‹ Les drôleries médicalesChapitre 78 sur 133 · CONSEILS A UN JEUNE DOCTEUR · texte numérisé non relu

CONSEILS A UN JEUNE DOCTEUR

Air de La Petite Gouvernante.

Salut P..., excellent camarade,

Nous t’apportons aujourd’hui nos souhaits. Nouvel élu de la docte brigade,

D’un œil content nous suivrons tes succès. Tes vieux amis ont voulu te surprendre £t célébrer ton titre glorieux.

Mais parlons bas, on pourrait nous entendre, \ Chez un docteur tout est silencieux. |

Sur tes devoirs en conseiller fidèle,

Laisse un ami prudemment t’éclairer.

Sois au courant de la pièce nouvelle,

Par le beau sexe on est sûr d’arriver.

Porter sa carte et partout la répandre.

Courir la ville et se montrer galant,

Mais parlons bas, on pourrait nous entendre, Mon cher docteur, voilà tout le talent.

QtR'tnd tes chansons de la salle de garde Allaient frapper les pudiques échos Du dieu Momus te vovant la cocarde Ton gai public te payait en bravos.

De la gaîté tu devras te défendre,

Sous un air grave en tout lieu t’abriter.

Mais parlons bas, on pourrait nous entendre, Mon cher docteur, il ne faut plus chanter.

J’entends M qui me parle à l’oreille,

Son cher Pylade en son cœur est resté.

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Où rencontrer une amitié pareille.

Même vertu, semblable chasteté.

Garde-toi bien de tout sentiment tendre, , Pour tes amis montre-toi sans pitié. I

Mais parlons bas, on pourrait nous entendre.

Mon cher docteur, voilà comme on prend pied.

De ces conseils à la fin je me lasse.

Pour m’écouter ton cœur est trop heureux.

Aux charlatans tu laisses la grimace Et ne voudrais disputer avec eux.

Le vent est frais, ta voile va se tendre.

Sur des flots bleus nous te voyons partir. Chantons gaîment, on peut bien nous entendre. Mon cher docteur, salut à l’avenir.

Di- E. Tillot.

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