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SEPTIÈME DEGRÉ

chevalier.

Au mois de septembre de l'année 1317, Jean, sire des Monts, chevalier, et son frère Henri rappellent que leur très chère aïeule Alix a légué 30 sols annuels au couvent de Bonmont pour le remède de son âme et de celles de ses prédécesseurs. De plus, que leur très cher père Jean, sire des Monts, chevalier, a assigné ce legs, en faveur du dit couvent, sur divers de ses hommes qui sont nominativement désignés (plusieurs de ceux-ci appartiennent à la famille dite de la Vieille grange) et paraissent avoir été de Germagny. En conséquence, les frères prénommés confirment cette assignation faite par leur père, et le sire Jean des Monts appose son sceau (qui existe encore) à la charte de cette confirmation '.

La seigneurie de Genollier, après avoir été l'apanage, pendant trois générations, d'un rameau de la branche aînée des seigneurs des Monts, avait fait retour à ceux-ci, à l'extinction du dit rameau. Il en résulta que Jean, sire des Monts, du consentement de son frère Henri, reconnut, en faveur de Louis (II) de Savoie, sire de Vaud, la part de la terre de Genollier qui relevait du château de Pran-

* Pièces justificatives, N* 14.

gins, savoir : le tiers du château soit molar de Genollier, la forêt de Ruery , des hommes, des hommages et des revenus féodaux au dit Genollier. La reconnaissance dn sire Jean des Monts est datée de la veille de l'Epiphanie de l'année 1318'.

A la même date les prénommés Jean, sire des Monts, et son frère Henri reconnurent la terre et seigneurie des Monts, en faveur du prince précité, à la suite de « pactes et conventions » faits avec lui^

Ces deux frères , en vertu d'une prononciation amiable rendue entre eux et le couvent deBonmont, par Jaquet de Dullit, châtelain de Rolle, et Perret, mestral de Mont, amis communs des parties, abandonnent, au mois de mars de l'année du Seigneur 1318, à Etienne, abbé de Bonmont, deux pièces de vigne dont l'une est située au territoire de Perroy vers le Rupalex et l'autre au lieu appelé Bollamher'\ Elles avaient été léguées au dit couvent par le clerc Jean de Germagny , dit du Four, mais les seigneurs de Mont contestaient la validité de ce legs parce que le dit clerc et son père Amédée avaient été leurs hommes laillables. Aux termes de la prononciation des arbitres, l'abandon des deux pièces de vigne précitées aurait lieu pour 100 solidées de terre provenant de legs faits par des parents des sires de Mont en faveur du couvent de Bonmont, savoir: 30

' Grosse Balay, F" 232.

» Voir le quernet prêté, le 6 septembre 1403, par Aymon de La-Sarra, en faveur du comte de Savoie, pour la seigneurie des Monts. (Grosse Balay, F" 187. Aussi le quernet prêté en faveur de L.L. E.E. de Berne, par le comte Michel de Gruyère, en décembre 1550, pour la seigneurie de Mont-le-Grand. (Arch. cant.)

' Bollambert est encore aujourd'hui le nom d'un quartier de vigne, situé au-dessus du chemin de l'Etraz, entre Féchy et Mont.

JEAN (il), SEIGNEUR DES MONTS. 51

solidées pour l'aumône de dame Alexie, mère du feu sire Jean, père des dits nobles de Mont, 10 solidées pour l'aumône de dame Clémence, leur mère, et 60 solidées pour celle du prénommé sire Jean, leur père. Maot (Mahaud) de la Sarra, dame de Mont, épouse du prédit chevalier Jean, approuve et ratifie cette transaction moyennant six livres lausannoises qu'elle a reçues des religieux. Le sceau des frères Jean et Henri de Mont et ceux de Jaques de Dullit et de Perret, mestral de Mont, sont apposés à la lettre de cette transaction ^

Sous l'année 1322, indiction 5^, Jean, sire des Monts, chevalier, reconnut, en faveur de Guillaume Alamandi et d'Agnès de Villars, sa femme, seigneur et dame d'Aubonne, le fief qu'il tenait, à cause du château de ce lieu, à Bière, Bougy-Millon etBérolles, comprenant tout ce qu'il possédait dans ces villages , par lui ou par d'autres. Il réserva certains hommages (non spécifiés) auxquels il était tenu -.

LenobleJean, siredesMonts, futl'un des témoins de l'accord intervenu, le 13 mai 1326, entreJean (IV), coseigneur d'Aubonne, d'une part, et Hurabert de Rossillon et dame Nichole, son épouse, d'autre part, au sujet de l'exercice de la jurisdiction dans la terre et seigneurie d'Allaman\

Une transaction importante eut lieu, le 14 février 1330 (style delà Nativité), entre Louis (II) de Savoie, sire de Vaud et les seigneurs de Mont. Ceux-ci prétendaient exer-

' IHècesJustificalive.t, N» 15.

* Pièces justilieatives, 'îi" 16. Ce document, intitulé:» Papier concernant rhommage que Madame de Mont-le-Grand devait au comte de Gruyère pour certains biens ricre Bière, Bérolles et Bougy-Millon, » indique erronément que le confessant Jean (H), seigneur des Monts, est fils du sire Ebal (III), tandis qu'il était son petit-fils.

