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LE TEMPS ET LES RHUMATISMES

Le temps n^est plus très jeune : il a quelque mille ans; C’est un âge avancé pour le commun des gens Qui fêtent bruyamment ici-bas sur la terre Un rare petit centenaire.

Les géologues curieux,

Avec le calcul et la sonde,

Voudraient préciser en tous lieux L’heure exactement sûre où le Temps vint au monde

Premier du nom et sans aïeux.

Le temps leur crache à tous son extrait de naissance ^ Ht les réduit à l’impuissance De livrer le secret des dieux.

Beau vieillard encore vert et marcheur intrépide,

Il désigne à la mort qui suit son pas rapide : Hommes, femmes, enfants, le chêne, les roseaux,

Ce qui se meut dans l’air, ce qui vit dans les eaux. Là, sa tâche finit. Aussi bien il s’étonne D’entendre les humains, été. hiver, automne, L’accuser de leurs maux.

« C’est le temps, disent-ils, aujourd’hui variable,

« Qui nous fait éprouver ce mal intolérable « A l’épaule, aux genoux, aux pieds, aux doigts, aux « Je le sentais venir à ma douleur de reins ; [mains, « Il tracassait hier mon pauvre rhumatisme;

« S’il se mettait au beau, la fièvre au paroxysme,

« Qui ne me quitte pas, promptement céderait « Au remède bénin qu’on m’administrerait. »

— Si je m-e mets au beau, repartit en colère Le Temps, sans s’arrêter (ce qu’il ne saurait faire), J’ouïrais maintes gens crier que le soleil Leur donne le vertige et gonlie leur orteil.

Bien loin de m’accuser, bénissez au contraire Le Temps, grand médecin, délivrant la matière.

Car c’est lui, tôt ou tard, qui, d’un revers de faux. Vous guérira. Mortels, un jour de tous vos mauxl

Augusta CouPEY.

COURS DE PHYSiaUE

Un professeur de physique demandait à un élève : Quelles sont les propriétés de la chaleur?

L’Élève. — La chaleur dilate les corps, les allonge, les agrandit et le froid les condense, les contracte, les rapetisse.

Le Professeur. — Citez-moi un exemple.

L’Élève. — Oui, monsieur, dans la saison des chaleurs, les jours s’allongent et lorsqu’il fait froid, ils diminuent.

Le Professeur. — Passons à la chimie. Comment reconnaîtrez-vous la présence de l’acide prussique dans une substance ?

L’Élève. — Il suffit d’en respirer; si on tombe mort du coup, l’on est certain d’avoir affaire à l’acide prussique.

(La Mosaïque.)

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