FRETTËS ET COLLECTEURS AUXILIAIRES
des ûls de bronze de 1 mm. de diamètre (section = 0,78 mm.) ; la charge de rupture sera
4 ^ 0,78 X 46 = 2870 kilogr.
Nous aTons donc dans ce cas un coefficient de sécurité de 15.
Exemple n® 3. — Nous allons nous occuper finalement d'un exemple dans lequel les frettes étaient réellement trop faibles ; il est fourni par une dynamo de 240 chevaux faisant 350 tours. Les dimensions et données de la machine étaient les suivantes :
D = 122 cm ; N = 228 ; s = iOO mm«.
Nous supposerons ^ égal à 75 cm, en tenant compte des jonctions latérales ; par conséquent, Téquation 130 donnera :
- 228 X 1 00 X 75 X 1 22 x 3502 x 0^ •i*Avrt«— Z =s ^^-^ = 2 140 kilogr.
L'induit était muni de 4 frettes» chacune de 18 fils de 1,5 mm, en bronze siliceux. Pendant le fonctionnement de la machine il se produisit un glissement latéral des frettes, de sorte que celles-ci sortirent des rainures pratiquées dans Tinduit et vinrent reposer sur le fer* De plus, le diamètre des frettes mesuré sous le fil en bronze, était inférieur de 2 mm. à celui du fer. Nous déterminerons par conséquent rallongement produit par reffort de traction ci-dessus calculé :
La section de tontes les frettes était
4 X 18 X ^^ = 127 mm»,
€6 qui correspond à une charge de
Y^ = i 690 kilogr. par cm'.
Prenons le module d'élasticité E = 900000; malhenrensement, on ne trouve pas dans les manuels des renseignements plus circonstanciés au sujet de cette grandeur. On aurait donc un allongement
AÏ = ïx|=U6,^ = 0,683c«;
en le rapportant au diamètre, on trouverait un allongement suivant le rayon de
~ — = 2,2 mm. environ.
Nous voyons donc que le glissement devait se produire nécessaire* ment. D'ailleurs, on put facilement y remédier en portant le nombre de frettes à 6 et en remplaçant le fil en bronze par an fil en acier
328 CHAP. vin. — ORGANES DES DYNAMOS A COURANT CONTIXLT
pour pianos qui se prêle en général très bien à la confection <le frettes.
Nous ferons observer ici que, en faisant usage du fil en acier, on est obligé d'employer de Tacide pour la soudure. Par suile. celle-ci doit être ultérieurement nettoyé avec soin au moyen de la benzine et il est indispensable d'empéchcr Tacide de pénétrer dans l'enroulement.
Les trois exemples précédents, que Ton pourrait multiplier k volonté, sufGront pour montrer qu*on doit procéder avec soin au choix du métal de frettes et qu'un calcul de vériGcation n*est pas toujours inutile. Plus la dynamo est grande, plus celte précaution s'impose à cause de l'allongement du fil; dans beaucoup de cas on sera amené de cette façon à appliquer un collecteur auxiliaire {voir fig. 208 d) conjointement avec les enroulements sur les deux faces de Tinduit. On obtient aussi de bons résultats avec la disposition représentée sur la Ggure 208 et qui est relativement moins coûteuse et plus facile à exécuter que la précédente.
Dans les nouveaux types étudiés par Tauteur et brevetés par la Maison J. Fa rcot(/î^. 192et 193), les développantessonl munies au milieu d'une espèce de crochet se rattachant aux disques de la lanterne. Cette disposition appliquée du coté du collecteur présente l'avantage de décharger le commutateur des efforts de la force centrifuge et d'empêcher, par conséquent, une déeentration des segments.
Nous indiquerons iinalement encore quelques règles concernant la confection des frettes, bien que ce travail soit généralement laissé au discernement du bobineur.
La figure 210 montre une agraffe de frette très élégante des Ateliers (TOerlikon. La couche inférieure est formée de toile, sur laquelle on a posé un ruban en mica. La tôle de cuivre a une épaisseur d*environ 0,1 à 0,15 mm. et elle est munie dt$ chaque côté d*un ourlet. Dans un de ceux-ci on introduit un bout du fil et on l'y maintient solidement à Taide d'un cordon, tandis que dans Tautre ourlet on introduit provisoirement un morceau du même fil. Avant l'achèvement de la dernière