^ Les dynastes d'Aubonne, pièces justificatives, N" âO.

cer la jurisdiclion sur la ville de RoUe nouvellement bâtie par le prince savoisien, et cela sans doute parce que l'emplacement qu'elle occupait avait fait partie de la seigneurie de Mont. Pour terminer ce différend, Louis de Savoie; à la date précitée, inféoda à Jean, sire de Mont, qui agissait pour lui et pour son neveu Jean, fils de son frère Henri, le vidomnat et la mestralie de la ville de RoUe ' . Ces offices étaient semblables à ceux qui étaient exercés dans la ville de Moudon^

Jean (II), sire des Monts, chevalier , n'était plus vivant le 17 novembre de l'année 1332. (Voir plus loin.)

Nous avons vu apparaître sous l'année 1318, Maot de La-Sarra, en qualité de son épouse. Elle devait être, selon le temps, la fille d'Aymon, sire de La-Sarra, bailli de Vaud en 1332, 1333 et 1335, et de sa première femme Agnès, fille de Hugues, sire de Vaugrenans, chevalier, et parlant la sœur de François (I), sire de La-Sarra, chevalier.

Cette noble dame survécut à son mari et fut la tutrice de ses fils Richard et Jeaii (lïl). A la date précitée du 17 novembre (15 des kal. de décembre) 1332, la noble Macelide {Macelidis, ce prénom est une variante de celui de Maot soit Mahaud), veuve du noble sire Jean, seigneur des Monts, chevalier, agissant en son nom et comme tutrice de ses enfants procrées avec le susdit Jean des Monts, vend à Nicolas, abbé de Ronmont, un demi-muid de vin, de censé, mesure de Germagny, assigné sur une vigne située au dit Germagny, pour la somme de 15 livres lausannoises par elle due au dit couvent de Ronmont, à titre d'obla-

' Pièces justificatives, N" 17.

* Grosse Balay, quernet prêté, en 1403, par Aymon de La-Sarra, pour la seigneurie des Monts.

JEAN (il), SEIGNEUR DES MONTS. o3

lions, de sépulture de son dit mari et à d'autres titres. Cette vente, pour ce qui concerne la dite dame et son fils Richard, est datée de Germagny, dans la maison deVuillerme de Romanel , en présence d'Aymon de Mont, moine de Romainmotier', de Jean, curé de Goinsins, et de Jean de Divonne, donzel. El pour ce qui concerne Jean, l'autre fils de la prénommée dame Macelide, la dite vente est datée du château de Mont, le samedi avant la fêle de Saint Michel (25 septembre) de l'année 1333, en présence de témoins*.

Maot de La-Sarra, veuve de Jean (II), sire des Monts, n'était plus vivante le 24 janvier 1346.

Richard, son fils aîné fui seigneur des Monts et sera l'objet de l'article suivant.

Jean (III), le second fils de Jean (II), sire des Monts et de Maot de La-Sarra, apparaît honorablement dans l'histoire. On le trouve nommé dans le nombre des six chevaliers arbitres, qui, aux termes d'un compromis, daté de la tour d'Ouchy, le 13 décembre 1355, devaient prononcer sur les différends d'Aymon de Gossonay, évêque de Lausanne , avec un certain donzel , nommé Derriotis de Visencier, relativement à des faits concernant les gens de la cité du dit Lausanne. Ges arbitres étaient, delà partdel'évêque: Pierre de Gruyère, Rodolphe d'Oron et Humbert de Billens ; et de la part de l'autre partie : Aymon de Mentonnay, Jean de Mont et Guillaume de Visencier, tous chevaliers ^

' Aymon des Monts {de .l/o«</7>jisj apparaît comme prieur de Corcelles (dépendance du couvent de Romainmotier) dans les années 1338 et 1346. {Armoriai de Neuchdtel, F» 31.) Nous présumerions que cet ecclésiastique était ^'un des fils de Jean (I), chevalier, sire des Monts.

' Pièces justi/icatives, N» 18. Cet acte est reçu par Jean de Gilier, notaire, et scellé par i'official de Genève.

* Inv. vert, paquet 503.

— L'empereur Charles IV étant venu en Lombardie. Amédée VI, comte de Savoie (dit le comte Verd), lui envoya les chevaliers Philippe de Bussy et Jean de Mont [de Mons) pour lui demander l'investiture de ses états, ce que l'empereur lui accorda par lettres patentes, datées de Milan, au mois de janvier 1 355 '. Et, au mois de septembre de l'année suivante, le même comte de Savoie dépêcha en ambassade Galois de la Baume, seigneur de Montrevel, Guillaume, fils de celui-ci, et Jean, seigneur (?) de Mont {de Mons), au Pays de Vaud, auprès du pape Innocent \I, à Avignon, pour réclamer de lui l'exécution du traité fait entre le pape Benoît XII et Aymon, comte de Savoie, le 6avrill329Ml y a tout lieu de supposer queles divers faits que nous venons d'indiquer concernent le chevalier Jean (III) des Monts et non pas son neveu Jean (IV), seigneur des Monts (fils de Richard), aussi titré de chevalier, dont la carrière fut de courte durée. Cependant, une entière certitude à cet égard nous fait défaut. — On ignore l'époque du décès du chevalier Jean de Mont ou des Monts, antérieure au 41 octobre 1373. A celte date-ci, Alexie de La- Sarra, faisant une donation de 40 livres, assignées sur sa dot, en faveur des chapelains desservant la chapelle de Saint-Antoine, à La Sarra, fondée par son père, s'intitule veuve de Jean de Mont, chevalier ^ Alexie était l'une des filles de François (I), sire de La-Sarra, chevalier, et de Marie d'Oron, codame de Vevey et de Montreux, son épouse. Une dispense papale avait sans doute été néces-

• Guichenon, Hist. généalogique de la maison de Savoie, 1, pag. 410. - Ibidem, mêmes tome et page.

" Inventaire des archives du château de La-Sarra, par le commissaire Vagnon, po 152,

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