‹ Les Droits Physiologiques du Nouveau-néChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

On a étudié depuis longtemps, dans de nombreux ouvrages Juridiques ou sociaux, les droits dont pouvait se réclamer le nouveau-né devant la loi. Le plus souvent, dans ces travaux, il n’est fait aucune mention de la corrélation intime qui doit exister entre ces droits et la physiologie du nouveau-né. Quelquefois même, on peut noter que la législation risque de compromettre la vie de l'enfant. Les récentes discussions de l’Académie de Médecine, en révélant l’ardent désir d'arriver à la solution la plus favorable en matière de protection infantile, ont montré les divergences de vue qui existent dans la réalisation des mesures destinées à éviter l'abandon et la séparation. Certes, il faut reconnaître le louable effort accompli sous des formes diverses pendant ces dernières années, mais nous verrons que certaines initiatives ne doivent être considérées que comme des pis-aller et qu'il faut essayer d’aboutir à ce résultat absolu: obtenir que la mère, libérée de toute autre préoccupation, ne s'occupe que de son enfant.

Nous allons essayer d'établir dans cette thèse que cette nécessité est commandée par la physiologie même du nouveau-né; nous montrerons comment, à côté des droits juridiques de l’enfant, il doit y avoir place pour les droits physiologiques, dans notre

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organisation sociale; nous exposerons de quelle façon la santé du nouveau-né est souvent compromise dans la vie courante; nous verrons comment les Etats français et étrangers ont essayé de les incorporer dans leur législation. Enfin, nous indiquerons quelles sont les mesures actuellement préconisées pour remédier à l’insuffisante protection du jeune enfant.

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