‹ Les drôleries médicalesChapitre 17 sur 133 · LE GLOUTON · texte numérisé non relu

LE GLOUTON

A son souper un glouton,

Commande que l’on apprête Pour lui seul un esturgeon.

Sans en laisser que la tête.

Il soupe; il" crève. On y court;

On lui donne maints clystères.

On lui dit, pour faire court,

Qu’il mette ordre à ses afî'aires.

« Mes amis, dit le goulu,

M’y voilà tout résolu ;

Et puisqu’il faut que je meure,

Sans faire tant de taçon.

Qu’on m’apporte tout à l’heure Le r.ste de mon poisson.

La Fontaine.

aUELQUES COMBLES

— Le comble du crétinisme : Aller demander au pliarmacien de l’huile de ricin pour purger une hypoihèque.

— Le comble de la sensibilité auditive : Entendre la voix du sang.

— Le comble du mal de mer : Vomir des injures .

— Le comble de Vadresse, pour un aliéniste : Soigner du papier timbré; pour un oculiste : opérer 1 oc il du bouillon.

— Le comble de la chaleur : Faire transpirer les secrets.

— Le comble de la conscience pour tui expéditionnaire en marchandises : Se charger des transports au cerveau.

— Le comble de la distraction : Etre enrhumé et moucher sa chandelle.

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