‹ Les ducs de BourgogneChapitre 7 sur 164 · XXXV11I · texte numérisé non relu

XXXV11I

INTRODUCTION

travaux d'un artiste. On conçoit difficilement la négligence ou plutôt l'indifférence des copistes et des

de naissance des frères van Eyck dans la petite ville de Maeseyck sur les bords de la Meuse, le n° 1407 de mes extraits donne une certitude: la fille de Jean van Eyck , devenue orpheline , se retire dans le berceau de la famille.

Les peintres flamands furent désignés par les auteurs contemporains de l'Italie, par Facius, le voyageur anonyme, Cyriac d'Ancône, et même plus tard par Vasari, moins au moyen du nom de leur ville natale que par la ville qui fut témoin de leur succès : Gianes da Bruggia, Ruyeriits Bruyiensis ou da Bur selles. Quant au nom de Johannes Gallicus, Eogierus Gallicus, il n'en faut rien déduire. Les Pays-Bas, pour des érudits peu au fait des événements, c'était encore la France; les ducs de Bourgogne étaient toujours des Français.

Le vrai nom de Jean van Eyck n'est donc pas Jean le Wallon, comme l'exige M. Michelet (vol. v, p. 369); car la Flandre n'a rien volé à la Meuse , et c'est une puérilité, pour ne rien dire de plus , que de tirer une déduction de la traduction latine de Jehan van Eyck en Johannes de Eyck; comment traduire autrement la particule van? 11 est probable que les grands peintres de la petite ville de Maeseyck jlamingeaient comme ses habitants? mais, si la Providence a le moindre souci d'un coin quelconque de cette terre où elle jette les pauvres hommes, il faut croire qu'elle a fait naître Jean van Eyck sur les confins de l'allemand, du flamand et du français, pour mieux, montrer que le génie parle toutes les langues, que l'art, à lui seul, est la langue universelle.

J'étais si curieux de tout ce qui pouvait se rattacher, de près ou de loin, à ce célèbre peintre et à sa famille, que j'ai copié plusieurs articles dans lesquels figurent ses homonymes. Si ces citations n'ajoutent rien à son arbre généalogique , elles serviront au moins à prouver que ce nom, bien flamand, n'était pas rare :

1427. — Jehan van Heck, escuier, n° 880. 1434-35. — Hayne van Heyk , marchand de chevaulx, f. vin xx n. 1436-36. — A Henry Deick, que MdS lui a donné et ordonné estre baillé pour aller en aulcuns lieux secrets où icellui S l'envoie , dont il ne veult autre

déclaration estre faite xmi fr.

1467. — Simon van der Eyke, coustilier, fol. CCLXXVIII. 1471-72. — A Jehan Deeck, fils de George.

La mort de ce dernier est annoncée avec un certain appareil. Je ne voudrais pas qu'on mesurât l'importance de cet événement à la gratification accordée à celui qui venait en hâte l'annoncer; c'était une coutume de payer un pour-boire à tous ceux qui se faisaient bénévoles courriers des bonnes nom elles , et la mort des pensionnaires, au point de vue du comptable, était rangée dans ce nombre. Cette gratification ne signifie pas autre chose.

INTRODUCTION

auteurs en transcrivant les noms, à une époque surtout où ces désignations étaient bien moins variées que de nos jours. Le dépouillement des archives de Dijon nous fournira d'autres variantes; ainsi Jean de llelle , écrit aussi Jean de Heylem dans les registres de Lille , est le même nom que Josset de Halle, qui paraît sur les registres de Dijon. Le peintre de Jean Sans-Peur transcrit à Dijon Jehan Malvel, se lit Jehan Malouel, à Lille. J'ai suivi les productions de chaque artiste, mais j'ai dû renoncer, faute d'espace , à reproduire les gratifications périodiques et les gages annuels attribués aux artistes attachés à la cour. Ainsi Thiebaut de Strasbourg, le ménestrel, que j'ai cité à Tannée 1427 pour la dernière fois, figure sans interruption dans les comptes de chaque année jusqu'en 4 453-54, époque de sa mort.

