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et
alternative de livrer la foi de leurs enfants à l'influence délétère de l’école neutre, ou de continuer les sacrifices qu’ils se sont héroïquement imposés depuis six ans, ponr conserver leurs écoles catholiques.
‘ Malheureusement, la crise qui sévit au Manitoba plus encore peut-être qu’ailleurs, a réduit ces braves gens à un état de gène et de pauvreté qui fait craindre que bientôt le fardeau ne soit trop lourd pour leurs épaules.
‘ Pouvons-nous, chers collaborateurs, être indifférents aux maux dont souffrent ces frères, en haine—je ne crains pas de laffirmer—de leur foi et de leur nationalité ?
‘ Au reste, la persécution qu’une poignée de fanatiques sectaires fait peser sur cette chère province des prairies, n’est que le prélude d’une campagüe habilement organisée pour détruire, les unes après les autres, les libertés civiles et religieuses dont nous jouissons ; et, conséquemment, la cause de nos frères de là-bas devient doublement la nôtre.
‘ Pour ces motifs, je viens avec confiance, malgré les immenses sacrifices que vient de vous inspirer la piété filiale dont vous honorez votre évêque, solliciter de votre générosité un secours immédiat qui, en permettant au vénérable archevêque de Saint-Boniface de pourvoir
aux besoins les plus pressants de ses écnles, soit, de la part du clergé, un acte d’énergique protestation contre le lâche abandon des droits de la minorité catholique manitobaïne.”
(d)—La circulaire de Mgr Gravel :
Sa Grandeur Mgr Gravel, évêque de Nicolet, a aussi adressé à son clergé nne circulaire où se lit ce qui suit au sujet des écoles du Manitoba :
‘ Vous savez que Mgr Langevin a été dans l'impossibilité d’accepter les écoles qu’on veut donner aux catholiques de son diocèse. Il est dit dans le projet de règlement qui a été fait sur cette matière, que toutes les écoles du Manitoba seront neutres, c’est-à-dire qu’il ne sera pas permis d’y parler de religion, excepté après la classe, si les enfants veulent rester, si les commissaires et les contribuables .y consentent, et si le curé trouve le moyen d’aller lui-même ou d’envoyer quelqu’autre, chaque jour, faire le catéchisme durant une demi-heure après la classe. Voilà des conditions difliciles à réunir, et qui n’auraient pas d’autre résultat, alors même qu’on réussirait à les réunir, que de faire prendre la religion en dégoût par les enfants catholiques, car ils seront obligés d’être au catéchisme quand leurs petits compagnons protestants seront à jouer.
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‘ Il cst dit, en outre, dans ce projet, que dans les endroits où il y a vingt-cinq enfants catholiques à l’école, on pourra avoir un maître catholique. Mais il est interdit à ce maître de dire un mot de religion durant la ciasse, ou de se servir de livres catholiques pour instruire les élèves. Je me contente de signaler ces deux points pour montrer que ces écoles sont essentiellement hostiles à l’idée catholique. Aussi, Mgr Langevin, qui est de la race des apôtres, a répondu par le non possumus apostolique à ce projet de règlement qui décrète l'abolition de toute école catholique dans le Manitoba.”
(e) La circulaire de Mgr Blais :
Sa Grandeur Mgr Blais, évèque de Rimouski, a dénoncé dans les termes suivants le règlement Laurier-Greenway :
‘ Comme vous le savez tous aussi bien que moi, malgré tant de promesses emphatiques, la question des écoles du Manitoba n’est point réglée suivant les droits de l’honneur et de la justice. L’entente survenue entre les représentants du gouvernement central d'Ottawa et du gouvernement local du Manitoba n’est qu’un sacrifice sans compensation acceptable des droits et des intérêts de nos coreligionnaires de cette province. Aussi les termes ct les conditions de cette entente, qui n’est qu’une lâche
et honteuse capitulation accomplie dans l’ombre et le secret, n’ont-ils été révélés au public que lorsque ses auteurs eurent acquis la certitude que les ennemis de notre religion et de notre race leur aidecraient à les imposer À une minorité persécutée ct spoliée depuis six ans. C’est pourquoi l’intrépide archevêque de St- Boniface s’est empressé de protester, comme il l’a fait, contre ce scandale sans pareil dans les annales de notre histoire. Fort de lappui du Saint-Siège qui ne peut faillir, et de la sanction du plus haut tribunal de l'empire de notre Gracieuse Souveraine, il l’a réprouvé au nom du droit civil, ecclésiastique et divin ; il l'a flétri autant qu'il le pouvait, avec la dignité et l’autorité de sa charge de premier pasteur des Âmes de son diocèse. Et pour vous convaincre que cet act: solennel et rigoureux de son ministère sacré n’a été dicté à ce vénérable prélat que par l'extrême gravité de ses responsabilités devant Dieu et devant les hommes, qu’il me suffise, sans entrer dans plus de détails, d'attirer votre attention sur le fait que le prétendu règlement de la question des écoles du Manitoba ne comporte autre chose en définitive que la criminelle sanction de l’établissement, pour les catholiques de cette province, « d’écoles neutres ” que la sainte Eglise a toujours répudiées et condamnées.”
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(f) La circulaire de Mgr Larocque :
Sa Grandeur Mgr Larocque, évêque de Sherbrooke, a adressé à son clergé une circulaire qui contient le passage suivant :
‘ Mes chers Collaborateurs,
Votre empressement à répondre à mon appel en faveur des écoles catholiques du Manitoba et la générosité de la réponse elle-même me prouvent que vous comprenez bien limportance de la cause pour laquelle Mgr lArchevêque de St-Boniface, fort de l’appui de tous ses collègues de l’épiscopat canadien, combat avec une vigueur vraiment apostolique. Espérons que les aumnes jointes à la prière auront enfin raison de linjustice, de la persécution dont souffrent nos frères du Manitoba, et que leurs écoles séparées, honteusement sacrifiées par le soi-disant règlement Laurier- reenway, leur seront rendues.”
(g)—Ta circulaire de Mgr Labrecque :
Du Progrès du Saquenar : ÿ
‘ Dimanche dernier, le très révérend M.
Belley, vicaire général et curé de la cathédrale, a lu en chaire certains passages d’une circulaire que S. G. Mgr Labrecque a adressée à son clergé au sujet du soi-disant “ Règlement ” de la
question scolaire manitobaine et dela condamnation du livre de M. I.-0. David par les Congrégations de l'Index et du Saint-Office.
Dans cette circulaire il est dit en substance : Malgré l'appel que je viens de faire À votre inépuisable charité en faveur du monastère de Roberval, j'ose encore vous proposer une autre bonne œuvre en faveur des écoles du Manitoba. Vous auriez droit de me reprocher, en cette circonstance, de ne pas suivre l'exemple donné par mes vénérables collègues du Dominon, et en particulier par mon illustre Métropolitain. C’sst pourquoi, en attendant qu’on organise les secours d’une manière régulière, je demande à chaque curé $5 ; à chaque missionnaire, $2 ; à chaque communauté religieuse, $10.”
‘ À l’appui de sa demande, Sa Grandeur cite en partie la circulaire que Mgr Bégin a adressée au clergé de l’archidiocèse de Québec pour la même fin, et dans laquelle lillustre prélat déclare qu'aucun évêque ne veut nine peut approuver “le règlement en question qui, dit-1l, ne repose en définitive que sur un abandon injustifiable des droits les mieux établis et les plus sacrés de la minorité catholique.”
(4) La circulaire de Mgr Laflèche :
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