CHAPITRE VII
qui se rencontrent fréquemment dans les pièces au trait. — 32. Trois gargouilles et une salamandre. — 33. Cinq ornements pour frises, simplement au trait, sans lavis. — 3q. Dito.
Tous ces dessins, sauf ceux des deux dernières feuilles, sont exécutés à la plume d’une façon très soignée (sans que la facilité d’exécution ait nui au caractère du dessin), et ombrés par du lavis à l’encre de Chine, qui rappelle souvent celui que l’on rencontre sur une partie des planches gravées au trait. Au point de vue de l’habileté du dessin, ce recueil n’est surpassé par aucun autre. — La dernière coupe à la mode d’Allemagne est d’une exécution vraiment étourdissante de finesse, de grâce et de coquetterie; les rangées de feuilles d’acanthe, les têtes d’hippocampes, les godrons, les guirlandes, têtes de chérubins, dauphins, etc., sont comme jetés sur le papier avec une rapidité vertigineuse. Dans le puits planche III, le dessin des moulures, entre autres, montre une sûreté d’exécution qui témoigne d’une connaissance absolue de toutes les formes architectoniques. La grande feuille d’acanthe retombant au bas de la cariatide est inouïe de finesse, à tel point que l’héliogravure n’a su la reproduire tout entière.
Nous réservons quelques remarques à faire au sujet des coupes à la mode d’Allemagne pour le chapitre du résumé.
Volume L. — Recueil de Vases précédé des armes d'un roi d'Angleterre [Henri VII J
ou François II de France. Musée des Arts décoratifs , à Berlin.
Ce recueil de dessins de Du Cerceau est le seul que nous n’ayons pas eu l’occasion de voir nous-même, et c’est à l’obligeance du Dr Lichtwark, bibliothécaire au Musée des Arts décoratifs, que nous devons les renseignements suivants :
Petit in-folio, reliure moderne française, vélin, 49 dessins de la même main, y compris les armes d’un roi d’Angleterre sur le premier feuillet, et 48 vases sur autant de feuillets. Hauteur maximum des dessins, 36o millim.
Voici les groupes dans lequel on peut classer les dessins :