‹ Les drôleries médicalesChapitre 116 sur 133 · L’ORDONNANCE MAL ENTENDUE · texte numérisé non relu

L’ORDONNANCE MAL ENTENDUE

Voyant fuir sa beauté naissante,

Agnès, dans l’âge des amours.

Pâle, rêveuse et languissante,

Se sentait périr tous les jours.

— Hélas ! dit un docteur fort sage,

Le sacrement du mariage Peut seul venir à son secours.

Le vieux Dorimond se présente ;

On le reçoit, il est époux ;

Et cependant la jeune plante Du sort ne peut braver les coups...

Encor le docteur; on le mande Il revient, il voit, il demande Si l’on a bien suivi ses lois.

— Oui, dit l’époux ; depuis trois mois,

Dans l’église paroissiale.

Cérémonie à grands éclats.

Bénédiction nuptiale...

— C’est fort bien ; mais en pareil cas ,

Dit Piirgoii d’humeur joviale.

L’eau bénite ne suffit pas.

Capelle.

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