CHAPITRE II
TABLEAUX PSEUDO-ISOCHROMATIQUES
Ces méthodes relativement récentes utilisent les couleurs dites de confusion, qui, très différentes pour les sujets normaux, paraissent équivalentes pour les dyschromatopes.
Des tableaux ont été dressés par des peintres dyschromatopes pour permettre la confection des tables pseudoisochromatiques.
Les tableaux de Stilling sont les premiers en date; les différents tableaux qui ont été réalisés depuis reposent sur le même principe. ‘
TABLEAUX DE STILLING.
Stilling range les couleurs confusionnelles en deux classes : les achromatopes pour le vert et le rouge ne peuvent distinguer des nombres en vert ou en rouge sur un fond de brun, de fauve ou de gris, et vice versa. |
La 17 édition, publiée en 1926, comprend 32 tableaux portant chacun deux séries de dessins. Elle est répartie en 14 groupes, qui comprennent chacun un à quatre tableaux. Chaque tableau porte un ou deux chiffres en taches d'une certaine couleur, sur fond d’une autre couleur. L’impossibilité de lire les groupes de I à IX révèle l’achromatopsie vertrouge; des groupes X et XI, l’achromatopsie jaune-bleu. Les groupes XIII et XIV, vus par tout le monde, servent à dépister les simulateurs et à expliquer le test.
Les normaux voient toutes les tables, sauf la table XI, qui n’est d'aucun usage. Les sujets normaux hésitent sur le groupe VI.