Voyez pièces justificatives, n
3. « Itaque nactus aliquot templonnn antiquo more constructonim exemplaria. »
4. « Quibus accessennit etiam alia libero Marte , nulloque exemplo descripta. »
ig5
Groupe B. — « 5. Sanctus Petrus in Montorio. — 6. Ex. Templo Isidis. — 7. Ex. Templo Pacis. » (Fig. 12.)
Groupe C. — « 8. Templum Minervæ. — 9. Templum Veneris. — 10. Templum Jovis. — 11. Templum Mercurij. — 12. Templum Didonis. — i3. Templum Herculis.
— 14. Templum Puteolanum. — i5. Templum Libertatis. Ro. »
Groupe D. — « 16. Templum Vespasianj lmp. Ro. — 17. Templum Claudij lmp. Ro. »
Groupe E. — 18. Le temple des Dieux Pénates Recueil E, fol. 2), édifice circulaire précédé de quatre porches, le dôme central composé de quatre petites coupoles autour d’une cinquième plus grande. Le mur circulaire décoré d’arcades continues couronnées de frontons séparés par des piédestaux portant des boules. — 19. Le temple de Diacolis. (Recueil E, fol. 6.) Au-dessus d’un escalier à double rampe un portique à colonnes de trois travées couronné de trois frontons circulaires. Dans le fond, un dôme octogonal à deux étages, avec lanterne. — 20. Diva Faustina (Recueil E, fol. 5), édifice à deux transepts avec une tour carrée sur chaque intersection. (Variante de notre figure 1 5 .)
Groupe F. — 21. Eglise vue de côté, avec dôme entouré de petits dômes, précédée d’un porche à colonnes ayant des vases pour chapiteaux. — 22. Eglise analogue à la précédente, avec une tour sur l’extrémité du transept et un porche à deux colonnes.
Groupe G. — 2?. Intérieur d’église voûtée. (Variante du Temple d’Isis. — 24. Un projet de Bramante pour Saint-Pierre de Rome, avec quatre tours. — 2?. Variante de la coupole de Bramante pour Saint-Pierre. — 26. Eglise dont la façade est flanquée de deux tours couronnées de pyramides. — 27. Eglise analogue; l’une des tours terminée par un dôme à base carrée. — 28. Edifice à cinq fenêtres, flanqué de deux tours carrées couronnées par des lanternes posées sur des pyramides à gradins. — 29. Eglise rectangulaire flanquée de quatre tours analogues aux précédentes, surmontée d’une flèche basse.
Groupe H. — 3o. Façade entre deux avant-corps avec frontons, surmontée d’un dôme octogone en bas, circulaire dans le haut. — 3 1. Eglise à trois étages, avec quatre chapelles circulaires aux angles et une flèche au milieu — 3 2. Bâtiment en forme de croix grecque ; sur l’intersection des bras une grosse tour carrée avec quatre clochetons.
— 33. Autre édifice en croix grecque avec une petite flèche sur l’intersection des bras, reliés au rez-de-chaussée par des parties basses. — 3q. Edifice carré couvert d'une pyramide à gradins avec une lanterne au sommet. Sur chaque face un vestibule carré surmonté d’une coupole et précédé d’un porche. — 35. Edifice accompagné de trois flèches pyramidales.
Comme le nombre des planches munies par Du Cerceau d’une désignation latine se trouve être de dix-sept, soit la moitié environ du nombre total, qui est de trente-cinq, et que ces désignations sont toutes, sauf une, celles de monuments antiques, il semblerait que l'artiste ait voulu dire par là que la moitié restante contient les compositions de
style moderne. L’apparence, sauf pour le cas des groupes B et E, donne raison à cette interprétation.
Outre cette division .générale, nous partagerons les temples en un certain nombre de groupes, ce qui nous permettra de développer quelques observations qui peut-être ne seront pas dépourvues d’intérêt :
Groupe A. — Ce groupe renferme des monuments antiques encore debout à Rome; à cette époque, le temple de Bacchus, aujourd’hui Santa Costanza, était considéré comme un monument romain.
Groupe B. — Ce groupe se compose du « tempietto » de Bramante, à San Pietro in Montorio, le seul monument moderne existant qui ait trouvé place dans la série. Le temple d’Isis nous parait être une composition inspirée d'une étude de Bramante1 pour Saint-Pierre de Rome; le numéro 7 enfin est pris de l’estampe italienne que nous avons donnée, figure 10.
Groupe C. — Le cas que présente ce numéro 7 rappelle ce que nous avons exposé plus haut, savoir, que parfois Du Cerceau, sous des dénominations antiques, donnait des monuments qui ne l’étaient point du tout. Or ici nous voyons d’abord des représentations d’édifices circulaires (nos 10 à 1 5 et 182) avec des désignations antiques, qui, sans aller aussi loin dans la voie de la fantaisie extravagante que par exemple le Temple de Claude , empereur romain , n’ont cependant pas pu exister exactement dans les formes figurées par Androuet. Ces bizarreries s’expliquent par une circonstance qui mérite d’appeler notre attention, car il y a tout lieu de croire qu’une partie de ces représentations, sinon toutes, sont copiées d’après des peintures ou des stucs antiques.
Ce qui nous autorise pleinement à accepter cette dernière hypothèse, c’est un certain nombre de dessins conservés au Cabinet des Estampes, à Munich 3, représentant des édifices circulaires ou d’autres absolument dans le style de plusieurs de ceux que nous voyons dans les temples moyens, dans les monuments antiques, dans les recueils de Gérard de Jode et dans des dessins aux Uffizi. — Ces dessins, dans lesquels nous avons pu reconnaître la main d’Aristotile da Sangallo, ont été accompagnés par lui des notes suivantes, que l’on peut voir sur trois de ces dessins que nous avons publiés précédemment h Sur l'un, on lit : « difi\i antichi • chi di pitura • e chi di stuchi Cosc di grotte ». Sur le deuxième, un édifice circulaire précédé d’un vestibule, accompagné précisément de petites chapelles analogues à celles du moyen temple de notre figure g3 :
« Tenpi âtichi cioe di pitura, fra grotesche. In Roma. » Et ce qui est décisif: Aristotile ajoute : « La planta no lo perche di pitura. » (Je n’ai pas le plan de cet édifice, parce que c’est une peinture.)
1. Pour d.’autrcs études, d’après Saint-Pierre, voyez chapitre II.
2. Le pavillon n° 5 du deuxième livre d’architecture est inspiré de l’un de ces types, de même que le dessin fol. 4, du recueil Mansfeld, bien que plus librement.