ORFÈVRERIE - VASES — SERRURERIE ET MÉCANIQUE
TROIS CHANDELIERS D’ÉGLISE. Haut., 280 à 283 millim.; larg., 1 65 à 1 83 millim. — L’un, en forme de colonne corinthienne, sur un piédestal entouré de quatre consoles et portant un vase; les deux autres, en forme de candélabres, soutenus par trois et par quatre griffes de lion ; très bien gravés, vers 1 55o. (Fig. 76.) (G.)
FLEURONS. — 12 pièces. (D.)
Voir fig. 1 3 2. (G.)
NIELLES. — C’est le nom sous lequel ces suites sont désignées à la Bibliothèque nationale. Ce sont des ornements destinés, soit à la damasquinure, soit à être frappés sur des cuirs ornés, tels que coffres, étuis, fourreaux d’épée, reliures. Peut-être les plus petits étaient-ils à l’usage des imprimeurs, pour les fleurons et titres de page. La première suite se compose de 93 (et non 101) pièces sur 20 planches. La deuxième, de 12 pièces sur 12 planches; 1 1 3 millimètres sur 8 centimètres. La troisième, de 128 pièces sur 44 planches ; p5 millimètres sur 4 centimètres. D.)
Une grande partie, peut-être tous les nielles de la première suite, passent pour être copiés d’après les bois de Pierre Flôtner, qui ont paru en 1 5 5 9 à Zurich, dans le volume des Imperatorurh Romanorum omnium orientalium et occidentalium verissimæ imagines ex antiquis numismatis quant Jîdelissime delineatæ... . Tiguri, ex officina Andreœ Gesneri. Anno i55q'1 2. Ces bois remplissent les intervalles entre le texte et l’encadrement de chaque page, en nombre variable, suivant l’espace vide qu’il fallait remplir. Les motifs, qui chez Du Cerceau se trouvent souvent au nombre de cinq ou six sur un même cuivre, sont généralement séparés, ou groupés par deux sur un même bois. Les dimensions des bois sont parfois identiques; d’autres fois, légèrement plus grandes ou plus petites que les eaux-fortes d’Androuet. En présence de ces faits, même s’il était démontré que le travail de ce dernier ait paru à une époque voisine de sa deuxième suite des nielles, vers i563, c’est-à-dire après l’ouvrage zurichois, nous ne serions pas convaincu que Du Cerceau ait copié Flôtner; car, comme nous l’avons signalé pour d’autres travaux d’Androuet, ses planches pouvaient être gravées assez longtemps avant leur publication. [Arcs, de i56o; les Plus excellents bâtiments de France, vol. I. Et ceci paraît d’autant plus vraisemblable que, dans la Petite suite des nielles , il y a quatre feuilles dont l’exécution démontre que ces der-
1. On distingue non seulement dans les hachures, mais aussi dans le trait des contours, deux mains différentes dans cette série; l’une, la même peut-être qui a gravé les épreuves plus noires du livre des Arcs, édition de i56o. Il est difficile de dire s’ils ont été gravés vers 1543 ou 1 563, à peu près en même temps que la suite des Passements de Moresques. (Voir les Nielles.)
2. 11 existe aussi un tirage à part de ces nielles, renfermés dans 38 cadres sur iq feuilles. II a été imprimé en iSqq avec l’indication suivante sur l’une des feuilles : Getruckt qu Zurich by Rudollf Wyssenbach Formschneider, i5qq. M. Foule en possède un exemplaire dans une reliure allemande, datée de 1 5 ?4, contenant les arcs de Du Cerceau de 1 549 et un des livres de Serlio.
BIBLIOGRAPHIE
nières ont été gravées vers 1540; l’une, un rinceau, est en quelque sorte simplement au trait; d’où nous concluons que ces quatre pièces, où l’on rencontre des têtes de dauphins, ont été gravées vers i5qo ou i5q5 au plus tard, donc bien antérieurement à 1 5 5 9 et à 1549. La deuxième suite, publiée en 1 5 63 par M. Petrus, a pour titre la figure 128, que nous reproduisons ci-joint; elle se compose actuellement de 28 pièces sur 20 feuilles. Les cadres mesurent de p5 à 80 millimètres de hauteur et 1 10 à 1 1 3 millimètres de largeur. Seize feuilles n’ont qu’une pièce, dont une circulaire ; deux ont un motif carré entre deux bandes; les deux autres, trois frises chacune. Six de ces compositions sont entremêlées de figures ou de masques. L’exécution des gravures montre qu’il a dû y avoir deux tirages ou le travail de deux mains différentes, d’habileté inégale; sept, paraissant de la première manière, sont les meilleures. (G.)
