‹ Les Dyschromatopsies et leur DépistageChapitre 35 sur 43 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

On peut se demander, au point de vue pratique, quelle est la meilleure méthode de dépistage et quelles sont les décisions à prendre.

La méthode la plus commode est certainement la méthode des tableaux pseudo-isochromatiques. Elle est rapide et sûre, mais ne permet qu’un dépistage global des anomalies. Excellente pour les administrations qui sont surchargées d’examens, elle est insuffisante pour le physiologiste. Les meilleurs tests pseudo-isochromatiques sont ceux de Ishihara : ils sont clairs, Les chiffres sont bien formés, ce qui permet une lecture rapide.

La méthode des laines de Holmgren, outre qu'elle demande beaucoup de temps si l’on veut l’appliquer consciencieusement, est nettement insuffisante :

Dans une statistique que nous avons faite à l'Ecole du Service de Santé de la Marine et à l'Ecole pratique d'Industrie à Bordeaux, nous avons trouvé, à l’aide des tables de Ishihara, un pourcentage de 5 p. 100 de dyschromatopes parmi 400 jeunes gens antérieurement examinés par le procédé des laines. .

Les tables de Ishihara ont été rendues obligatoires pour l'examen des officiers dans la marine de guerre française par Circulaire ministérielle du 27 mai 1936.

Les appareils à feux sont utiles pour l'examen de la chromatopsie centrale.

L'anomaloscope, indispensable au chercheur, permet de faire un diagnostic précis de l’anomalie. Mais son emploi est délicat et demande beaucoup de temps. C’est, sauf dans

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