L’APOTHICAIRE PHYSIONOMISTE
On raconte qu’un médecin Se promenait un beau matin,
Après avoir pris médecine,
Espérant de sortir au plus tôt d'embarras.
A peine avait-il fait cent pas,
Q.ue fortement à la sourdine,
Certain besoin se fait sentir,
Au point qu’il n’a pas le loisir D’aller à l’aisance voisine ;
Certes le cas était pressant.
Le jeune homme en connaît l’urgence; Aussi sur-le-champ sa prudence
Lui suggère un expédient.
Pour ne point gêner la nature Lt n’être pas connu céans,
Il tourne le dos aux passans,
Afin de cacher sa figure.
Sans être connu du plus fin,
Il eut mis son ouvrage à fin;
Mais un maudit apothicaire D’assez loin l’ayant aperçu,
S’écria ; c’est monsieur Vilaire I Je le reconnais à son....
Debacq.