‹ Les Duodénites Pseudo-UlcéreusesChapitre 5 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il nous a paru important d’étudier la duodénite à for-

me pseudo-ulcéreuse sur laquelle Monsieur le Docteur

BRODIN à propos de plusieurs cas observés a attiré notre er

attention. Affection certainement plus fréquente qu’on ne

le croit, revêtant une allure essentiellement PRESS

du duodénum.

Les lésions de duodénite ont été rencontrées avec une grande fréquence d’abord dans les autopsies, soit isolées, soit en association avec des lésions de la muqueuse gastrique ou jéjunale. Mais les recherches médico- chirurgicales ont apporté la preuve, au cours de gastrectomies : pour ulcère duodénal surtout, de l’existence d’une duodénite, constatée et étudiée ensuite sur les pièces opéra- »S

toires.

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À côté de l’ulcère, il faut donc réserver une place importante, parmi les lésions du duodénum, aux inflammations et aux malformations, entraînant des troubles ne s’éclairant que par un diagnostic précis et comportant une thérapeutique spécifique.

Le duodénum est pour le chyme un lieu de passage particulièrement court. Sa richesse en filets nerveux sensitifs est fort grande. L'importance de la perméabilité de sa muqueuse, la composition et la diversité des ferments ainsi que la rapidité de l’absorption à ce niveau, favorisent les accidents toxiques.

La propagation par voie lymphatique au duodénum, d’inflammations à point de départ iléo-cæcal, semble expliquer l’origine de ces troubles, l’appendicite chronique en étant la principale cause. Nous rechercherons donc avant toute le point douloureux de la région iléo-cæcale par la palpation en position verticale, ainsi que les signes radiologiques traduisant l’atteinte appendiculaire. Nous devrons le plus précocement possible poser un diagnostic exact de l’affection d’après l’existence d’un point douloureux para-ombilical et des signes cliniques particuliers; mais exceptionnellement seulement ces signes suffiront à trancher l’hésitation. Il faut alors recourir à un examen radiologique sérieux et à l’étude de la traversée digestive. Celle-ci montre comme nous le verrons plus loin un arrêt au niveau du génu-inférius, causant une

stase des aliments et des ferments dont l’irritation finit

par déterminer une inflammation du duodénum pouvant par péri duodénite gagner la vésicule biliaire, provoquant une cholécystite secondaire avec gêne d’évacuation de la bile et pouvant entraîner un spasme duodénal à la jonction des deux premières portions et une gêne d'évacuation du bulbe.

On se trouve alors devant un syndrome présentant avec l’ulcère du duodénum une grande analogie, d’autant plus que le tubage gastrique peut ramener un liquide hyperchlorhydrique après repas d'épreuve et de l’hypersecrétion à jeun. Sauf dans de rares cas où le tableau clinique suffit à faire la différenciation, seule la radio, et l’étude du transit duodénal pourront trancher notre hésitation, avec la coexistence du point douloureux iléo-cæcal en station verticale.

Nous ferons suivre cette étude diagnostique de quelques considérations sur le traitement qui doit être précoce et viser avant tout le point de départ, l'inflammation iléo-cæcale par l’ablation d’un appendice chronique-

ment enflammé.

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