‹ Les ducs de BourgogneChapitre 26 sur 164 · CXX1I · texte numérisé non relu

CXX1I

INTRODUCTION

infructueuses, serai-je plus heureux dans les collections du Luxembourg et du Hainaut que je ne l'ai été à Bruxelles? trouverai-je enfin les archives de ce singulier évèque , que l'histoire appelle Sans-Pitié, mais que nous avons le droit de représenter comme un prince du meilleur goût, comme le généreux patron de Jean van Eyck à ses débuts dans la carrière des arts1?

ARCHIVES d' ANVERS.

Je ne devrais pas parler des archives de la ville

Jaquemart de Odin et par les quarrefors des feuillez en pluseurs lieux faictes des armes et devises de MS, couvertes d'un sathin bleu doublé d'un tercelin vermeil , à deux fremouers d'or esmaillez aus dictes armes , en l'un un saphir, deux grosses perles, et en l'autre un balay et deux grosses perles , et en la pipe deux grosses perles et un rubi.

On lit en marge :

Date domino duci Burgondie ut constat per compotum Eobineti destempis.

M. Waagen, d'après M. de Bastard (Kuntswerke und Kunstler in Paris, t. III, p. 339), et une foule d'auteurs, d'après M. Waagen, ont cité différemment ce passage : historiées de grandes histoires de la main de Jaquevrart, de Hodin et autres ouvriers de MS. L'artiste Jaquemart de Hesdin, nom corrompu en Odin ou Hodin, se dédouble, comme on voit dans cette fautive rédaction, et forme deux personnages différents. 11 m'a semblé nécessaire de rectifier ces erreurs sans attendre l'époque où je publierai ces inventaires.

1 M. A. Lacroix, archiviste de la province du Hainaut, a extrait de curieux renseignements d'un mémorial des années 1402 à 1432 relatifs aux différends de Jean de Bavière et de Guillaume comte de Hainaut, son frère. (Bulletin des séances de la Commission d'histoire de Belgique, 3 novembre 1838.) Les deux frères n'avaient-ils pas d'autres rapports? Ce qui les concerne se réduit-il à ce mémorial? M. Lacroix travaille à un inventaire analytique des Archives de Mons; je désire qu'il s'achève bientôt. J'intercalerai ici, faute de connaître sa véritable place, la souscription d'un habile copiste qu'on lit à la fin du beau Boëce de la Bibliothèque Nationale (ne 6810) : Bi mi Jan van Krickenborgh — Int jaer onsheeren 1 494 den 16ten in maerte. Je me réserve d'apprécier ailleurs les miniatures de ce volume, en les rapprochant de celles des heures d'Anne de Bretagne.

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