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ÉPITRE AU VÉSICATOIRE

Permets-moi d’être ici le chantre de ta gloire. Noble dérivatif! puissant vésicatoire,

Pour qui le pharmacien nommé Leperdriel Créa des serre-bras plus légers qu’Ariel.

Non, tu n’engendres point un tourment sédentaire Comme le fait, hélas ! l’implacable cautère ;

Tu n’as pas les rigueurs de l’austère séton.

Qui larde le» humains de mèches de coton.

Avec un simple apprêt de toiles vésicantes ,

Tu fais sortir du corps bien des humeurs peccantes. Et sans l’abri sauveur du plus mince oripeau,

Tu soulèves le derme et fais gonfler la peau.

Qui ne connaît à fond ton emploi domestique, Magique, révulsif, aimable épispastique !

Que de fois une mère, au bras de ses enfants, Appliqua ces papiers, emplâtres triomphants,

Qui, sur des corps chétifs et sur des chairs arides. Mordent par la vertu de quelques cantharides.

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