Ce nom figure encore très-fréquemment parmi les receveurs :

1429. Henry van Eyck.

1464. Pierre »

1529. Gérard »

1550. Gaspard »

1654. Engelberl »

1659. Michel »

1660. Jacques Rodolphe »

1683. Henry »

M. l'abbé C. Carton a trouvé, dans les comptes des libraires de 1454 à 1523 conservés dans les archives communales de Bruges, au nombre des membres de la Confrérie, en 1458-59, Claeys ven den Eyck, en 1478-79 de vrouw v. d. Eyck, en 1481-82 Hendric van den Eech. Parmi les Béguines du béguinage de Bruges figure, de 1438 à 1465 , Marguerite S'Heyx, qu'on serait tenté de prendre pour la sœur des célèbres frères. Enfin M. Goetghebuer cite un Jan van Hyke, receveur de l'hôpital de Saint-Baron-lez-Gand en 1346, et un Michiel van Hyke, droegscerrers, c'est-à-diie tondeur de laines à Garni , en 1480.

Le nom de van der Eycken, traduit par Du Chesne dans les actes écrits en wallon , est de tout autre origine , mais il n'est pas moins fréquent.

Quelques articles pourront paraître de peu d'importance; ils acquièrent de l'intérêt au point de vue où je m'étais placé en poursuivant cette vaste lecture. Un exemple vaut mieux qu'une excuse. Ce Thiebaut, le ménestrel, ou même uafol, obtiennent du prince qu'il tienne leurs enfants sur les fonts de baptême. J'aurais omis cette circonstance, si elle ne facilitait pas l'appréciation de semblable faveur accordée à Jean van Eyck. Les ducs de Bourgogne avaient cette bonté familière pour toute leur domesticité , ils allaient au baptême de leurs fous comme aux noces de leurs queux : la valeur des présents et la dignité des mandataires établissaient seulement quelque différence. Le titre de varlet de chambre, porté par le grand peintre , motive également l'admission de plusieurs articles qui fixent le caractère de ce titre de cour , sans fonctions déterminées 1 .

1 Je dis sans fonctions déterminées, parce que la faveur du prince, comme les qualités du titulaire, changeaient complètement le caractère de cette charge. Je trouve dans l'importante collection dite des 182 Colbert (Bibl. Nat. dép. des mss.), deux ordonnances de Philippe-Ie-Bon, dont je citerai ici quelques mots :

C'est l'ordonnance faitte par monseigneur le duc de Bourgongne, comte de Flandres, d'Artois et de Bourgongne, par l'advis de son conseil, sur le règlement de son hostel, en l'an mil cccc xxvi , à Bruges , le 14 décembre.

Variés de chambre.

MdS aura des varlets de chambre, tels qu'il luy plaira, lesquels serviront à tour, à chacune fois iij , avec le premier varlet de chambre, et seront contez, chacun d'eux, deux chevaux à gages et un varlet à livrée.

Boulogne , garde des joyaux.

Jean Prévost , dit Fouet , tapissier.

Jean de Bourgongne, cordonnier, n chevaux à gages et ung varlet à livrée. Hue de Boulogne , peintre , pareillement que ledit de Bourgongne.

Dans la liste des personnes attachées à la cour , figure le Roy des Ribaux, et dans une ordonnance semblable du pénultième jour defé-

INTRODUCTION. XLI

J'ai suivi dans ma transcription deux méthodes différentes : tantôt j'ai copié tous les articles, en répétant les formules qui les terminent uniformément; c'est qu'alors je donnais un chapitre entier avec sa transcription littérale; tantôt, procédant par extrait, j'ai eu soin de ne rien ajouter et d'élaguer le verbiage de chancellerie ainsi que les formules prescrites par la comptabilité. Il va sans dire qu'en toute occasion j'ai reproduit diplomatiquement le texte original, ne me permettant, à l'impression, que l'addition des accents et de la ponctuation. Il eût été puéril de refuser cette assistance au lecteur.

