CONCLUSIONS
Les fonctions de l'estomac sont placées sous l'influence directe du système nerveux.
Les troubles névropathiques s'accompagnent souvent de troubles gastriques.
Il paraît que dans cet ensemble pathologique les troubles nerveux peuvent être considérés comme cr^nt véritablement les troubles dyspeptiques.
La dyspepsie mérite donc souvent le nom de dyspepsie nerveuse.
L'état du système nerveux peut être modifié de deux façons différentes. 11 peut y avoir excitation ou dépression.
A ces deux états nerveux correspondent deux modes de déviation dans les fonctions de l'estomac : exaltation de la fonction ou insufTifisance de la fonction.
Dans l'un et l'autre cas, les éléments de l'activité stomacale, motricité et sécrétion, sont déviés dans le même sens,
lien résulte que l'on peut admettre deux formes de dyspepsie :
Dyspepsie par exaltation de la fonction, D. hyper sthénique (1).
Dyspepsie par insuffisance de la fonction D. asthénique.
Chacune à une marche différente, des complications propres, des conséquences variées.
Dans la dyspepsie, il existe deux groupes de symptômes.
1" Les sensations éprouvées par le malade.
2° Les troubles fonctionnels proprement dits, c'est à-dire les troubles de la motilité et de la sécrétion que l'on révèle par l'exploration méthodique de la cavité stomacale et l'analyse du suc gastrique.
(1) J'ai eu la satisfaction de lire depuis la publication de cette thèse, une clinique de M. Albert Robin (Bulletin médical, 2f3 février 1S93) dans laquelle il adopte cette terminologie pour désigner les états d'excitation fonctionnelle de l'estomac.
Il existe dans la grande majorité des cas des rapports déterminés entre les troubles fonctionnels et la symptomatologie.
Les symptômes dyspeptiques pris à part n'ont par eux-mcmcs aucune signification pour l'appréciation des troubles fonctionnels.
Au contraire en se groupant et en s'associant, ils forment des types cliniques faciles à distinguer et qui ont une grande valeur patliognomonique
Il est inutile d'insister sur l'importance de ces faits, car, dans bien des cas, ils permettront de faire un diagnostic clinique, et de négliger l'examen du suc gastrique, souvent difficile à obtenir chez des malades indociles, et dont l'analyse, en tous cas, exige l'emploi de méthodes longues et minutieuses.