendards, blancs, la foudre sortant d'un nuage ; devise : Quo jubet iratus Jupiter, broderies or et argent (4 et. en 1763, un seul en 1781), corps licencié le 30 septembre 1787, rétabli en 1814 et supprimé définitivement en 1815.
Chevau-légers de la garde, compagnie amenée de Navarre en 1570, et qu'en 1503 Henri IV substitua, sous le nom des 60 chevau-légers pensionnaires du roi, aux 200 gentilshommes, dits au bec de coi bin : elle fut supprimée en 1787. En 1610, les flammes des lances étaient de deux couleurs, violet en haut et blanc en bas; nous n'avons pas retrouvé leur cornette (1) à cette époque ; 4 étendards bleHS, au centre un cartouche octogone blanc contenant un nuage d'où sort la foudre, broderies et franges or et argent i sous Louis XIV); 4 étendards blancs, au centre un cartouche octogone de couleur représentant en broderie des géants écrasés sur une montagne par la foudre
(1) Voir inir., p. vm. potar le nom (tes enseignés des chêVMlégere.
qui tombe du ciel; devise : Sensere gigantes (en 1753), corps supprimé en 1787.
Mousquetaires de la garde du Rot, lre compagnie formée en 1622, supprimée en 1646, rétablie en 1657, 1 drapeau et 1 étendard blancs; d'un côté, le soleil et la devise : Nec pluribus impar ; de l'autre, un mortier lançant une bombe sur une ville, devise : Quo ruit et letbum ; 2e compagnie, entrée au service du roi en 1662, 1 drapeau et 1 étendard blancs; d'un côté, comme ceux de la lre compagnie; de l'autre, un faisceau de flèches rouges liées d'un ruban bleu, devise : Alterius Jovis altéra tela, broderies or et argent. Lorsque les mousquetaires servaient à cheval, l'étendard déployé tenait la droite du drapeau qui restait plié; lorsqu'ils combattaient à pied, le drapeau était déployé et marchait à droite de l'étendard plié. Les mousquetaires ont été supprimés en 1775(1).
« En 1665, la lre compagnie avait la casaque grise « et l'autre la casaque noire ; elles eurent aussi la ca- « saque en buffle; elles furent pareilles en 1673, la « lre compagnie ayant le galon d'or et la 2e le galon « d'argent ; elles conservèrent la casaque longue jus- « qu'en 1688. » (Abrégé chronologique... de la Maison du Roi..., par l'abbé Lepippre de Neuville, 1734). De là l'usage de dire mousquetaires gris ou mousque-
(1) Les étendards que nous décrivons sont ceux que ce corps avait en 1741 et 1753. Nous mettons dorénavant entre parenthèses la date des étendards décrits, car ils ont souvent changé en même temps que les chefs de corps et, par conséquent, ce qui était exact à une certaine date ne le serait pas toujours à une autre.
taires noirs pour désigner l'une ou l'autre compagnie ; les chevaux aussi étaient gris pour la lre compagnie et noirs pour la 2e.
Grenadiers à cheval de la maison da roi, formés en 1676, supprimés en 1770, 1 étendard blanc (1733), une bombe éclatant, devise : Undique terror, (indique lethum, broderies or et argent.
L'acte constitutionnel du 1er vendémiaire an iv, par son article 166, accorda au Directoire une garde de 120 hommes à pied et 120 hommes à cheval. Elle fut commandée par un général de division, un adjudant général, 6 chefs de bataillon, etc. Nous n'avons pas encore trouvé ses enseignes, non plus que celles des 2 bataillons (de 600 hommes chacun) des « Grenadiers près la représentation nationale » , garde du Corps législatif à la même époque,
En l'an VIII (1799-1800) la garde consulaire (1) comprit :
Deux bataillons de grenadiers, un bataillon de chasseurs à pied, avec 3 drapeaux ; six compagnies de cavalerie, en trois escadrons, avec 3 étendards, dont un bleu, ayant au centre un soleil d'or, sur lequel se voyait un faisceau de licteur surmonté d'un casquedfor et accompagné de deux drapeaux aux trois couleurs bleu, blanc, rouge et de deux étendards rouges ; audessous du faisceau le chiffre R. F., en fort polîtes lettres ; au-dessus du faisceau la légende : Garde des consuls, sur un ruban blanc à envers rouge, le tout
(1) Sous Ks ordres du « citoyen Lannes, lieutenant général, commandant en chef». (Alm&tuuh national, an x. p. 149.)
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