Les dépenses communes ferment les comptes de chaque année, elles comprenaient les frais de gestion et d'administration, tels, par exemple, que le papier, le parchemin, les plumes et la cire baillés au secrétaire de MS le duc pour le fait des escriptures, c'est une dépense qui monte de 300 francs à 1 ,200 ; tels aussi que les diners que MS a accoustume- de donner chacun an aux receveurs de Flandres l, et dont les comptables enregistrent le menu clans le plus grand détail.

On aurait désiré, sans doute, des rédactions moins brèves, des mentions moins laconiques; moi aussi, j'ai regretté cette réserve et souvent même ce vide. Dans ce vaste champ, glaner est plus pénible que

vrier 1432, on retrouve les mêmes noms que je \iens de citer, et en pins :

Michault Taillèrent , joueur de farces, lui et un cheval à gages. (Vol. iv, folio 13 et 52.)

« Compte de 1416.

XLII INTRODUCTION

faucher. Pour comprendre ma satisfaction quand je pouvais saisir un fait , une particularité , il faudrait avoir éprouvé, au milieu d'une longue lecture, des déceptions comme en causent des articles ainsi conçus :

A Jehan Lantemier, barbier et varlet de chambre de MS, — pour bailler et délivrer à certaine personne, pour certaines causes et pour matières secrètes dont MdS ne veult aultre déclaration estre faicte. . .

nui liv. xvm sols.

(Compte de 1448-49.)

Le vieux comptable n'a-t-il pas voulu se moquer du futur archéologue, en lai présentant cette énigme dont il se réservait le mot ?

Plusieurs lacunes , sensibles dans ce premier volume, seront comblées par les volumes suivants, et tel article , qui aura fait défaut sur les registres de Lille , se retrouvera dans ceux de Dijon ou de Bruxelles. Le dépouillement de plusieurs autres séries de comptes, dans diverses archives, nous fournira d'autres noms d'artistes, d'autant plus intéressants que, bien que Flamands, et certainement habiles , ils ne furent pas employés par les souverains du pays.

J'ai dressé trois tables pour faciliter l'usage de ces extraits. La table chronologique permettra de retrouver, dans ce volume, l'analyse d'un compte pour telle ou telle année , et de le demander avec sa lettre et son numéro dans les archives de Lille. La table méthodique réunit les noms des personnes par grandes séries de métiers ou d'occupations, et, dans ces séries,

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par ordre chronologique , ou du moins suivant l'ordre où chaque nom paraît pour la première fois dans les comptes; enfin, je n'aurais rien à dire sur la table alphabétique, si je ne devais expliquer pourquoi j ai préféré le nom de famille ou de lieu au nom de baptême. La raison est toute matérielle et de commodité usuelle. J'ai voulu éviter ces séries interminables de Jehan ou de Jacques , et me rapprocher des habitudes qui désignent de célèbres peintres, comme les Van Eyck, par le lieu de leur naissance, un grand sculpteur, comme Claux Sluter, par son nom de famille.

Sans doute , cette manière de désigner les individus n'est pas beaucoup plus sûre, car un Dierick s'appellera tantôt de Louvain , tantôt de Haarlem , selon qu'il sera fixé dans l'une ou l'autre de ces deux villes; et Hennequin, de Bruxelles, Vymaginier, qui travaille en 1390 avec Claux Sluter, n'est peut-être autre qu'Hennequin de Liège, auquel avait été confié, en 1368 , le monument de Charles V dans la cathédrale de Rouen ; mais il m'a semblé que , dans ce système , les inconvénients étaient moindres et les avantages plus grands.

