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gros intestin. Dans ces cas, la thérapeutique médicale se montre le plus souvent inefficace et le traitement chirurgical est indiqué. Toutefois ces cas sont assez rares, et en Europe on n’aura que rarement à s’en occuper. La question se présente tout différemment lorsqu'il s’agit de dysenterie chronique. Dans tous ces cas, le traitement médical reste inefficace et le malade traîne son infirmité pendant des mois. Si on n’interviert pas, il perdra de plus en plus ses forces et finalement s’acheminera vers la cachexie et la mort. Souvent ces malades n’atteignent même pas ce stade et sont enlevés rapidement par une perforation intestinale ou une hémorragie foudroyante.
Dans d’autres cas, la maladie ne prend pas une allure alarmante et dangereuse, mais le malade continue à être éprouvé par une diarrhée rebelle, qui ne cède à aucun traitement.
Dans tous les cas de dysenterie chronique, notre avis est formel: il faut leur appliquer le traitement chirurgical.
4° À quel moment faut-il intervenir?
Il est difficile de déterminer exactement à quel moment on doit opérer les malades atteints de dysenterie et on peut dire que des indications précises n’ont guère été posées jusqu’à présent.
A ce sujet Pierre Duval écrit: «Peut être les indications de l’action chirurgicale seront-elles bientôt plus précoces, lorsque l'examen clinique permettra d’apprécier mieux l’état des parois coliques. Toutefois, aujourd’hui déjà, l’intervention active n’est pas le traitement désespéré des situations graves: toute colique rebelle ressort dans sa période d’état du traitement chirurgical ».
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D'après cet auteur il faudrait attendre la période d'état pour intervenir. Mais à quel moment celle-ci est-elle atteinte? C’est une question difficile à trancher, car en attendant trop longtemps, on met en danger la vie du malade.
Jacob précise un peu plus exactement le moment de l'intervention en disant «que toute colite dysentérique grave et rebelle à tout traitement médical bien conduit pendant trois ou quatre mois doit être traitée chirurgicalement ».
Sieur trouve que la durée du traitement médical fixée par Jacob à plusieurs mois est trop longue, et que, dans les cas graves, il faut intervenir pécocément, autrement on risque d'opérer trop tard.
Labey est encore plus précis en disant que les symptômes qui par leur intensité peuvent engager à intervenir sont : les douleurs et les troubles nerveux qu'elles entraînent, les hémorragies et la faiblesse générale dont elles sont la cause ».
La question du moment de l'intervention chirurgicale dans les dysenteries a surtout été traitée dans une publication de Leveuf et Huyer parue dans la Revue de Chirurgie en 1918. Ce travail est fondé sur de nombreux cas de dysenterie observés et surtout sur les résultats des autopsies.
Ces auteurs précisent le moment d'intervention en recherchant ce qu'ils appellent le: «syndrome de gravité» et qu'ils résument ainsi: 1° température élevée persistante ; 2° douleur sur tout le côlon à la pression ; 3° aggravation rapide de l’état général, embryocardie ; 40 selles fréquentes, fétides et très sanglantes.
D'après Leveuf et Huyer, il faudrait intervenir au