SONNET VIEUX JEU
Depuis le jour où je t’ai vue, Sais-tu bien, mignonne, que j’ai Le cœur affreusement rongé Par l'ennui, ce cancer qui tue.
Puisque ton regard allécheur Est la cause de ce gros drame, Vous êtes trop bonne, Mabnme.
Pour vouloir la mort du pécheur.
Viens, de tes baisers magnétiques.
Égayer mes nuits spleenétiques ;
Viens, ô docteur prestigieux!
Mettre, sur mon ennui farouche,
Le cataplasme de ta bouche.
Et le cautère de tes }^eux.
Léo Trézenik.