II. Jean, marié avec Agnès, comtesse de Fûrstenberg
III. Walther, marié avec Marguerite, fille d'un comte palatin de Tûbingen et de Marguerite, comtesse de Venningen.
IV. Conrad de Geroldseck, «en son vivant seigneur de Soultz», marié avec Anne, fille de Conrad, duc d'Urslingen, et de Verena, baronne de
t. Schœpfuk, Al», illuttr., II, p. 594, | 298, on trad. Rarenez, t V, p. 586, d'après le C<xl. membr. diplom. Argent, de anno MCCCLXX, f* 149.
2. En 1336, Jean de Tiersberg (p. 70); en 1370, Robert (p. 79), et, en 1394, un autre Jean (p. 98).
3. G. 3189. Voy. spécialement la pièce dressée, sur l'ordre des dignitaires du chapitre, par Itell de Weiiernach, le 1*' jeudi après la Saint-Michel 1 127.
Krenkingen (elle-même fille de Luttelmann, sire de Krenkingen, et d'une baronne d'Usenberg).
V. Enfin, le de cttjus, Renault de Geroldscck, chanoine d'Augsbourg.
Wallher, l'époux de Marguerite de Tûbingen, parait avoir eu trois fils : Conrad, ci-dessus nommé; Henri, qui fut connu comme son père sous le nom de von Tûbingen , et Wallher, que l'historien des palatins de Tûbingen, Schmid, considère comme le Geroldseck de ce prénom tué en 1386 à la bataille de Sempach \
Il résulte de la filiation authentique du chanoine Rénault, qu'à moins qu'il y ail eu dans la famille de Tûbingen deux Marguerite exactement à la môme époque, M. Frid. Mone se trompe lorsqu'il fait de Wallher, époux de cette dame, le fils de Wallher IV de Geroldseck-Lahr et d'Anne de Fûrstenberg, et le petit-fils de Walther III et d'Ëlisabeth de Lichtenberg*.
Non-seulement l'époux de Marguerite de Tûbingen n'était pas fils de Wallher IV, puisque son père se nommait Jean et sa mère Agnès de Fûrstenberg, mais encore Walther IV, d'après des chartes publiées par Reinhard et non contestées par M. Mone, avait épousé Susanne de Ribeaupierre et non Anne de Fûrstenberg, qui était au contraire, selon toutes les probabilités, l'épouse de Walther III, de GeroMscck-Hohengcroldscck, le vaincu de Schwanau (4333)*.
D'autre part, la filiation de Rénault permet de déterminer, plus complètement que Reinhard n'a été à môme de le faire , la généalogie de la ligne de Geroldseck-Soultz : elle démonlre que Wallher, dont il s'occupe dans son % LU, est bien réellement le père de Conrad et par conséquent l'aïeul de Jean, dernier représentant mâle de cette ligne.
Nous ne voulons pas nous étendre sur celte question qui, quoi qu'on fasse, est encore enveloppée de nuages et dont la solution n'a qu'un médiocre intérêt pour l'histoire d'Alsace. Mais nous en avons dit assez pour montrer combien ces vieilles généalogies sont difficiles à débrouiller, quelle confusion y apporte la répétition perpétuelle des mêmes prénoms et à quelles réfutations est exposé l'auteur le plus scrupuleux et le plus compétent; ce sera notre excuse en cas d'erreur, à nous qui ne pouvons prétendre au second de ces qualificatifs*.
1. SciiMin, Gesch. der Pfalzg. v. Tûbingen, 117, cité par Mone, Quellensammlung, \\\, p. 120, note \