‹ Les Droits Physiologiques du Nouveau-néChapitre 21 sur 34 · COUT · texte numérisé non relu

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Les seuls avantages de ces pouponuières, analogues à celle de Porchefontaine, semblent être réservés à quelques mères qui sont, suivant l’expression de Lagneau, les nourrices payées de leur enfant: ce dernier, malgré un contrôle sérieux, bénéficie toujours de soins plus dévoués que les bébés étrangers.

On ne peut contester le sérieux effort tenté en vue de l’amélioration du centre d’élevage et de l'élevage en commun, mais. il est difficile de croire, avet Wallich, qu’ils sont les remèdes à opposer à la crise de l’allaitement. En consacrant la séparation de la mère et de l’enfant, ils sont incapables de diminuer la mortalité infantile.

ŒUVRES COMBATTANT LA SÉPARATION. — Elles comprennent les crèches, les chambres d’ailaitement, les asiles maternels, la distribution de secours et la surveillance de l'élevage des nourrissons. Leur valeur est inégale, car les unes permettent l'allaitement par la mère non séparée de son enfant; les autres atténuent les effets défavorables que peut avoir l’absence temporaire de la mère.

1° Lescrèches. — Ce sont des établissements qui ont pour but de garder et de soigner les petits enfants pendant les heures de travail de leurs mères. Elles sont loin d’avoir atteint le but que leur avait désigné Marbeau, . qui ouvrit la première en 1844 : favoriser l'allaitement maternel. La crèche est souvent placée à une trop grande distance du lieu du travail de la femme pour lui permettre, pendant les temps prévus par

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la loi, de venir donner le sein à son enfant. Aussi peut-on considérer que la crèche constitue une œuvre de transition entre celles étudiées au paragraphe précédent et celles dont nous allons étudier le fonctionnement un peu plus loin. Dans la majorité des cas, la crèche confirme le principe de Roussel : « Tout ce qui éloigne l’enfant de la mère le met en état de souffrance et en danger de mort ». Leur but nous paraît surtout d’ordre moral, car la femme ne vit pas complètement séparée de son enfant. Elle lui accorde des soins discontinus, mais empreints de cet amour maternel qui ne se remplace pas; elle peut surveiller sa croissance et prendre éventuellement les mesures nécessaires pour écarter ou guérir la maladie qui le menace. De tous temps, on a adressé aux crèches le reproche de disséminer, parmi les enfants, les maladies infectieuses. Cette menace peut être écartée par des moyens prophylactiques tels que: isolement des enfants suspects, nombre de lits limité, désinfection méthodique des locaux. I] faut, en outre, éviter tout cause de refroidissement pendant le transfert du nourrisson du domicile maternel à la crèche. Les mesures hygiéniques confèrent à certaines crèches une réelle valeur, puisqu’on voit, dans des villes-comme à Lille, la mortalité des crèches réduite à 10%, alors que, pour toute la ville, la mortalité infantile est de 27 %. Cette valeur serait eucore accrue, si, comme à la crèche de la Santé, les femmes pouvaient régulièrement venir allaiter leur

enfant.

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