‹ Les dyspepsies nerveusesChapitre 8 sur 19 · T + (II + C) 4- F · texte numérisé non relu

T + (II + C) 4- F

T + + (Il + C) + F +

On voit en parcourant ce tableau que dans les cas peu prononcés T peut rester stationnaire, mais le plus souvent T augmente dans des proportions notables et en général d'autant plus queFacidité est plus élevée.

La valeur (H C) est ici très intéressante à considérer. Nous avons déjà dit plus haut, en parlant du chimisme normal, que l'acidité clilorhydrique devait être considérée dans son ensemble et non dans ses deux facteurs essentiellement variables. Dans son ensemble (H -f- C)

est loujours augmenté (sauf dans un cas que nous allons signaler plus loin). Mais les rapports de II à C sont extrêmement variables. M. Haye m altribue pourtant une grande importance à ces variations. Il admet des types spéciaux selon la valeur de II et celle de C. Ainsi si on rencontre II -j- et C on a l'iiyperpepsie quantitative ; si on a II-}- et C =. c'est riiyperpepsie qualitative ; enfin si on trouve H = ou ■ — et C -f-5 on est en présence de Fhyperpepsie cliloro- organique. Pour MM. Mathieu et Rémond (1) et De])Ove et Rémond (2) ces divisions sont inutiles et on peut observer dans un même estomac examiné dans les mêmes conditions, mais à des jours différents, des variations considérables dans le rapport — .

On remarquera aussi que A est sensiblement proportionnel à (H -|- C) dans la grande majorité de cas. En elfct la chlorhydrie est le facteur de Facidité.

La valeur F, contrairement à ce que nous avons vu dans l'hypochlorhydrie, est inférieure à la normale ; les glandes gastriques en effet ont une activité exagérée : elles transforment avec énergie les éléments chlorurés en HCl. Tantôt la chlorurie est peu supérieure à la normale et alors F s'abaisse beaucoup. Tantôt la chlorurie est très supérieure à la normale et F reste stationnaire ou même peut monter.

Mais il est un état gastrique très intéressant caractérisé par une chlorurie T très élevée et une élévation aussi très grande de F. Il en résulte que (H -f- C) est inférieur et A très faible. Ces états gastriques intéressants se rencontrent, comme l'ont signalé Jaworski et Glusinski (3), puis MM. Mathieu et Rémond (4), MM. Bouveret et Devic (5) ,dans les cas où l'hyperchlorhydrie ayant duré très longtemps la muqueuse est atrophiée et les cellules glandulaires dégénérées. Dans ce cas la filtration chlorurée continue toujours car la cause primordiale de cette filtration quiestlliypercrinie du pneumogastrique, agit toujours.

Cette forme où l'acidité est très inférieure à la normale et peut même être infinitésimale, est très intéressante. 11 faut se garder de la confondre avec l'hypochlorhydrie. L'élévationde T estici un bon signe diagnostic, car, dans l'hypochlorhydrie T est toujours diminué.

(1) Mathieu et Rémond. Société wédicalo des hôpitaux, h fév. 1892.

(2) Uebove et RÉMOND. Lavage de V estomac, 181)2.

(3) Jaworski et Glusinski. Wiener medic. Press., 1886,

(4) Mathieu et Rémond. Société médicale des hôpitaux., 1892.

(5) BOUVEEET et Devic. La dyspepsie 2}(ïr hypersécrétion gastrique.

MM. Mathieu et Rémond (1) prétendent que l'hypoclilorurie peut être passagère et qu'elle peut de nouveau l'aire place à l'hyperclilorhydrie. Ces cas sont rares el nous n'avons pas eu l'occasion de ' les observer.

Comme pour rhy[)Ochlorhydric nous citerons quelques exemples typiques des dillorcntes formes chroniques de rhypcrclilorhydrie.

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