‹ Les droits de l'Eglise dans la "question manitobaine" [microforme]Chapitre 1 sur 16 · DANS LA · texte numérisé non relu

DANS LA

QUESTION MANITOBAINE ”

Notre travail sur la # Campagne Politico- Religieuse de 1896-1897 ” ne serait pas complet, si, dans cette cinquième et dernière étude sur la question scolaire au Manitoba, nous ne traitions des droits de l'Eglise dans l’espèce et si nous ne faisions connaître sa doctrine, telle qu’elle se manifeste dans les encycliques des Souverains Pontifes et dans les mandements et les cireulaires des Evèques de notre pays.

Que les catholiques aient l’impérieux devoir de suivre, en pareille matière, la direction que leur donne l’Episcopat, cela découle naturellement et nécessairement des droits indéniables de l Eglise.

La démonstration est facile.

Il n’y à qu’à s'adresser à la raison humaine.

Ce que démontre le droit naturel.

:” C’est énoncer un principe élémentaire universellement reconnu, que de dire que dans toute société le pouvoir doit être proportionné à la fin que la société se propose d'atteindre.

I] faut entendre ici par pouvoir l’ensemble des droits que possède la société, que ces droits proviennent de la société même : — source intrinsèque du pouvoir — où qu’ils soient le résultat de certaines conventions : -— source extrinsèque du pouvoir.

En vertu de sa nature, c’est-à-dire de source intrinsèque, toute société a le droit d’exiger tout ce qui lui est nécessaire pour atteindre complètement sa fir.

Or, pour arriver à ce résultat, il lui faut un triple pouvoir :

1° Celni de proposer, sous forme obligatoire, des moyens qui conduisent à sa fin :— pouvoir législatif :

2° Celui d'exiger l’application convenable de ces moyens, suivant le mode et dans le sens de l’autorité qui les propose :—pouvoir judiciaire:

8° Celui de contraindre par la force ceux qui refusent de les appliquer et de réprimer ceux

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