BIJOUX. — AGRAFES. — BAGUES. — BROCHES. — BRACELETS. Pendeloques. — Colliers. — Il y a 33 pièces avec un seul filet d’encadrement, et 14 avec quatre filets d’encadrement.
M. Lesoufaché en possède 48 pièces; mais il est impossible de savoir à quelles suites elles appartiennent, parce qu’elles sont rognées au trait. (D.)
Le titre de cette suite, au Cabinet des Estampes, est également moderne. Il y a probablement deux mains différentes, à peu près contemporaines des grands et des petits cartouches. (Fin première et deuxième manières, fig. p3.)
La série des colliers paraît être de la deuxième manière. Certaines pièces rappellent les épreuves noires de la série des Arcs; d’autres, René Boivin. (G.)
VASES. — 67 pièces sur 3o feuilles; dans leur état de publication, il y a deux planches sur une feuille in-40. (D.)
Voyez figures 74 et 102. La gravure de cette série a pu s’étendre depuis la fin de la première manière jusqu’à la fin de la deuxième. Les numéros suivants sont des copies réduites d’après ceux gravés par Augustin Vénitien en 1 5 3o- 1 5 3 1 , dont nous donnons entre parenthèses les numéros d’après Bartsch : 3, b (B. 5 5o) ; 5 ;B. 5q8) ; 7 (B. 5q3) ; 8 (B. 547); 23, b (B. 549); 34, b (B. 548).
La figure se retrouve peu modifiée chez Virgile Solis. (G.)
DIX FONDS DE COUPE, représentant le Triomphe de Diane, celui de Bacchus, celui d’Amphitrite, la Chute de Phaéton, le Désastre maritime (sujet peint à Fontainebleau), motifs des Grotesques , etc., etc. (D.)
Fin de la deuxième et commencement de la troisième manière. Fig. 68. (G.)
MEDAILLONS HISTORIQUES. — Il y en a de forme ronde et ovale. 23 pièces. (D.)
Fig. 125. L’exécution dure, à tailles serrées au burin, sans demi-teintes, rappelle la manière de R. Boivin et de Gourmont, et exclut cette suite des oeuvres de Du Cerceau. ;DD. et G.)
SERRURERIE. — Ier état, sans titre ni texte. — 2e état, le nom de Mariette se lit au bas des planches. 65 pièces sur 20 feuilles. 16 centimètres de hauteur sur
io centimètres de largeur. — Marteaux ou heurtoirs, 12 pièces sur 4 feuilles. — Heurtoirs pour tiroirs, 9 pièces sur 3 feuilles. — Clefs pour chef-d’œuvre, 20 pièces sur 5 feuilles. — Ecussons pour clefs, 12 pièces sur 3 feuilles. — Targettes pour verrous, 4 pièces sur 1 feuille. — Enseignes, 4 pièces sur 2 feuilles. — De'tentes d’arquebuse, 4 pièces sur 2 feuilles.
LIVRE 1er DES INSTRUMENTS MATHEMATIQUES et Mécaniques, servant à l’intelligence de plusieurs choses difficiles et nécessaires à toutes républiques; inventées entre autres avec infinis labeurs, par Jacques Besson, Dauphinois, professeur et ingénieur ès-sciences mathématiques, avec privilège du Roy. » On lit à la fin du privilège : « Donné à Orléans, l’an 1569, le 27e jour de juin. In-folio. » — Dans cette édition, toutes les planches sont de Du Cerceau. Dans les éditions suivantes, à partir de celle donnée à Lyon en 079, les planches 17 et 5 1 sont de René Boyvin. Il y a eu de ce livre des traductions latines, italiennes, espagnoles, allemandes, et je crois meme anglaises. (D.)
Fig. io3. Début de la troisième manière. (G.)