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On prélève une glande mammaire avant injection d’hormone pour vérifier son état de préparation et une deuxième glande après injection quotidienne pendant sept jours, pour observer la réponse de la glande. Celle-ci peut être classée dans une des catégories suivantes :
— pas de lactation
+ canaux remplis de lait, lobules non dilatés
++ tous les canaux et la plupart des lobules remplis de lait
++ + tous les éléments glandulaires remplis de lait
+++ la glande gorgée de lait
Une unité est définie comme la quantité minima d’extrait, injectée pendant sept Jours quotidiennement, donnant une réponse +++ ou ++++ chez des lapines en pseudo-gestation depuis 12 à 16 jours.
2) Sur le cobaye hystérectomisé. Nerson, 1954.
On opère sur un animal hystérectomisé entre le 408 et le 45e jour de la gestation, on l’observe pendant 4 jours pour s'assurer qu'il n’y a pas delactation spontanée. On imJecte le produit à titrer deux fois par jour pendant 7 jours.
L'unité est définie comme la plus petite quantité inJectée permettant d'obtenir du lait par expression des mamelons.
B. — Les méthodes de titrage sur la glande du jabot du pigeon. — Ce sont les plus intéressantes en raison de leur indépendance absolue d’avec la fonction ovarienne.
Bares (1937) a analysé‘avec soin ces différentes méthodes de tritrage et a précisé en particulier quelles étaient Îles variables dont dépend la réponse de la glande du jabot à la prolactine. \
Pour une même dose de prolactine la réponse varie avec la durée du traitement, le nombre d’injections par jour, la concentration du produit, l’âge du pigeon, sa race, le
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poids du corps. Certains éléments peuvent faire varier la réponse du simple au quintuple, il importe donc d'opérer dans des conditions rigoureusement constantes.
D'autre part, il y a des variations individuelles importantes, la réponse pouvant varier du simple au sextuple dans les races pures et plus dans les hybrides.
La seule façon de remédier à cet inconvénient consiste à faire un nombre suffisant de titrages.
1) La méthode pondérale. — Rinpze, Bares et DYKSHORN 1933. Elle est objective et consiste à peser les deux glandes du jabot. Elle repose sur la loi suivante : chez des animaux de même race, de même poids corporel, dans les mêmes conditions d'injection l’accroissement pondéral de la glande du Jabot est directement proportionnel au 0 de la quantité de prolactine utilisée.
La courbe de croissance est donc une exponentielle, mais se réduit très simplement à une droite si on utilise une échelle logarithmique pour inscrire les doses de prolactine.
C’est cette méthode qui a été uilisée pour déterminer la standardisation internationale de la prolactine.
Pour effectuer le dosage 1l faut observer les conditions suivantes
a) genre de pigeon.
— oiseaux impubères, 6 à 7 semaines après l’éclosion.
— sexe indifférent.
— race ou souches consanguines.
— avant de pouvoir utiliser une souche quelconque il convient de s'assurer, par divers dosages de prolactine, que la réponse du poids de jabot correspond à celles données par le tableau adjoint.
— Le poids corporel de la souche est un facteur important. La réactivité de souches ou de races d’oiseaux de poids différent peut être calculée par comparaison (Voir
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le tableau adjoint pour la méthode de correction du
poids).
b) Mode opératoire.
— injections intra-musculaires dans le musele pectoral ;
— injection une fois par Jour ;
— quatre injections ;
— volume de 0,3 à 0,5 mg par jour ;
— autopsie 24 heures après la dernière injection (96: heures après la première).
Incision médiane de la peau et de la paroi du jabot du bréchet à la tête, on débarrasse ensuite le jabot de son contenu et de la sécrétion lactée adhérente. Les deux poches latérales épaissies sont alors prélevées, la graisse est enlevée et l’on pèse ensemble les deux glandes.
| Poids jabot Unités Poids jabot Unités Poids jabot Unités
(mg.) (*)
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