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Les Droits des Arpad: (Crouy - Chanel de Hongrie)

« Celai qui souffre une coutumélie » par sa patience, incite les antres à » triompher de sa honte... S'il eût • » répondu au premier qui s'est atta-

» ché à lui, il eût fermé la bouche » aux autres. »

Apologie de René Hbrpin pour la République de J. Bodin. Genève, 1629.

Ce travail n'était point une œuvre de passion politique ? c'était une étude consciencieuse faite par son auteur, plutôt en prévision des éventualités de l'avenir que pour surexciter les agitations du présent. Et cependant les portes de la patrie lui ont été fermées avec une violence inouïe.

J'ai dénoncé à l'Europe clans le journal les Nationalités de Turin, du 12 juin, cet abus d'autorité, cette « ivresse de bon plaisir » pour me servir de ma propre expression. J'ai donné de la circulaire de M. le lieutenant royal de Hongrie, n° 9010, l'extrait suivant:

« A kézhez jutando példanyok szoros lefo-

«Alamain venant des exemplaires rigoureusement glalâsa mellett azon személyeket nekem haladé saisir; en même temps ceux personnes à moi tout ktalantd megnevezze, kik ezek ellen meginditando suite nommer qui ceux contre faire bûnvâdi eljârâs gyorsan foganatba accusation criminelle "procédure internent effectuer vétethessen. »

on puisse. »

Cette citation n'a point été démentie ; Son Excellence faite? èffù Je 8. M; l'eupefeUr d'Autriche a passé condamnation ; toutefois, je lui ai adressé directement un exemplaire du journal.

Je la Reproduis*

il est fcôn de ÔÔÛ86ÏV6Ï aUx fils des jposcrits le Souvenir, 1m témoignage» des misères qu'ont endurées leurs pères, potïP qtills comprennent bien ce que ?âttt llndépendaïlôè d€ la patrie et à quel haut prix il faut l'estimer.

Aujourd'hui, devenu acquéreur de l'œuvre du baron Nyary* qu'il a tenu à rendre plus complète, j'fen dttme une nouvelle édition.

Je «rois aussi devoir la faire précéder de quelques observations préliminaires sur la situation faite aux fils d'Àrpab en général, et principalement au prince de Crouy-Ghanel, que la Gazette de Vérone a surnommé, avec plus d'esprit que d'habileté, AUGUSTE SANS TERRE, surnom qui a «mené cette réflexion, qu'AUGlîSTE ne serait pas SANS TERRE si on lui restituait les 300 lieues de superficie de terrain, la principauté de Bihar, que l'ufcé de ses aïeules, ta fille de Men-Marot, apporta en dot à Zoltaa et dout la maison d'Anjou hérita primitivement* en ouvrant la succession par le potymrdtf par le poison (1),

On nous a inspiré dtos nette enfance la h&ine dei

i m ■ i •— m t i*i i ii i i i .i ■• ! i m .vin..-.

(1) Je ferai observer à la Gazette de Vérone que les premiers croisés <juî, à la vfti* de PiefrU l'Berniite, se dirîfcefent ed ÎD96 Yèft Gensta&Utrofto} se rangèrent eons les ordres de Gaatbier Séné Avoir> lequel ne se croyait pas plus offensé par cette ironique épitbète que Jean Sans Terre et que tant d'autres qui n'ont pa* trouvé tknft tlfe riches apanages l'origine de leur éblouissante fortune, — NajteUen I er

Néron; des Caligula, des Caracalla, des Héliogabale ; il faut que nos neveux sachent que ces monstres ont eu leurs émule» au xir* siècle et à bien d autres époques encore.

