‹ Les Droits Physiologiques du Nouveau-néChapitre 27 sur 34 · PE CRU · texte numérisé non relu

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rôle dans la diminution de la mortalité infantile n’est pas douteux : celle-ci a rétrocédé, chaque fois qu’on a vu s'ouvrir une consultation de nourrissons. Des chiffres, donnés récemment par le docteur Aweng, le démontrent nettement: à Briey, la mortalité infantile, qui était avant la guerre de 15%, est tombée aujourd’hui à 9 %, parce que 75 % des femmes allaitent et qu’il y a été créé une ‘onsultation de nourrissons.

Ces consultations ont pourtant été l’objet de nombreuses critiques; nous en avons déjà trouvé d’analogues dans les paragraphes précédents et montré leur minime valeur: danger de l’exposition au froid et de la promiscuité. D’autres sont basées sur leur assimilation trop fréquente avec les œuvres de Gouttes de lait, qui contrôlent l’allaitement maternel et distribuent, en cas de nécessité, des bons de lait. La consultation des nourrissons-type ne s'occupe que des enfants nourris au sein. On a reproché aussi à ces consultations de voir ceux-ci trop tardivement : la mère attend qu’un incident ait causé quelques troubles à son nourrisson pour le porter à la consultation. À ce moment, les conseils médicaux ne pourront plus avoir la même influence, car ils s’adressent à un enfant sevré ou débile. Il y a donc ‘utilité à ce que la mère vienne précocement et régulièrement présenter son enfant. Il serait même avantageux de le surveiller dès sa naissance. On a essavé de réaliser ce contrôle en déléguant des infirmièresvisiteuses auprès des nouvelles accouchées. Elles peuvent d’ailleurs déjà, pendant la grossesse, donner

LIN OO SE des conseils utiles à la femme, afin de lui enseigner ses devoirs de mère. Au Congrès de la Natalité, en 1921, M. Merklen a montré combien l’emploi de ces infirmières pourrait lutter efficacement contre l’igno: rance maternelle. Mentionnons également le rôle joué par les surintendantes, chargées, dans certains établissements industriels, de veiller au bien-être des travailleuses et de leurs enfants.

Toutes ces formes d’assistance n’intéressent, le plus souvent, que l’enfant de la classe modeste ou pauvre. L’exemple de Fécamp, où les mères aisées fréquentent la consultation de nourrissons, n’a pas été suivi. Cependant, même cet enfant a besoin, dans certains cas, d’être surveillé. Le médecin de la famille est trop fréquemment appelé à constater des situations irrémédiables.

On ne peut nier que l'initiative privée a, depuis cinquante ans, contribué par des procédés infiniment variés, à la lutte contre la mortalité infantile. Quoique dispersant ses efforts, elle fait œuvre utile. Dans le chapitre suivant, nous verrons dans quelle mesure la loi lui apporte son appui.

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