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FIG. 102. — SALIÈRE DE LA SUITE DES «VASES

D’après B. Cellini (?).

manière, auxquelles il faut ajouter définitivement les deux séries des Grands Cartouches attribués généralement à un anonyme de l’école de Fontainebleau.

C’est à cette époque de sa vie, et non durant le séjour de Renée de France, qu’il faudrait également placer le commencement des travaux du chœur de l’église de Montargis, car, sur l’une des voûtes du bascôté, nous avons rencontré la date de i5q5.

Les trois manières que désormais l'on peut distinguer dans la main de Du Cerceau rapportent à ce moment de sa vie l’exécution de plusieurs

des beaux volumes de dessins exécutés par lui pour être offerts à de grands personnages, ou commandés par ceux-ci. Ce sont en tous cas les recueils B, C, D, E et L. Ce dernier porte en tête, dessinées par Du Cerceau, les armes d’un roi d’Angleterre qui, d’après le style des dessins, ne pourrait avoir été que Henri VIII, si ces armes étaient contemporaines des dessins et non ajoutées quelques années après par Du Cerceau. Mais nous avons vu que leur présence peut s’expliquer d’une autre façon par la dédicace postérieure de ce volume au roi François II de France1.

Fa gravure des cartouches de Fontainebleau, les travaux de Montargis, une série de publications faites dans l'atelier de Du Cerceau, à Orléans, de 1549 à 1 55 1 , publications qui ont exigé un certain temps de préparation, font supposer que Du Cerceau avait son centre d’occupations dans cette région plutôt qu’à Paris même. Nous avons signalé une maison à Orléans (fi g. 38), qui présente jusque dans les moindres détails les caractères distinctifs que l'on devrait s’attendre à rencontrer dans une oeuvre que Du Cerceau aurait pu construire entre les années i5qo et i55o.

En estimant que la somme des gravures que nous connaissons de Du Cerceau et qui datent de cette époque (i53q à 1549) a pu exiger un travail de deux ou trois ans au maximum, on voit qu’en comptant autant pour ses recueils de dessins, il reste encore une durée de près de dix années pendant lesquelles 011 ne sait trop à quoi Du Cerceau a employé son temps. Comme dans le titre de ses petites arabesques publiées en i55o il déclare désirer tenir les promesses que témoignent asse p ses travaux antérieurs, et que toutes ses pièces au trait sont isolées et anonymes, il y a lieu de penser qu'il a existé, ou qu'il existe encore des recueils dont nous n’avons pas connaissance jusqu’ici. C’est en i55o, dans le titre des Moyens Temples, que Du Cerceau nous parle de son officine de gravure à Orléans. Jusqu’à quand celle-ci dura-t-elle et où fut-elle transportée plus tard? C’est encore là un point que nous ignorons.

Fes premières traces des relations de Du Cerceau avec la famille

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