CHAPITRE VI
pour atteindre ce résultat. D’autres variantes d’un château idéal se rencontrent dans le Livre pour bâtir aux champs, pl. XX et XXXVIII, et, dans le Traité de Perspective, aux leçons 5i, 55 et 56.
Cet ordre et cette méthode, cette intelligence claire du but à atteindre, Jacques Androuet l'observait généralement dans ses manuscrits et dans les suites de ses Portes, Lucarnes, Fontaines, etc. Ainsi, dans la série des douze lucarnes du Recueil de M. Dutuit, la troisième est formée par la combinaison des deux premières, la seconde étant superposée à la première, où le pilastre est remplacé par une cariatidegaine. Qu’en procédant de la sorte, Du Cerceau dût arriver aussi parfois à des combinaisons peu heureuses, rien de plus naturel, d’autant plus que sa fantaisie l’encourageait à tout tenter. Mais rien ne nous prouve que le maître lui-même trouvât les résultats de toutes ces combinaisons également heureuses et réussies; il pouvait les considérer seulement comme des types intéressants à observer.
Dans son Traité des ordres, placé en tête du même recueil de dessins, Du Cerceau expose régulièrement chaque idée qu’il a sur trois variantes de colonnes (fig. 3q) ; l’une lisse, par exemple, l’autre cannelée avec moulures, la troisième avec une draperie au tiers de la hauteur du fût. Dans un second exemplaire du dorique, la première colonne a des tètes de lions au tiers de sa hauteur; deux draperies au milieu du fût dans la deuxième, et des rameaux de lierre enroulés symétriquement autour de la troisième, et ainsi de suite. Il s’est inspiré du même ordre dans la composition du livre des Termes, où il fait preuve également d'une fantaisie riche et parfois heureuse. Toutes ces variantes nous révèlent combien Du Cerceau se rendait compte des principes sur lesquels sont basées les lois de la décoration.
Nous avons cru observer, sans avoir toutefois songé à vérifier l'exactitude absolue de cette idée, que dans ces combinaisons Du Cerceau suivait un ordre d’idées analogue à celui qui a présidé à la formation des ordres d’architecture eux-mêmes, ainsi qu’aux conditions différentes dont ils sont l’expression.
Nous terminons l'énumération de cet ordre de preuves par là où nous aurions dû commencer, en disant que le fragment des études de