Notices sur quelques artistes français, page
3. Je dois ce renseignement précieux à l’obligeance de M. François H. Delaborde. Le comte devait être amateur de ce genre de travaux, car Vredeman de Yrics lui dédia deux de ses ouvrages : les 20 planches de ses Variae Architecturae Formae, puis son Livre d’architecture avec les cinq ordres, 1577.
4. Au dire de M. Destailleur ( Notices sur quelques artistes français, page 3o), la date de cette reliure serait de i56o. En comparant les dimensions des plats et des feuilles, on verra que les premiers
L’énumération et la description de chaque dessin mèneraient beaucoup trop loin; nous nous bornerons à les classer par groupes et à distinguer ceux qui ont un intérêt particulier. Les sept premiers groupes ont été gravés en partie dans le second livre d’architecture; les numéros entre parenthèses après ceux des feuilles du Recueil de dessins indiquent les numéros des compositions gravées auxquels correspondent les dessins. Il y a parfois des variantes assez marquées; en général ici les compositions gravées sont notablement supérieures, comme proportions et étude, à celle des dessins : i. Dessins de Pavillons, 6, dont 4 ont été gravés : 1, 2 (3\ 3 (5), 4 (variation du 5e pav.), 24 (6), 38 (1). — 2. Lucarnes, 1 1 : 41 (12I, 42, 5j-58 (7), 64 (9), 65, 66 (1 1). — 3. Cheminées, 12 : 47 ( 1 3), 68 (14), 70, 71 (17, notre planche II), 72 (16), 73, 90, 91, 92 (14, bas), p3 (4), 94, 95 (11, bas). — 4. Puits, 2 : io3 (3), 106 (2). — 5. Fontaines, 3 : 102 (4), 104 (2), io5 (6). — 6. Portes, 3 : 56 (6), 59. — 7. Sépultures, 6 : 3o, 82 (7), 83 (5), 86 (10), 87 (3), 107 (6). — 8. Dessins originaux poulies compositions du Livre d’architecture avec cinquante bâtiments différents. Les numéros entre parenthèses sont ceux des compositions gravées : 7-10 (33), 21-23 (40), 3 i-33 et 35 (38), 36 et 37 (3 91 , 39 (18), 60 (3o), 6 1 -63 (16), 67 (3 1) , 76 (23), 77 (22), 108 (25), 109 (49), 1 1 3 (8), 116-117 (27). Entre les dessins et leur gravure, il y a toujours quelques variantes; généralement les dessins sont plus riches et plus fins, par exemple dans les feuilles 22-23 les formes sont plus fines, plus fraîches, plus complètes que dans l’estampe; par contre la 38, composition gravée, est supé-
sont à peu près intacts comme grandeur; il faudrait donc que la date de la reliure eût été à l'intérieur du plat. Or, M. Destaillcur a publié, en i863, son travail sur l'état actuel de la reliure commune aux recueils M et N, reliure qui remonte, comme a bien voulu nous le dire M. Duplessis, à 1 856, antérieurement à la direction du vicomte Delaborde. Et voici, selon nous, l’explication de l’erreur dont M. Destailleur a été la victime, car pendant longtemps nous y étions tombé nous-mème. La première feuille du volume actuel, en regard du premier des anciens plats, est un titre manuscrit, en caractèresimitant l’imprimerie, tels que M. Gallet avait l’habitude d’en faire pour celles de ses suites de Du Cerceau qui en manquaient, et comme on peut s’en convaincre facilement dans l’œuvre de Du Cerceau au Cabinet des Estampes de Paris, œuvre dont la plus grande partie provient de M. Callet père. Or, le titre en question porte en bas l’indication : Date de l'ancienne reliure M. D. L. X., de la même main qui a écrit le titre. Les dimensions de la feuille de ce titre sont 460 millim. de haut et 842 millim. de large, ce qui seul démontre que cette feuille n’a pas pu faire partie du recueil Mansfeld et s’applique au contraire au recueil de M. Callet, relié en tête du volume. C’est donc la reliure du recueil Callet, celui que nous désignons par la lettre N, qui aurait porté la date de i56o, ce que du reste M. Callet confirme lui-même dans son travail cité, et tranche ainsi la question. Mais comme cette double indication est due à M. Callet lui-même, il y a tout lieu de s’en défier, car ce collectionneur n’avait aucun sens critique, et, comme beaucoup de cas le prouvent, il introduisait dans ces titres des indications basées uniquement sur sa propre opinion, malheureusement, on le sait, plus que sujette à caution.
Nous ne pouvons nous empêcher d’exprimer le regret que l’on n’ait pas respecté l’état original des recueils M et N, avec leurs reliures respectives qui auraient servi de documents sur plus d’un point. Actuellement le recueil M est relié h la suite du recueil Callet, plus récent que lui, ce qui doit infailliblement induire en erreur tout visiteur qui ne serait pas bien sur scs gardes, en lui faisant croire qu’il est en présence d’un recueil unique, Nous avons pu nous convaincre plus d’une fois de l’importance considérable pour l’histoire de l’art, qu’il y a à conserver les anciennes reliures, grâce aux soins scrupuleux avec lesquels M. Destailleur, contrairement en cela à d’autres collectionneurs ou dépôts publics, fait restaurer et conserver les reliures anciennes qui au premier abord pouvaient sembler dans un état désespéré.