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COMMUTATION SANS ÉTINCELLES

sens du courant qui en résulte^ d'après la règle énoncée, p. 8, on verra qu'il est de même sens que le courant primi* tif; celui-ci ne peut donc pas s'abaisser brusquement, il diminue progressivement suivant une loi dont il sera question plus loin.

Ceci est encore compliquée par un autre phénomène. En effet, immédiatement après la suppression du ^N court-circuit, la bobine

un sens contraire. La même cause qui a amené un retard dans la diminution du courant primitif, empêche Taccroissement du courant de l'induit

Fig. 37.

s'écoulant en sens inverse, de sorte que ce courant est forcé de se frayer à travers la touche 5 un passage vers le balai après avoir traversé l'air. La conséquence inévitable en est la formation d^étincelles qui se produit d'autant plus rapidement que le nombre de touches du commutateur est plus petit ou^ en d'autres termes, que le nombre de (ils intercalés entre deux touches est plus grand et que l'intensité du courant de Tinduit est plus forte.

Pour empêcher la formation des étincelles y les balais doivent être déplacés suffisamment au-delà de la zone neutre pour que le courant induit (ig), diminué du courant encore existant de self 'induction (i»), soit approximativement égal au courant normal en sens inverse,

Nous allons indiquer ici un enroulement du à Sayers, destiné à obtenir le même résultat, sans déplacement des balais (1).

L'induit est muni à cet effet de deux enroulcmonts, un

A) Voir : Bulletin de Tlnstitution of Elcct. Eng. mai 1893.

CHAP. 11. — CALCUL DE L INDUIT

enroulement principal qui est calculé d'après la méthode ordinaire et un enroulement de compensation.

La didérence entre cet enroulement et celui des induits ordi-

Fig, 38.

naires consiste en ce que les jonctions de l'enroulement prin.

cipal ne sont pas réunies directement au commutateur, quand elles sont montées en série avec l'enroulement de compensation qui est déplacé un peu vers Tarrière. Dans ce dernier le sens de l'enroulement est inverse au précédent.

Pour mieux se rendre compte de ce qui se passe dans cet induit, on a supposé (fig. 37) les deux enroulements placés chacun sur un anneau séparé. L'enroulement de compensation déplacé a pour but de produire la f. e. m. nécessaire^ à la commutation et comnio

il est directement exposé à l'aclion des pôles, un seul enrou

PERTES OHMIQUES 49

suffit pour vaÎQcre la selMnductioa d'uue bobiae un peu considérable.

Dans la ligure 38, on a représenté un autre mode d'enroulement imaginé par Sayers, dans lequel il fait usage d'un pôle auxiliaire. D'après cet ingénieur, Tenroulement dont il s'agit parait avoir donné de très bons résultats. Comme l'enroulement de compensation n'est parcouru par le courant que pendant un temps très court, on peut lui donner une section plus faible, de sorle que l'espace occupé par l'enroulement n'est guère augmenté. On arrive au même résultat avec la disposition figure 39 proposée par M. S. -G. Brown et Mordey, dans laquelle deux bobines décalées l'une par rapport à l'autre sont groupées en série entre deux lames consécutives de commutateur.

B. Pertes dans Tinduit.

L'équation 10 ne peut pas servir sous la forme donnée pour le calcul d'induits, car elle ne permet pas de se faire une idée exacte du fonctionnement, du rendement et de réchauffement de la dynamo.

Pour cette raison, avant que Ton puisse procéder au calcul proprement dit des induits, il est indispensable d'effectuer, le calcul exact des différentes pertes qui y ont lieu.

Ces pertes dans Tinduit sont les suivantes :

1* Perte de tension dans le cuivre ;

2*> Perte due à l'hystérésis ;

3^ Perte due aux courants de Foucault;

4** Perte par frottement;

5° Chute de tension due à la réaction de l'induit. Bien que cette dernière ne constitue pas une perte proprement dite, puisqu'elle n'entraîne pas une perte correspondante d'énergie, nous l'avons néanmoins mentionnée puisqu'elle réduit la puissance de la dynamo.

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