HISTORIQUE
C'est en 1777 que l’on trouve pour la première fois dans les annales de la médecine la notion de dyschromatopsie, dans une lettre de Joseph Huddart, capitaine de vaisseau, au physicien Priestly. Cette lettre concernait un cordonnier de Mary-port, nommé Harris, ainsi que son frère, patron d’un bâtiment, atteints tous deux de cécité pour le rouge.
En 1790, cet Harris fut examiné par John Dalton à l’aide de rubans colorés. Le savant anglais était lui-même affligé de cette infirmité. Le premier, il donna une bonne descrip- - tion de l’anomalie qui porte son nom. En 1792, Gœthe rapporte, dans Zur Farbenlehre, le cas de deux sujets qui con- fondaient le rose et le bleu, et il qualifie leur anomalie - d’acyanoblepsie.
Le premier qui ait envisagé le côté pratique de la ques- __ tion est G. Wilson, Professeur de technologie à l’Université d'Edimbourg. Il décida certaines compagnies anglaises de chemin de fer à procéder à un examen systématique de leurs employés.
En 1875, la catastrophe de chemin de fer de tu Fe et la collision des vapeurs Isaac-Bell et Lumbermann attirè- rent l'attention sur les dangers de la cécité des couleurs.
Le Docteur Favre, de Lyon, examina un certain nombre de sujets à l'aide de laines colorées. Grâce à lui, le contrôle du personnel des chemins de fer, au point de vue du sens chromatique, à été introduit sur la ligne du P.-L. -M.
Le Docteur Blaschko fit de même en Allemagne.
Enlin, Holmgren, de l'Université d’ Upsal, dit péraitre en 1877 un traité intitulé : De la cécité des couleurs dans ses.
rapports avec les chemins de fer et la marine et mit Ja is tion au PAIE AU AT