Les inventaires des ducs de Bourgogne suivront ce dépouillement des comptes. A la description minutieuse de ces joyaux magnifiques, de cette vaisselle immense , se joindra celle des écrins de leurs enfants , des donations faites dans les contrats de mariage, des legs inscrits dans les testaments. Avec les

XL1V 1 INTRODUCTION

noms des orfèvres c'est toute l'histoire de l'orfèvrerie 1 .

1 La publication de ces inventaires peut avoir une utilité pratique, puisque c'est le signalement de bijoux qui, certainement, ne sont pas tous perdus. Les ducs de Bourgogne avaient de quoi défrayer, avec les productions des orfèvres et des peintres de leurs domaines, tous les amateurs du temps. Leur générosité ne connaissait de bornes ni dans la quantité des dons, ni dans l'éloignement des personnes; ces présents, répandus en tous pays, ont-ils donc tous alimenté le bûcher de l'ignorance ou le creuset du fondeur, comme les y condamnaient les défaites de Charles le Téméraire et la pénurie chronique de Maximilien? Mais des grands pillages, conséquences de funestes défaites, il nous est resté des richesses, ornements de nos musées, et la Tour de Londres n'aurait-elle pas conservé les objets précieux que le roi d'Angleterre achetait avidement à Bruges. J'ai trouvé dans les archives de Lille une pièce fort intéressante. Je l'aurais publiée, si elle était restée inédite. Elle montre le grand chemin de l'Angleterre déjà ouvert, en 1479, aux richesses artistiques du continent. Maximilien avait mis en gage, à Bruges, trente-deux magnifiques tableaux et vases d'argent émaillés; n'ayant pas retiré à temps ces objets, ils furent vendus par les banquiers de la maison des Médicis et de Charles Stross. L'époux de Marie de Bourgogne s'en plaint : Lesdicts bancquiers ont vendu icelles vaisselles, joyaulx et ymaiges a certains anglois, dont MdS ne fut lors content, pour ce qu'il désiroit garder lesdits joyaulx , ymaiges et vaisselles, attendu qu'ils avoient esté de longtemps de la maison de Bourgogne. — Toutes voyes pour ce que depuis icellui seigneur a sceu que iceulx ymaiges, joyaulx et vaisselles ont esté achetez par les gens et pour le roy d'Angleterre — a esté et est content. La description est détaillée et intéressante; je renvoie à la Revue de M. Arthur Dinaux ; elle a inséré une copie suffisamment exacte communiquée par M. Edward Le Glay.

J'ai cherché vainement dans les Archives de Lille l'inventaire de Marguerite, gouvernante des Pays-Bas. M. Le Glay a publié en extrait les articles les plus importants, mais j'aurais voulu en prendre une copie littérale et complète. Ce document n'est pas perdu, il faut l'espérer, il est déplacé. Le hasard seul peut maintenant mettre sur sa trace ; en attendant qu'il nous soit favorable, j'emprunterai les articles suivants à l'imprimé :

I. TJng grant tableau qu'on appelle Hernoul le Fin avec sa femme dedens une chambre, qui fut donné à madame par don Diego, les armes duquel sont en la couverture dudit tableaul. Fait du painctre, Johannes (Jean van Eyck).

II. Ung grant tableaul de Nostre Dame ayant deux couvertes , deans les quelles y a au droit coustel ung sainct Jehan et au senestre une saincte Barbe, et sur lesdites couvertes Adan et Eve de couleur. Fait de la main de maistre Hans (Hemling).

III. Ung moien tableau de la face d'une portugaloise que madame a eu de don

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Nous avons conservé aussi les catalogues de tous les manuscrits qui furent faits pour les ducs de Bourgogne ou achetés par eux, admirable bibliothèque, ou, comme l'écrit David Aubert, la plus riche et noble librarie du monde : musée et bibliothèque à la fois , collection artistique et littéraire, pour nous le véritable guide dans l'histoire de la peinture et des arts. Ces catalogues méritent une attention toute particulière, ils peuvent être d'une utilité pratique, puisqu'ils donneront le point de départ et l'origine de chaque manuscrit , dont on pourra suivre les vicissitudes et

Diego. Fait de la main de Johannes et est fait sans huelle et sur toille sans couverte ne feullet.

