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qui essayeraient de lui créer des entraves :— pouvoir co1ctif.
Cette nécessité du pouvoir, comme moyen d’atteindre la fin,n’en limite pas l’étendue,c’est la fin elle même qui la règle et la détermine.
En effet, la fin est l'élément principal de toute société, la raison d’être de celle-ci ; c’est elle qui détermine la nature des moyens, leur proportion et leur utilité.
Nous voyons de suite que de leur nature les moyens sont subordonnés à la fin.
Il nous est maintenant facile de tirer la conclusion.
Le pouvoir, dans toute société, estun moyen que de sa nature elle a pour atteindre sa fin. C’est un moyen qui doit être subordonné à la tin.
Donc dans toute société le pouvoir—quelle que soit sa source :—intrinsèque ou extrinsèque —quel qu’il soit de sa nature : --législatif, judiciaire où coactif—doit être proportionné à la fin que la société se propose d’atteindre.
Voilà son étendue.
x + Si l’on jette maintenant un regard sur toutes
les sociétés qui existent aujourd’hui sur la surface du globe, la plus simple observation
oo
nous fait voir qu’il existe deux sociétés supérieures dans lesquelles toutes les autres sont renfermées :
1° La société religieuse —l Eglise ;
29 La société civile—} Etat.
En effet, si les hommes s'unissent, forment F ip? , , . \ 7° ,e des sociétés, c’est pour travailler à l'acquisition des biens qui leur donnent le bonheur.
Mais tous les biens qui forment le bonheur de l’homme sont nécessairement compris ou dans le bonheur éternel où dans le bonheur | temporel. Or, la société civile et l'Eglise se
\ . . … partagent à deux l'acquisition de ce double
bonheur : la société civile en ayant pour fin le ) bonheur temporel, et l'Eglise, le bonheur spiri-
i | tuel. L
Done, l'Eglise et la société civile comprennent toutes les autres sociétés.