HISTORIQUE
Le parallélisme que nous venons d'exposer entre le fonctionnement de la glande mammaire et celui de l'appareil génital est en gros une notion d'observation courante et dès le début les théories émises sur la physiologie mammaire ont nettement subordonné celle-ci à appareil génital.
Dans un premier stade c’est à la voie nerveuse qu’on attribua un rôle important dans l’interrelation des deux appareils. C’est la théorie du réflexe genito-mammaire en faveur pendant la deuxième moitié du xx® siècle.
Cependant les résultats de toutes les expériences faites à cette époque furent en nette contradiction avec la théorie nerveuse.
— Les sections nerveuses n’entravent pas la sécrétion lactée, qu’elles soient faites :
— Sur les nerfs périphériques (Ecknarp, 1855, Roeurie, 1876, LarronrT, 1879, pe Sinery, 1879, Mironow, 1895).
— Sur la moelle (Gozrz et Ewazp, 1896).
— Sur le sympathique (Reïn, 1880, Prisrer, 1901, Bascu, 1903).
— La mamelle transplantée dans le pavillon de loreille (RisserT, 1898) poursuit son évolution normale pendant la gestation et l’allaitement.
— L’extirpation des ovaires entraîne bien l’atrophie mammaire, mais la greffe ovarienne qui supprime les con-