‹ Les Dyschromatopsies et leur DépistageChapitre 33 sur 43 · ROAD · texte numérisé non relu

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2° Epreuve de confusion à 2 mètres : Le sujet est placé à 2 mètres de l'appareil; l’écran est disposé de manière à découvrir l'orifice de 10 millimètres et À masquer les trois trous de 6/10 de millimètre. Un disque bicolore apparaît alors très éclairé. On fait passer successivement les huit disques dans un ordre quelconque. Le sujet nomme les couleurs de haut en bas. Toute erreur commise, si elle n’est pas immédiatement rectiliée, est de nature à faire considérer le sujet comme dyschromatope.

Cette méthode a l'avantage de présenter le vert et le rouge

à la distance optima de vision distincte, c’est-à-dire à une distance située entre le punctum proximum et le punctum remotum de ces couleurs. Elle oblige à nommer les couleurs et elle est loin d’être parfaite. De nombreux sujets que l’appareil révèle dyschromatopes à un premier examen arrivent à voir correctement les feux dans des examens ultérieurs.

CHROMATOSCOPE DE GUÉRIN. — C’est le modèle utilisé dans la Compagnie P.-L.-M. Il emploie les verres colorés mêmes dont la Compagnie fait usage. Il comporte la réduction au 1/100 des principaux signaux fixes et la réduction au 1/200 des signaux arrières des trains. Gette disposition permet de contrôler la connaissance des règlements.

CHroMATOsCOPE VALUDE. — C’est le modèle du P.-0. C’est une simplification du modèle précédent. Il n'utilise que des feux de 4 et 10 millimètres.

APPAREIL D OÜNFRAY.

Cet appareil, utilisé dans la Compagnie des Chemins de fer de l'Etat, reproduit les signaux du réseau, réduits et perçus sous l’angle Correspondant à la distance à laquelle ils doivent être perçus réglementairement. L'éclairage des feux peut être réduit, ce qui permet, comme dans la lanterne d’'Edridge Green, de mettre le sujet dans des conditions qui correspondent aux divers états atmosphériques. Un obtura-

teur compur stéréoscopique placé à 5 mètres des feux permet de faire varier le temps d'observation.

Un tableau électrique donne à l’examinateur le moyen de commander les feux à distance.

L'appareil a été simplifié et perfectionné par M. Vassard en 1935.

Cet appareil réalise un progrès sur tous les autres appareils à feux réalisés jusqu'ici. Il est, en effet, plus pratique et permet de faire varier la vitesse de perception des feux et leur éclairage.

Il présente cependant un défaut commun à tous les appareils à feux : de nombreux sujets atteints manifestement de cécité des couleurs, et qui ont échoué à la lecture des tables pseudo-isochromatiques, arrivent à reconnaître les feux colorés.

La méthode des feux, qui se rapproche le plus de la pratique professionnelle, met le sujet dans les meilleures conditions de vision des couleurs; elle n'arrive pas à réaliser l’ensemble, des circonstances (brume, émotion, fatigue, vitesse) qui se présentent dans la pratique quotidienne. Désirant remédier à cette infériorité, M. Bonnardel a construit un appareil qui permet de mesurer dans des conditions définies des seuils de la vision colorée suivant le chroma, l'intensité et la saturation. En comparant les chiffres obtenus par les sujets examinés avec des chiffres donnés par des sujets normaux, il sera facile de savoir s’il y a une infériorité dans la reconnaissance des signaux et quelle est son importance.

APPAREIL DE BONNARDEL.

Il comprend trois parties ;

— La première partie est une lanterne de projection dont la source lumineuse est réglable. re

— La seconde partie contient deux coins gris de Goldberg, trois écrans gris neutre, quatre disques porteurs de signaux de chemin de fer, d'écrans sélectifs, d’optotypes et de dia-

phragmes, et enfin un obturateur. Les coins gris règlent le flux lumineux; de plus, deux écrans neutres peuvent être placés devant le faisceau lumineux, Deux disques portent des écrans colorés : le premier disque porte des verres-signaux utilisés par les chemins de fer; le deuxième porte sept écrans chromatiques, qui laissent passer chacun une gamme de radiation s'étendant sur 40 à 80 wu. Le troisième disque porte des anneaux brisés de Landolt; le quatrième une série de huit diaphragmes circulaires, de diamètre progressivement décroissant. Un obturateur compur permet de limiter le temps de perception des couleurs.

Les deux premières parties permettent de déterminer les seuils de sensation lumineuse et chromatique pour les différents écrans colorés, vus sous des angles plus ou moins grands et pendant des temps plus ou moins longs.

— La troisième partie est placée devant la deuxième portion de l’appareili. Elle permet d'obtenir le seuil de reconnaissance des signaux colorés noyés dans une lumière plus grande et de déterminer le seuil de saturation.

C’est un disque noir, qui porte huit cercles peints en blanc mat; ces cercles, placés devant le faisceau lumineux en avant de la deuxième portion, sont éclairés par une source Iumineuse d'intensité réglable. Pour les seuils de saturation, les cercles blancs sont remplacés par un verre légèrement dépoli.

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