Toutefois, il faut le reconnaître, la hache du bourtmi est moins activé de nos jours; mais la plume de la calomnie lui vient m aide» et Dieu sait le zèle avec lequel elle fonctionne*

* Calomnié^ il en reste toujours quelque chose. * Les « forbans du mmde littéraire » le savent bien, et ils gagnent leur salaire en conscience.

a £ommènt voulez-vous que je m'accroupisse » assez bas pour ine mettre au niveau de ces mal*- » heureux » ai-je dit dans les Nationalités du 82 juin, ♦. > * . ■. Les calomniateurs se sont traînés encore un peu plus bas dans la fange, et ils continuent leur couvre.

Sans doute, il reste toujours quelque chose de la Calomnie ; mais lorsqu'elle se fait si abjecte, lors*qu'ellë revêt un certain caractère, non-seulement elle n'est plus dangereuse, mais encore elle a le privilège de surexciter le sentiment honnête des hommes loyaux et indépendante ; le calomniateur a manqué son but) la flèche empoisonnée se retourne contre lui-même,, et le mépris public fait justice de sa lâcheté.

Un bit saillant de cette guerre de bandits litté-

a sollicité des lettres de recommandation auprès du citoyen Aubry, à l'effet d'obtenir du drap pour la confection d*un costume gratuit; Talma lui prêtait des pièces de cinq francs, et le nom du grand empereur figure, assure-t-on, sur les registres du Mont-de-Piété ; ce qui est plus honorable que d'émarger, plus ou moins honteusement, tomme te font cttttinti écrivains.

raires, c'est que pas un n'a la franchise de faire connaître l'attaque à la victime; c'est que tout cela circule à l'étranger et qu'on n'est prévenu qu'après coup. La balle est partie de derrière un buisson, le meurtrier, l'assassin moral reste inconnu.

Ceci, on le comprend, ne s'adresse point aux journaux en général. Cependant, qu'il me soit permis de dire, moi l'un des doyens de la presse militante, que, en écrivain qui s'estime lui-même et qui tient à être estimé, je n'ai jamais écrit une ligne contre un homme sans m'imposer l'obligation de le mettre à même de réfuter mon assertion. Pourquoi les écrivains n'adoptent-ils pas tous cette règle de conduite?

Puisque je récrimine, je dois une mention toute spéciale aux journaux qui ont reproduit une fantasia de compte rendu d'audience dans un procès civil non soutenu par le prince de Crouy devant le tribunal de première instance de la Seine; je ne veux pas rechercher quelle est la feuille qui la première a insulté tout à la fois et du même coup le bon sens et la famille de Crouy, la vérité, les magistrats du tribunal et l'avocat adverse.

Le bon sens, en établissant par la bouche du chef de la famille Crouy-Cbanel les droits d'une famille rivale à laquelle, dans un procès qui eut un assez grand retentissement en Europe, ils furent contestés avec succès, il y a quarante ans, par le chef d'armes, à cette époque, des vrais descendants d'Arpad.

La vérité, en ce qu'il est matériellement faux qu'il y ait eu des conclusions posées à F audience par

l'avoué du prince de Crouy-Chanel. La constitution d'avoué remontait à environ quatre mois, et depuis lors M. de Crouy supposait l'affaire hors du rôle et devait le supposer; il a appris le contraire par le compte rendu dont je parle. — Qu'on veuille bien ne pas perdre de vue que M. de Crouy est absent de Paris depuis plus de huit mois.

Maintenant, comment admettre que les magistrats se seraient prêtés à une exposition charivarique de la cause, si l'avocat de la partie adverse avait eu le mauvais goût de se la permettre, en l'absence de tout contradicteur ? — Je n'insiste pas sur ce point : La gravité de la magistrature en France, et principalement celle de la Cour de Paris, n'ont jamais été mises en question.

Reste l'avocat. Je doute fort qu'il ait été flatté de cette réclame grotesque. M. Elie Dufaure est un homme sérieux ; s'il a parlé de mon œuvre : Les Fils d'Arpad, il l'a fait en très-bons termes ; je connais son opinion écrite au sujet de mon étude historique, et je sais qu'il la considère comme fort bien

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