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marque que ses selles sont sanguinolentes, presque liquides et qu'il est forcé d'aller à la selle 15 à 20 fois par jour. Il a été soigné pendant 1 mois par des médicaments sans amélioration notable.
A la palpation on constate que tout le côlon est douloureux. À la rectoscopie on voit de nombreuses ulcérations superficielles couvertes de mucosités. Pas de bacilles dysentériques dans les selles.
En anesthésie locale on fait un anus contre nature sur la dernière anse de l’iléon; on l’ouvre le lendemain. Traitement du côlon par des lavages à l’acide tannique à 1 ° Jos.
Six semaines plus tard l’état général s’est beaucoup amélioré. Au rectoscope on ne voit pas d’ulcérations, mais encore du mucus.
Quelques jours plus tard on ferme l'anus en réséquant l’anse intéressée ; anastomose termino-terminale. Un mois après le malade quitte le service ; son état général est bon, mais il a encore 2-3 selles semi-liquides par jour.
Pendant deux ans et demi le malade jouit d’une bonne santé, puis subitement les anciens symptômes réapparaissent : Selles fréquentes, liquides contenant du sang et du pus en abondance.
Au rectoscope on constate que tout le rectum est recouvert d’ulcérations profondes, saignantes ou recouvertes de membranes fibrineuses.
A cette époque on pratique un anus contre nature sur la dernière anse de l’iléon, situé à 8 cm. de la valvule de Bauhin ; on ouvre l'anus le lendemain.
Tous les jours on fait au malade deux lavages du côlon à l'acide tannique, l’un le matin par l'anus naturel et l’autre le soir par l'anus contre nature. Trois mois plus tard l'état général est beaucoup meilleur. Le malade a 2-3 selles par jour ; la réaction à la benzidine est encore positive.
Deux mois plus tard on procède à la fermeture de l'anus, en suturant les bords de l’intestin qui ont formé l’anus. Ceci fait on a l'impression que la lumière intestinale est rétrécie ; pour cela on laisse l’anse fermée à l'extérieur de la cavité abdominale. Par suite de l’étranglement la suture intestinale saute et il se reforme un anus contre nature.
Après un mois on ferme cet anus, en faisant une résection iléale et une anastomose termino-terminale.
Après l’opération le malade a encore des selles demi-liquides, mais l’état général est bon. Quelques jours plus tard les selles deviennent plus régulières et moins liquides. La réaction au gaïac est faiblement positive. Le malade quitte le service.
5° Aynold Jeanne, âgée de 38 ans, se plaint depuis 3 mois de fatigue, d’inappétence et de forte constipation. Quelque temps après la malade a de fortes diarrhées avec pertes sanguinolentes. Elle à environ 10 selles par jour. Le traitement médical ne donne pas de résultat satisfaisant.
A ce moment l’état général est mauvais ; la langue est sèche et chargée. Température 38,8, pouls 140.
L’abdomen est ballonné, uniformément douloureux, surtout dans la fosse iliaque gauche. Œdème des deux jambes, albumine dans les urines.
En anesthésie générale on veut faire un anus iliaque ; à l'ouverture du péritoine il s'échappe une grande quantité de gaz de mauvaise odeur ; on en conclue à une perforation toute récente et on fait une laparotomie médiane sousombilicale. Dans le Douglas et la fosse iliaque gauche les anses intestinales sont rouges et recouvertes de dépôts fibrineux. En décollant l’S iliaque on constate sur lui une série de perforations placées en chapelet, séparées les unes des autres par d’étroites bandelettes de tissu sain. Les perforations s’étendent sur une longueur de plus de ro cm. ; elles sont toutes placées exactement sur une ligne et leur largeur est de r cm. environ. On enfouit toutes les perforations par une suture séro-séreuse ; on la renforce en y fixant très exactement des appendices épiploïques.
On fait ensuite un anus contre nature sur la dernière anse du grêle ; on l’ouvre le lendemain.
Deux jours plus tard l’anus fonctionne bien ; la malade a eu des évacuations sanguinolentes par l'anus naturel. Le ventre est souple, pas de vomissements, mais la malade est somnolente. %
Exitus le lendemain ; autopsie refusée.