GENDRES ET BELLES-MÈRES
— Ma belle-mère a été mordue par un chien enragé. Devinez ce qui est arrivé.
— Votre belle-mère est morte?
— Non, c’est le chien.
Un gendre, dont la belle-mère est morte cet été à la campagne, rencontre sur le boulevard le médecin qui l’a traitée :
— Eh! bonjour, cher docteur, comment vous portez-vous ?
— Pardon, mais, je n’ai pas l’honneur de....
— Comment! Vous ne me reconnaissez pas?
Oh ! moi, je ne vous oublierai jamais; c’est vous qui avez soigné ma belle-mère dans sa dernière maladie !
— Eh bien ! as-tu trouvé un acquéreur pour ta villa des bords de la Marne?
— Pas du tout. Mais je n’y remettrai jamais les pieds... le médecin me l’a défendu sous peine de mort. Les murs suintent l’humidité. J’ai décidé ma belle-mère à s’y installer...
Un Parisien vient visiter un de ses amis, qui est un peu souffrant, et se croise avec le docteur Z..., qui sortait.
— Pourquoi donc, dit le Parisien, gardez-vous ce médecin-là? Vous m’avez dit vingt fois que vous ne suiviez jamais ses ordonnances.
— C’est par reconnaissance, mon ami. C’est lui qui a soigné ma belle-mère, lors de la maladie qui l’a envoyée au ciel.