IV. Ung petit tableaul d'ung Dieu de pityé estant es bras de Nostre Dame ; ayant deux feulletz, dans chascun desquelz y a ung ange et dessus lesdits feulletz y a une Annunciade de blanc et de noir. Fait, le tableaul de la main de Rogier van der Weiden) et lesdits feulletz de celle de maistre Hans.

V. Ung petit tableaul de Nostre Dame, du duc Philippe, qui est venu de Maillardet , couvert de satin brouché gris et ayant fermaulx d'argent doré et bordé de velours vert. Fait de la main de Johannes.

VI. Ung petit tableaul de Nostre Dame, bien vieulx, de la main de Foucquet, ayant estuy et couverture.

VII. Ung autre petit tableaul de la Trinité, fait de la main de Rougier, auss vieulx.

VIII. Ung tableau du chief du duc Charles, ayeul de Madame. Fait par la main de Rogier.

IX. Une petite Nostre Dame. Fait de la main de Dirick. (Stuerbout )

X. Ung petit tableau d'ung cruxefix et d'ung sainct Grégoire. Fait de la main de Rogier.

Des 134 morceaux de peintures dont se composait cette précieuse collection , je ne cite ici que dix tableaux des maîtres du quinzième siècle ; je réserve pour un autre travail les productions de Jacques de Barbary (le maistre au Caducée), de Michiel Coxie, etc., etc. On remarquera dans ces citations le portrait d'une dame portugaise peint en détrempe par Jean van Eycky ou peut-être seulement dessiné par lui pendant son assez long séjour à la cour du roi Jean I en 1429. Maistre Rogier, réunissant ses effofts à ceux de maistre Hans pour composer un chef-d'œuvre, reporte les idées sur le même atelier, sur le maître et l'élève; enfin la présence, dans celte collection, d'une peinture à l'huile de notre illustre Foucquet, est une nouvelle preuve que sa réputation, bien établie, avait débordé sur les limites de la France. En 1530, ce tableau était déjà bien vieulx aux yeux des experts.

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connaître l'existence au moyen d'un tableau synoptique, qui constatera leur signalement dans tous les catalogues rédigés à différentes époques, jusques et y compris le récent travail de M. Marschal. Si M. Barrois a ôté, à cette partie de ma publication, le mérite de la nouveauté, il lui a laissé celui de l'exactitude, et ce mérite est aussi la condition essentielle de ces sortes de travaux 1 .

Je ne voudrais pas avoir loué , sans restriction , le luxe et la magnificence des ducs de Bourgogne2. Si

1 Peu de manuscrits écrits sur parchemin et ornés de peintures ont été détruits ; quelques-uns ont souffert des mutilations , ils sont tous dispersés en Europe, ils ne sont pas perdus. 11 s'agit de battre un rappel général et d'ouvrir le registre matricule où sera fixé pour chaque manuscrit le moment précis de son entrée dans la bibliothèque de Bourgogne et de sa sortie; d'autres poursuivront leur histoire interrompue à mesure que l'identité des exemplaires pourra être établie.

C'est après avoir comparé, avec les originaux , les catalogues publiés par M. Barrois, sous le titre de Bibliothèque protypographique, Paris, in-4°, 1830, que je me suis décidé à livrer à l'impression une copie diplomatiquement exacte. J'en fais juge le lecteur: qu'il compare cette transcription des trois premiers articles avec le texte imprimé, il comptera, si je ne me trompe, seize fautes, les unes rendant impossible le recollement des mss, les autres dénaturant l'orthographe et la rédaction originale. Un errata devenant impossible, une réimpression était indispensable :

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