AU. illustr., t. II. p. 62 1 et labl. généal
4. Liber coquinœ summi capit. Argent. (Gru.\DiDiER , op. cit. , t. IV, p. 3) : Walram de Geroldseck est le premier des chanoines in expectatione. En 1258, le dimanche Jubilate (14
vril), il figure comme chauoiuc en titre dans une charte relatire à l'avouerie du couvent d'Allorf. (Sciiomxix , AU. 4(pl, n° 576.)
cune qualification qui rappelle une dignité ecclésiastique. Quant au fils de Syraon 1 er , le premier acte où il soit nommé, après ceux qui le qualifient de chanoine, est de 4274', et ses enfants étaient jeunes encore en 1294, puisque leur mère est désignée comme leur tutrice ou leur curatrice.
En 1281, Walram concourt, avec les autres membres de la famille, au règlement édicté au sujet de la ferme du Buchberg'; et, dans les années suivantes, son nom reparaît fréquemment accolé à celui de son frère aine Symon II; nous analyserons, en parlant de Symon, celles de ces chartes que nous n'avons pas encore mentionnées.
La pièce capitale concernant Walram et ses descendants est de 1294, feria sexta ante feslum Dionysii (8 octobre)'. Elle est curieuse, non-seulement en ce qu'elle nous fait connaître assez exactement la parenté de Walram, mais encore parce qu'elle jette un jour utile sur les relations de la famille de Geroldseck avec l'abbaye de Marmoulier.
On a déjà pu voir dans le cours de celte notice que les abbés de Marmoulier se plaignaient fréquemment des empiétements commis sur leurs prérogatives par les avoués du couvent : pour ainsi dire à chaque génération, les Geroldseck, sur l'intervention soit de l'évêque de Strasbourg, soit de l'évêque de Metz, prennent l'engagement de respecter à l'avenir les droits de l'abbaye , ce qui prouve qu'auparavant ils ne s'étaient pas fait scrupule de les violer. Et, d'un autre côté, depuis la première moitié du douzième siècle, les abbés ne négligent aucune occasion d'insister pour qu'il n'y ait, en qualité d'avoué, qu'un seul membre de la famille à la fois. Cette réclamation ne parait pas avoir été écoutée beaucoup plus que l'autre par les intéressés ; car, en 1294, Conrad de Lichtenberg, évêque de Strasbourg, leur rappelle que conformément aux prescriptions du concile de Wûrtzbourg et en suite des plaintes réitérées des abbés, il avait invité à plusieurs reprises Walraf, frère de Bourcard (IV) de Gerollsecke, et en même temps Bourcard, feu Symon (H), et Walram, son frère, à se concerter pour désigner entre eux un avoué unique, chargé de veiller aux intérêts de l'abbaye. Jamais ils n'ont obtempéré à cette invitation et l'abbaye a fait de nouveau entendre des plaintes au sujet des inconvénients croissants qu'a pour elle la multiplicité des avoués (conqueraniur se, non tantum in rébus suis et dicti monasterii, verum eliam in personis ex multiplicitate advocatorum pergravari omni rf<V). En conséquence, le prélat ordonne
1. H y est seulement mentionné avec son frère Symon cf son cousin comme co-investi de la ville de Marmoutier. Archives du Bas-Rhin. //. 610, C.