ETUDE ANATOMO-PATHOLOGIQUE
À l’examen, on trouve un duodénum tantôt contracté, dense, peu mobile, de forme cylindrique, tantôt dilaté par la stase, mou, atone. La périduodénite l’accompagne généralement, souvent associée à la périviscérite présentant une apparence soit de voile, soit de toile d’araignée ou des adhérences plus intimes avec les organes voisins.
Le retentissement lymphatique est constant et se manifeste par de l’adénopathie juxta-duodénale et au voisinage des vaisseaux mésentériques sous le péritoine pariétal postérieur.
Ducuinc et FABRE citent une observation de chaîne ganglionnaire où les ganglions très nombreux, disposés deux par deux, réunissaient directement sous le péritoine postérieur les carrefours inférieur et supérieur de l'intestin grêle depuis la région iléo-cæcale jusqu’à la troisième portion du duodénum.
Dans la fosse iliaque, les artères cæco-appendiculaires sont souvent dilatées, sinueuses, turgescentes.
L’appendice congestionné présente de l’hyperplasie et des érosions de la muqueuse, signes de l’appendicite chro-
nique.
RAMonD et DARQUIER, dans un bulletin de la Société dial des hôpitaux de Paris (juillet 1925) font une étude approfondie des lésions de duodénite ces auteurs constatent une prédominance des lésions dans la région
bulbaire, face postérieure.
La muqueuse duodénale normale possède un squelette conjonctif assez direct. Sa muscularis se divise en pinceaux musculaires entre lesquels viennent se loger les culs de sac brunneriens. Dans l’épaisseur de cette muqueuse, on trouve des plasmocytes, quelques lymphocytes, des capillaires et des vaisseaux lymphatiques. L’épithélium de revêtement comprend les cellules intestinales habituelles, élancées, à protoplasma clair et à cuticule terminale, avec par endroits quelques cellules caliciformes. Deux types de glandes : les unes, superficielles, du type LIEBERKUHN, les autres, profondes du type BRUN, NERIEN, Les lésions inflammatoires sont assez étendues et présentent une prolifération importante de plasmocytes, certains avec un protoplasma métachromatique ou eosinophile. On note l’apparition de polynucléaires neutrophiles et éosinophiles. La vascularisation se trouve augmentée, surtout en surface, dans la sous-basale. Plus en profondeur, on constate des amas de lymphocytes, parfois en véritables follicules clos. En général, l’inflammation
est moins intense que dans la gastrite.
L’épithélium de revêtement est peu touché le plus
souvent; dans d’autres cas, il devient cubique, s’affaisse,
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