‹ Les dynastes de GeroldseckèsVosgesChapitre 15 sur 42 · Ibid., lad. IU, faac. III · texte numérisé non relu

Ibid., lad. IU, faac. III

la condition que la ville indemnisât les églises dont les cloches avaient été brisées*.

La conclusion d'un traité de paix définitif avec les Hohengeroldseck ayant subi des lenteurs, l'évêque, dans le but de contribuer à la pacification du diocèse, consentit, par acte du 10 novembre (sabbalo proximo ante feslum b. Martini) 4204, à mettre à la disposition des bourgeois de Strasbourg ses places d'armes et ses soldats, munitiones et armatos, et s'engagea à les aider, quoi qu'il advint, de ses conseils et de ses forces*.

Trois jours après, le mardi après la Saint-Martin (i3 novembre), l'évêque tint à Strasbourg un synode diocésain, auquel assistèrent les abbesses de Saint-Étienne, d'Erstein, de Ilohenbourg, de Niedermùnster, de Kœnigsbruck, les supérieures des couvents de Sindelsberg et de Saint-Jean-des- Choux, les abbés de Schwartzach, de Gengenbach, de Schuttern, d'Ettenheimmûnster, d'Ebersheimmùnster, de Honcourt(Hugshofen), d'Altorf, de Marmoutier, de Neuwiller et de Sainte-Walpurge; les prévôts, doyens et chanoines de Surbourg, de Haslach, de Saint-Léonard et de Honau, les prévôts réguliers du couvent de Saint-Arbogast, d'ittenwiller et de Truttenhausen, le prévôt de l'hôpital de Haguenau et le prieur des frères d'Obersteigen. L'assemblée , qui représentait tout le clergé régulier du diocèse, adhéra solennellement au traité fait entre l'évêque et la ville, et renonça à toute réclamation pour les dommages éprouvés pendant la guerre par les diverses maisons religieuses*.

Enfin, le vendredi avant la Saint-Jacques (23 juillet) 4266, fut signé, entre les belligérants de l'année 1262, le traité de paix qui devait mettre un terme à leur querelle.

Le vénérable prélat avait atteint le but de ses efforts, et l'histoire pouvait sans flatterie lui faire honneur d'une pacification qui avait été laborieuse : tllic episcopus, dit la Chronique de Schuttern, opéra, dementia singulari et mansuetudine, gravissimum bellum composuit ex quo honore, opibus etpotentia mimm in modum est auclus »*.

Ce n'est pas que le reste de son épiscopat dût être exempt de toute dif-

t. ArchiTes de la Tille de Strasbourg, V. D. 0., lad. III, fasc. m, 9. Dans notre Seigneurie de Bohengeraldseck, nous avons donné un sens un peu trop étendu à la lettre dn frère Rufln (Bull., VI, p. 68, n. 2; nouT. éd., p. 13, n. 2).

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