‹ Les Duodénites Pseudo-UlcéreusesChapitre 8 sur 16 · MN ON · texte numérisé non relu

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de différenciation très important avec les affections vésiculaires primitives, le point para-ombilical droit de LENOIR et BRODIN faisant défaut dans les lésions vésiculaires pures, n’ayant pas contracté d’adhérences avec la région pyloroduodénale.

Dans certains cas particuliers, sujets maigres ou à parois flasques, on peut palper directement le duodénum et trouver en dehors du muscle grand droit, à un ou deux centimètres un corps peu mobile, dense, cylindrique le long d’une ligne presque parallèle au bord inférieur du foie. Pour GUBERGRITZ et TCHAYKA, on palperait en cette région la portion initiale et contractée du duodénum. On ne manquera pas de rechercher la coexistence d’un point douloureux iliaque droit en position verticale, correspondant au point d'implantation de l’appendice sur le cæcum.

Après l’examen du sujet, on attribuera une grande importance aux examens de laboratoire. Le chimisme gastrique révêle une hyper-acidité avec hypersecrétion de mucus.

Le tubage duodénal apporte des renseignements caractéristiques. L'introduction et le maintien du tube d’Ein- HORN ne s'opère souvent qu'avec de grandes difficultés.

Cette opération au cours de certaines séances est même impossible, cela est dû à l’irritabilité particulière du duodénum devant son inflammation. Souvent, l’olive

ne ramène pas de bile, mais un liquide légèrement teinté,

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même après épreuve de MELTZER Lyon, ce qui traduit l’état de déséquilibre entre le duodénum et ses glandes annexes.

La cytologie duodénale fournit d’autres enseignements symptomatiques de la duodénite; le culot de centrifugation montre la présence de cellules épithéliales cylindriques. Ces cellules sont peu à peu remplacées par des leucocytes. On peut rencontrer à côté, des hématies qui traduisent la fragilité de la muqueuse, des détritus cellu-

laires et des microbes, entérocoques ou coli.

Dans les urines, l’augmentation de l’urobiline est un

signe en faveur du diagnostic de duodénite dans une affec-.

tion à type d’ulcère.

L’examen sanguin peut montrer une légère anémie.

En définitive, ce sera l’examen radiologique qui pourra affirmer le diagnostic. Alors qu’on pense souvent à un ulcère, on sera étonné de constater l’absence de la niche caractéristique.

D’autres signes léveront l’hésitation et suffiront à affirmer la lésion duodénale. Easrmonp en 1926 remarque comme symptôme caractéristique la variation de l’ombre du bulbe.

LiPSCHUTZ insiste sur l’aspect flou de cette ombre ainsi que sur l’irritabilité et l’hyperémotivité du bulbe.

MILLER attire l’attention sur son irrégularité. Kir-

KLIN recommande trois sortes de symptômes :

— une irritabilité particulière;

pen

EPA VAE

£ L . — un aspect réticulaire du relief de la muqueuse.

— l'absence de rétention gastrique. Cela étant contraire aux véritables ulcères où elle existe dans un quart

des cas.

Dans tous les cas, les plis de la muqueuse duodénale,

si nêts d'habitude, sont ici atténués ou disparus.

On attachera surtout un grand intérêt à l’étude du transit duodénal. Normalement ïl se fait par bouchées successives et quelques secondes suffisent pour la traversée. L’étude de ce transit apporte certaines particularités. Dans l’affection qui nous occupe la bouillie opaque subit un arrêt au niveau du genu inférius (communication de P. BroDIN). Sous l'influence de cet arrêt il se produit dans le duodénum une stagnation. On trouve alors, un génu inférius anormalement dilaté, une stase persistante, des mouvements péristaltiques et antipéristaltiques violents, parfois accompagnés d’un reflux dans l'estomac de liquide duodénal. Cette stase au génu inférius peut-être plus ou moins importante. Elle peut durer plusieurs minutes.

Mais il est utile de faire l’examen complet de tout

le tube digestif. Il est de règle de trouver des signes ra-

diologiques d’appendicite chronique ou de lésions de la fin de l'intestin grêle ou du gros intestin; dysergie iléocæcale de LARDENNOIS avec les signes caractéristiques suivants (PIOT).

— Dilatation iléale avec ou sans liquide de stase.

ge ‘ $ Fa. Parfois coudure de l’anse grêle ou déformation de l’an- ‘28 gle iléo-cæcal. | 42 î — Aéro-iléie localisée.

‘°C — Stase cæcale persistante, rigidité du bord interne F: x du cæcum.

58 — Insuffisance de la valvue de BAUHIN, reflux et s. ; ! __ stase du lavement bismuthé dans le grêle. de — Point douloureux iléo-cæcal surtout.

D Par cette étude symptomatologique, nous avons cher- La. à ché à montrer que si le diagnostic avec l’ulcère gastro- ! is duodénal est parfois compliqué, du moins l’hésitation à doit être tranchée par des examens complets du malade 1e et une étude radiologique sérieuse.

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