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CHAPITRE II

DEFINITION ET FREQUENCE

DÉFINITION. — On désigne sous le nom de dyschromatopsies tous les troubles, congénitaux ou acquis, de la vision

des couleurs.

Les troubles congénitaux, que l’on nomme communément

- « daltonisme », revêtent souvent un caractère familial. Beau-

coup plus fréquents chez l’homme, il semble qu'ils soient plutôt transmis par les femmes.

L'achromatopsie totale, absence de toute perception colorée, en est le degré extrême. Elle se rencontre très rarement. ;

FRÉQUENCE. — La dyschromatopsie est une infirmité très iréquente, puisque la plupart des statistiques donnent un

résultat qui approche 8 p. 100, du moins en ce qui con-

cerne les hommes. .

Dans une statistique faite en 1926, Planta, de Bâle, avait trouvé, sur 2.000 garçons examinés, 159 anormaux, soit 7,95 p. 100, et, sur 3.000 filles, 13 anormales, soit 0,43 p. 100. Blum et Shaaf donnent un chiffre plus fort : 11 p. 100, dont 4 p. 100 de daltoniens absolus, et 7 p. 100 de daltoniens relatifs. De Dans une statistique récente, portant sur 9.540 individus

postulant à des emplois divers, De Laet et van de Claseyde découvrirent 7,4 p. 100 d’anormaux, et, sur 2.288 sujets

examinés plus à fond, 7,7 p. 100 de dyschromatopes. Araganaras et Adrogué ont trouvé, en examinant 1.500

personnes du sexe masculin, 90 anormaux, soit 6 p. 100, se, décomposant de la façon suivante :

__ — protanopes, 27;

= —— deutéranopes, 28; — protanomaux, 8; — denteranomaux, 14; — débiles, 16.

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